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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 14:31

                                   Trient 1300 m – col de Balme 2191 m – le Tour 1470 m

 L'orage a grondé toute la nuit, il pleut et nous partons avec les pèlerines ....

Départ de Trient, commune suisse du canton du Valais dans le district de Martigny, du même nom que le glacier du Trient source de la Rivière Trient. Petit village installé dans un écrin de verdure.

Il existe différents parcours pour monter au col de Balme, soit par les Tseppes, alpage typiquement valaisan, blotti sur un replat, soit par les Herbagères. Aujourd'hui nous récupérons Micca. Dès la sortie de Trient, le ballet incessant des pèlerines commence comme au premier jour. Un chemin, puis un sentier en lacets s'élève jusqu'aux Herbagères où un panneau indique encore 30mn de montée pour arriver au col de Balme. Entre les Herbagères et le col, Florent nous fait remarquer que les rhododendrons prennent de l'ampleur et que d'ici quelques années ils auront envahi tous les versants.
Il pleut, il fait froid, un vent glacial balaye nos visages, tout pour plaire !! on distingue à peine, à travers le brouillard, le refuge au col. Nous passons le col sans nous attarder. Le col de Balme était autrefois le passage logique de la vