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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 21:08
Natzwiller à La Rothlach en Bus - départ de La Rothlach 952 m – Welschbruch MF 776 m - Holzplatz 362 m – Barr

 

distance : 12 km 360 profil + 130 m - 875 m

 

Départ : 8h30 en bus pour La Rothlach, là nous prenons la route pour rejoindre Barr.

Hier à midi nous avons déjeuné à l'auberge de la Rothlach, aujourd'hui nous prenons le départ devant l'auberge.

Un sentier descend à travers forêts, à gauche la forêt d'Obernai – Bernardswiller, à droite la forêt de la ville de Strasbourg. Agréable ce sentier, en file indienne nous arrivons à la MF Welschbruch.

La maison-forestière Welschbruch est appelée ainsi, car elle se trouve sur le passage fréquenté il y a bien longtemps par les Welsch, habitants de certaines vallées vosgiennes francophones, lorsqu'ils montaient au Mont Ste Odile.

À la MF Welschbruch nous traversons la route pour continuer sur le sentier parsemé de gros rochers comme ci-dessus. La descente se poursuit agréablement jusqu'au Holzplatz sur les hauteurs de Barr. Mes pensées se bousculent dans ma tête, à droite sur les hauteurs se trouvent deux magnifiques châteaux, en premier le château de Spesbourg, plus loin le château d'Andlau appelé également Haut Andlau, à gauche le château de Landsberg, mais la forêt est si dense que nous ne pouvons apercevoir ni l'un ni l'autre.

L'arrivée au Holzplatz équivaut à l'entrée à Barr bien qu'il reste encore quelques  kilomètres jusqu'au centre ville.

Le parking au Holzplatz est un départ de randonnées d'où nous sommes partis maintes fois pour des balades autour de Barr où il y a tant à découvrir.

Nous rejoignons le centre ville de Barr où nous déjeunons avant de reprendre le bus et rejoindre le bercail.

Barr : mentionné pour la première fois sous la forme «BARRU» en 788 dans une donation à l'Abbaye de Fulda, Barr est un village d'Empire engagé à divers seigneurs dont les Ochsenstein, puis les comtes palatins du Rhin. Le village devenu bourg, forme avec Heiligenstein, Gertwiller, Goxwiller et Bourgheim la Seigneurie de Barr....

Le Bourg a souffert de nombreux sièges, pillages et incendies : par les Anglais, les Armagnac, les Lorrains, les Autrichiens et les Suédois. Barr fut rattaché à la France en septembre 1680.....

fin de la traversée ....

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 16:29
Natzwiller 557m – cascade de la Serva – La Serva 1 000 m – la Vieille Métairie 938 m – La Rothlach 952 m – Champ du Messin 984 m - Grande Carrière - Natzwiller

distance : 19 km 600 profil + 750 m - 750 m

départ : Natzwiller 8h30, nous tournons à droite au lieu de tourner à gauche ! Une petite grimpette de mise en train ... tous comptes faits, un bon échauffement pour tous !!.

Revenant sur nos pas, nous prenons la direction des cascades de la Serva. Depuis la Haute Goutte, un chemin forestier longe la Serva et nous mène aisément jusqu'à un carrefour. Deux possibilités se présentent à nous, continuer sur le chemin forestier et arriver facilement au-dessus de la cascade, ce qui présente peu d'intérêt, ou, emprunter le sentier suivant le cours d'eau et grimper face aux chutes. Un rapide coup d'œil nous confirme la fraîcheur des troupes, et nous empruntons le sentier, un peu raide et mal aisé par moment mais nous gratifiant de paysages superbes. Très vite les eaux de la Serva grondent au-dessus de nos têtes.

Le soleil ne traverse pas l'épaisse forêt dans laquelle nous nous trouvons, une nappe de brouillard nous entoure et donne à cet endroit un air mystérieux ! Les eaux surgissent du Champ du Feu se jettent dans le précipice en un torrent tumultueux rebondissant de roches en roches pour finir en une paisible rivière à l'arrivée à Natzwiller. Une passerelle enjambe les chutes, dommage ! interdite d'accès, elle nous prive d'une vue plongeante sur le précipice. Encore quelques mètres à grimper et nous voilà au-dessus des chutes.

Une longue montée dans une magnifique forêt nous fait déboucher sur le plateau du Champ du Feu. Le retour à la civilisation est un peu brutal. Un tronçon de route nous fait passer devant une chapelle noyée dans le brouillard.

Il était une fois une famille du Champ du Feu qui ayant assisté aux messes dites en plein air devant la Ferme Morel, eut l'idée d'un lieu de culte pour tous les skieurs qui se pressaient déjà sur les pentes de la Serva. Ainsi est née l'idée de construire une chapelle au Champ du Feu. L'inauguration a eu lieu en septembre 1952 suivie de messes et cultes protestants tous les dimanches de neige. Malgré cette tradition perdue, d'autres cérémonies comme Mariages et Baptêmes y ont toujours lieu car cette chapelle, dans son écrin de verdure se prête admirablement à ce genre d'évènements. Son entretien a de tout temps été assuré par les habitants du Champ du Feu, et notamment en mai 2005 elle a été entièrement restaurée. Merci à eux de la part de tous les randonneurs.

Le Champ du Feu : massif le plus élevé des Vosges septentrionales , se présente comme une large et longue crête au paysage ouvert s'étirant sur 7 km depuis la Rothlach jusqu'au col de la Charbonnière, assez régulière entre 1 000 et 1 100m de hauteur.

D'où vient le nom de Champ de Feu ?? certainement d'une altération car ce vaste espace découvert était une vieille tourbière, et il est impossible qu'il y eut autrefois un incendie à cet endroit-là. Le premier nom cité est celui de Hochfeld qui apparaît en 1393 alors qu'une querelle fut aplanie entre la ville d'Oberehnheim (Obernai) et les seigneurs du Ban de la Roche. Dans des parchemins de 1690 le nom de Hochfeld est encore cité. Entretemps les habitants du Ban de Roche (Steinthal) avaient obtenu de leurs seigneurs le droit de pâturage en ces lieux et nommaient l'endroit Vehfeld, en patois Champ du Veh, donnant Champ du Fe ; et c'est seulement plus tard que Champ du Feu fit son apparition dans la langue française.

Une autre interprétation tend à dire que l'origine du nom provient de Champ de Faîte - Firstfeld. (renseignements glanés dans 'mes balades préférées dans les Vosges D.Wenger')

Nous quittons le Champ du Feu – Serva sur la crête des Myrtilles avant de traverser la forêt de la ville de Strasbourg sur un magnifique sentier en légère descente vers la clairière du lieu-dit Ancienne Métairie alt. 950 m.

C'est sur ce pré que se trouvait jusqu'en 1962 la ferme-auberge de la Métairie. Une prairie enchâssée dans la verdure sombre des forêts de la ville de Strasbourg, dont les droits de propriété lui furent reconnus sur 889 ha après une longue procédure au XIXè siècle avec les cinq communes de Barr, Gertwiller, Goxwiller Bourgheim et Heiligenstein. Aujourd'hui encore on entend parler de la «forêt volée». Un abri en rondins et un chalet du club vosgien offrent aux randonneurs un repos bien agréable et mérité.. (mes balades préférées Daniel Wenger).

Direction La Rothlach par un sentier agréable en légère montée. L'arrivée à la Rothlach se fait sur une petite route forestière goudronnée. Le cadre est assez joli, autour de nous des prés humidifiés par le brouillard qui nous suit depuis ce matin. Ici arrêt repas ...

La Rothlach (alt. 954 m) ancienne maison forestière, doit son nom à un petit étang  aujourd'hui desséché qui s'étendait dans une terre défrichée (rodung). La Rothlach servait de lieu d'étape aux pèlerins qui venaient jadis de l'autre côté de la montagne pour se diriger vers le Mont Sainte Odile. (mes balades préférées D.Wenger).

Le retour à Natzwiller est programmé par le Champ du Messin. Avant la croisée des sentiers avec la route, une pierre, un dolmen ?? je m'approche, on la nomme la Pierre de la Mémoire !

Plus loin, dans un charmant petit édifice, jaillit une fontaine qui porte le nom du professeur Bechstein de l'Université de Strasbourg, secrétaire général du Club Vosgien pendant 25 ans, de 1893 à 1918. L'endroit est d'un grand charme. Le Champ du Messin est connu depuis l'aube du temps. Jadis nommé Miltzfeld, l'endroit devient en hiver un grand lieu de rassemblement de skieurs.

Une longue descente nous mène à la Grande Carrière, l'ancienne carrière de granit dépendant du camp de Struthof. La végétation reprend ses droits sur de vieux bâtiments qui nous rappellent le lourd passé de la région !!

Un long sentier traverse une immense forêt avant de dévaler sur des prés pour nous laisser à Natzwiller où nous passons une seconde nuit.

à demain

 

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 19:38
Col du Donon 728 m – Wackenbach 413 m – Schirmeck 328 m - Struthof 799 m - Natzwiller 557 m

Distance : 22 km Profil + 500 m - 700 m


Départ : au col du Donon à 8h45, pluie annoncée, erreur il fait beau !!

Face à l'hôtel, le cimetière militaire sur une petite butte, nous tournons à gauche et avons en toile de fond la montagne sacrée du Donon et le Temple romain, un beau tableau.

Colonne de Jupiter, cavalier à l'Anguipède au col du Donon


Un peu de route pour arriver à l'embranchement d'un magnifique sentier descendant à travers une belle forêt jusqu'à Vacquenoux puis Wackenbach. Les paysages sont magnifiques et malgré la troisième journée de marche c'est presque reposant de traverser ces belles forêts, une longue descente nous conduit à Wackenbach, joli village fleuri. Nous échangeons quelques mots avec les habitants bien sympathiques entourant la postière. Nous abandonnons le GR pour un sentier courant le long d'un cours d'eau qui nous mène de façon agréable à Schirmeck où nous attend notre arrêt repas.

Schirmeck, ville créée aux alentours du XIII – XIV siècle, période à laquelle, environ soixante-dix villes ont été érigées par les souverains et les dynastes de l'époque, ici en l'occurrence sous l'investigation de l'évêque de Strasbourg de l'époque. C'est en 1328 que l'agglomération est signalée pour la première fois sous le nom de la Neufville, nom qui définissait la ville comme une création récente.

Au cæur de la vallée de la Bruche, à mi-chemin entre Strasbourg et Saint Dié, desservi par la voie expresse, le canton de Schirmeck fut rattaché à l'Alsace avec le canton de Saales par le traité de paix signé en 1871 entre l'Allemagne et la France. Le canton de Schirmeck se compose de 16 communes et a la particularité d'être frontalier avec la Meurthe et Moselle, la Moselle et les Vosges.

Après le repas nous montons au château-musée de Schirmeck et bénéficions d'un panorama exceptionnel sur la ville et ses environs.

Construit au début du XIIIè siècle, ce château fut détruit par les Suédois en 1633 au cours de la Guerre de Trente Ans. En 1705, les Français songèrent à le reconstruire, mais le projet fut abandonné et, en 1757 on édifia le clocher de l'église avec les matériaux du château .... La population suivit l'exemple des autorités en prélevant massivement des pierres pour la construction des maisons. La restauration du bâtiment par la Ville de Schirmeck en 1969, suivie par sa rénovation et son agrandissement en 1989-90 ont permis l'aménagement du musée, où l'exposition de nombreux documents anciens fait revivre l'histoire de la ville et de son château.

Après la croix Walter une longue montée sur chemin forestier entrecoupé de sentiers, contourne la montagne et, surprise ! on découvre un jardin-pépinière soigneusement cultivé dans un enclos. Tout prêt un abri invite le randonneur à se reposer. Les sapins baignent au soleil, on aperçoit des prairies, un lieu qui serait enchanteur si on ne voyait pas s'élever une aiguille blanche comme un symbole, un témoin à la mémoire des 30 000 victimes de la folie de l'homme. On ne peut quitter des yeux la silhouette blanche du mémorial qui jaillit de la forêt comme pour nous rappeler la triste histoire du Struthof. Perdus dans nos pensées nous reprenons notre route sur un sentier, en jetant de temps en temps un regard ému vers cette flèche blanche .....

Au prochain carrefour, comme hier, un petit groupe de huit a souhaité monter jusqu'au camp se trouvant à quelques enjambées. Nous ne nous faisons pas prier et grimpons à travers une forêt sombre, quand celle-ci s'ouvre, apparaît en plein lumière le Struthof. Un lourd silence plane autour de nous ... Il est déjà tard, nous allons nous recueillir devant le Mémorial.

Il est difficilement imaginable que sur ce massif vosgien, près de Schirmeck, sur le site de la belle vallée de la Bruche des hommes ont fait subir l'horreur à d'autres hommes...

Nous rebroussons chemin pour descendre à Natzwiller où nous allons passer la nuit.

Natzwiller


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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 17:34

deuxième jour : Urmatt – Col du Donon

Urmatt 240 m – Porte Pierre 856 m – Rocher de Mutzig 1 000 m – Col du Narion - Cabane Carrée 740 m – col entre deux Donons – 822 m Donon 1 008 m - col du Donon 718 m

distance : 24 km profil + 1 280 m - 750 m

Urmatt, départ 8h30 pour une belle randonnée, beau temps, aujourd'hui nous partons à la découverte de la Porte de Pierre et le rocher de Mutzig.

À la sortie d'Urmatt nous prenons la direction de la Porte de Pierre, nous longeons le ruisseau du nom d'Eimerbaechel sur un chemin forestier. La Grotte du Loup à notre gauche, il s'agit d'une caverne au bord du ruisseau, en contrebas du chemin. Une bonne montée, le sentier s'engouffre dans le bois, nous passons devant une source, maintenant je me concentre et ne pense plus qu'à l'instant où je vais me trouver devant la Porte de Pierre que j'ai si souvent contemplée dans les livres. Dans très peu de temps je la verrai ! Je me prépare à vivre un moment de grande émotion. Arrivée sur la crête sommitale, devant moi, un gros rocher jonche le sol, il est creusé d'une petite cupule remplie d'eau, je prends la peine de prendre une photo.

une cupule comme on en trouve beaucoup sur le trajet en partant de St Jean de Saverne – Mont Saint Michel jusqu'au Daubenschlag, merveilleuse randonnée aussi que je peux que vous conseiller.


Une force presque mystique me fait lever les yeux, et là c'est l'émerveillement, devant moi la Porte de Pierre à 856 m d'altitude. À ce moment je suis heureuse d'avoir accepté de conduire le groupe et d'arriver la première en ce lieu enchanteur. La Porte de Pierre, un édifice de grès rouge, majestueux m'accueille défiant le temps depuis des siècles sur le plateau sommital. Tel un arc de triomphe naturel constitué de trois piliers et de deux arches !!

Magnifique !! Un monde de mystère défile sous mes yeux, j'essaye de m'imprégner de cette force qui m'entoure. Un instant d'émotion que je garderai toujours en moi. Je prends précieusement une photo, de peur que cet instant magique ne m'échappe à jamais ! À cet instant je sais que je reviendrai, ça je le sens.


Scènes païennes, religieuses ? De quoi était-elle témoin durant tous ces siècles ?? des milliers de randonneurs se sont arrêtés émus, l'ont touchée des mains pour s'imprégner de sa force, de son pouvoir mystérieux ! Une porte s'ouvrant sur un monde de mystères !!

Un instant de pur bonheur tel que les randonneurs en vivent parfois. Comment a-t-elle pu résister au gel, dégel, secousses sismiques et autres ..

Le groupe arrive et nous décidons de profiter au maximum de cet endroit mystérieux et prendre le repos casse-croûte.

Après quoi nous reprenons la route en direction du Rocher Mutzig, le chemin serpente à travers bois sur les flancs du Grand Katzenberg avec un panorama sur la vallée de la Bruche.

Nous gravissons la montagne tout en admirant les paysages autour de nous, sur la ligne des crêtes nous passons au rocher de Mutzig ou plutôt les rochers de Mutzig alt. 1 009 m. Le rocher est fissuré de profondes crevasses. Une vue panoramique dévoile la beauté des vallées environnantes. Une plaque à l'effigie de Saint Christophe collée sur le rocher rappelle le patron des voyageurs.


Une descente pour arriver au col du Narion 927 m alt. avec un abri forestier en rondins de bois du nom de Cabane des Juifs, une aubaine pour les randonneurs. Les couleurs automnales sont de plus en plus belles. Une longue descente sportive nous mène jusqu'à la Cabane carrée 740 m alt. où nous prenons un repos bien mérité avant de reprendre le GR qui emprunte à flanc de montagne un chemin passant en contrebas de la crête pour déboucher au col de L'Engin 789 m alt.

C'est ici que nos chemins se séparent, nous sommes 8 à souhaiter grimper au sommet de la montagne sacrée qu'est le Donon. Pour cela nous nous dirigeons vers le col des deux Donons et son abri. Un sentier monte en lacets à travers des roches de plus en plus hautes à enjamber. Quand nous arrivons au sommet, un léger brouillard nous entoure, comme pour ajouter de la magie en ces lieux sacrés. Le Massif du Grand-Donon, point culminant des Basses Vosges aux confins de la vallée de la Bruche, carrefour entre l'Alsace et la Lorraine, est un de ces lieux où souffle l'esprit. Endroit privilégié où l'Histoire rencontre la légende, ce sommet fut successivement place forte dès le Néolithique, refuge temporaire à l'époque de l'Age de Fer, lieu de culte gallo-romain puis site occulté au nom d'un christianisme conquérant. L'endroit a été très fréquenté depuis cinq mille ans. C'était un important centre culturel celte. Pour rappeler ce passé, un petit temple de style romain y a été édifié en 1869. Pour garder la magie, oublions que le temple installé au sommet n'est qu'une reconstitution et laissons travailler notre imagination. Un petit bémol cependant, une antenne-relais un peu en contre bas nous ramène sur terre !!

Le temple romain domine les vallées depuis le sommet de cette montagne magique, même après une longue journée de marche, une force irrésistible incite le randonneur à gravir ce lieu mystérieux. Il y a une quinzaine d'années je me suis trouvée devant ce temple et j'y suis volontiers revenue. Le temps passe et il faut songer à rejoindre notre hôtel, une forte descente entre de grands blocs rocheux moussus comme tombés de la pelle d'un géant nous fait dégringoler rapidement jusqu'au col où le reste du groupe était arrivé par la route où nous passons la nuit.

à demain....




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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 12:15

de Wangenbourg à Urmatt

Wangenbourg alt.490 m – Schneeberg 961 m – MF du Nideck -MF Weinbaechel 455 m – Oberhaslach – Urmatt 240 m

distance 20 km + 789 m - 1042 m

Wangenbourg Engenthal sont deux communes associées depuis 1974 regroupant 7 hameaux.

Ancienne station touristique, elle s'est enrichie de l'appellation «station Verte de Vacances. Dès le début du siècle, la station était appréciée pour son aspect climatique avec son micro-climat de montagne, protégée des vents d'Ouest, de nombreux curistes viennent s'oxygéner de cet air pur de sapins et de pins tout en profitant de merveilleux paysages. L'habitat dispersé à travers vallons et petit plateaux forme un paysage bucolique et alpestre qui a valu à la région le surnom de la «Petite Suisse d'Alsace».

L'altitude varie entre 400 et 961 m avec le Schneeberg, point culminant qui domine en toile de fond.

Le phare touristique de la station est incontestablement le château de Wangenbourg, vaste enceinte médiévale du XIII ème siècle avec son célèbre donjon pentagonal qui offre une magnifique vue sur les vallées et sur le massif du Schneeberg.Château de Wangenbourg

Arrivés à Wangenbourg à 9h15, sac au dos nous commençons la grimpette du Schneeberg, le ciel s'est assombri, quelques gouttes de pluie, rien de bien méchant, il fait doux ...

Être si proches du château et ne pas le visiter me laisse un petit regret, le connaissant pour l'avoir visité en avril 2006 je vous offre une vue de ce superbe édifice ... la route est longue, il ne faut donc pas s'écarter du tracé ...                    

Une bonne montée jusqu'au Schneeberg, une flèche indique la table d'orientation, le brouillard est si dense que personne ne songe à faire ces quelques pas. Une descente mal aisée nous mène à la MF du Nideck pas d'abri dans le coin, nous faisons notre halte déjeuner sous le préau de la Maison Forestière.

Nous descendons un tronçon de route, puis nous traversons un fouillis de broussailles, plus aucune indication, nous avançons tant bien que mal et retrouvons enfin un chemin forestier menant au château supérieur du Nideck.

L'Histoire du Nideck à 534 m alt. le château du Nideck est célèbre à travers une grande partie de l'Europe germanophone grâce à la légende du «Riesenfraülein» la fille du géant.

Le château est accroché à un éperon de rhyolite, témoin de l'activité volcanique dans le secteur il y a 250 millions d'années. La roche qui forme une épaisseur de 300 m tombe à pic vers le sud. C'est le long de cette paroi, formant un cirque de montagne que se précipitent les eaux d'un petit ruisseau qui donne naissance à l'une des plus charmantes cascades des Vosges.

Nous laissons le château supérieur et descendons directement au château inférieur. Le donjon se dresse devant nous, fermé ! plus possibilité de visiter. L'entrée est surmontée d'une plaque commémorative en bronze apposée par le club vosgien le 6 juillet 1884 en l'honneur d'Adalbert von Chamisso, le poète qui composa le «Riesenfraülein» disparu en 1838 âgé de 57 ans.

Ce poème devint un classique et des générations d'écoliers allaient apprendre le texte, ducoup, la ruine du château du Nideck devint célèbre à travers tout l'empire germanique.

En voici un petit résumé : il y a longtemps, résidait dans ce château une famille de géants, la fillette du châtelain s'ennuyait fort et aimait se promener dans les alentours. Un jour, elle découvrit ce qu'elle prit pour un jouet merveilleux, un paysan labourant son champ avec ses deux bœufs. Elle ramassa le jouet, le plaça dans le creux de son tablier et l'emporta au château. Là, elle posa son trésor sur une table. La fillette fut grondée par son père. Papa géant expliqua à sa fille qu'elle venait de s'emparer d'un brave paysan et que c'était cet être minuscule qui leur permettait, à eux les géants, de trouver leur nourriture. Une légende moralisatrice faisant comprendre que les grands de ce monde ne sont rien sans le travail des petites gens !!

Le sol glissant nous suggère la prudence, et nous ne descendons pas aux cascades du Nideck. Il faudrait descendre le long de la pente raide, caillouteuse, par de nombreux lacets qui serpentent le long du rocher. Nous descendons donc à Gensbourg pour remonter, à travers de magnifiques paysages aux couleurs chatoyantes à la MF Weinbaechel.

Nous arrivons à Oberhaslach, qui tire son nom de Haslach et provient du cours d'eau de la Hasel (Haselbach) dont la première mention connue date de 817 (Rivolus Hasla), le ruisseau Haslach de l'allemand primitif Hasalah, qui se traduit par point d'eau planté de noisetiers.

L'emblème du village comporte d'ailleurs une branche de noisetier et une houlette de berger, cité pour la première fois en 1576 sur cachet trouvé sur acte de l'époque. Dès 1216 apparaît le nom latin d'Oberhaslach, Hasela superior, devenu en 1389 Oberhaselahe.

Le territoire était déjà fréquenté à l'époque Romaine et une station romaine y était implantée.

Ce fait serait prouvé par la découverte de pierres tombales romaines du 2è siècle après JC, découvertes en 1937 et en 1973. (renseignements copiés sur le site officiel de la commune sur le net) je vous invite à consulter la totalité de l'histoire de ce village sur le site, très enrichissant.

Après Oberhaslach nous arrivons au terminus de la journée avec Urmatt.

Urmatt, on ne connaît pas de façon certaine l'origine de ce village, mais il est cependant établi qu'en 250 avant JC, une population clairsemée de Celtes peuplait le bas de la vallée de la Bruche. Le chemin, le long duquel s'implanta plus tard Urmatt, serait un ancien chemin

Celte date de l'époque où une tribu d'origine germanique vint peupler les rives du Rhin vers 70 avant JC, repoussant les Celtes vers l'intérieur des terres. Les menhirs érigés sur le Landsberg consolident cette thèse. Les Celtes furent repoussés de plus en plus vers les montagnes...... Au cours du 2 ème siècle après J.C., l'Alsace est a nouveau envahie, mais par des Allamands franchissant le Rhin. Saint Florent, venu pour évangéliser la région, eut une grande influence sur elle vers 660. Il semblerait qu'Urmatt soit nommée pour la première fois dans l'histoire en 810, au temps de Charlemagne. (renseignements trouvés également sur le net sur le site officiel d'Urmatt) site très riche en histoire, merci à ces communes qui nous dévoilent leurs origines.

En arrivant à Urmatt nous apprenons que la voiture balai est en rade, un comble pour une voiture balai !!

Nous passons la nuit dans ce village .... à demain pour la suite


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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 11:58

Du 6 au 10 octobre 2008 inclus


Je dédie cette randonnée à Frank, un ami de mon fils qui a quitté ce monde mi-septembre au grand désespoir de ses proches. 

Quelques heures avant le départ, une mauvaise nouvelle !! l'organisateur et guide de cette randonnée s'est fracturé le péroné, donc indisponible !! une tuile !! on nous demande de préparer les circuits en nous basant sur les points de chute prévus. Claude et moi avons répondu tout naturellement par l'affirmative à cette requête, un club est composé de plusieurs membres et chacun doit y mettre du sien pour, qu'au sein d'une association, tout marche pour le mieux ! Un peu perturbée tout de même, je comptais vivre cette traversée, au calme, suivant le guide, papotant tout au long du trajet, insouciante ! Eh bien non ! nous voilà propulsés, bien malgré nous, guides et éclaireurs ...

6 octobre, 7h30 départ en bus de Mulhouse pour Wangenbourg, 19 personnes sont à bord, une vingtième nous rejoindra en voiture et se dévouera en voiture balai, au cas où ..... Le jour se lève, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, de magnifiques arcs en ciel sillonnent le ciel .....

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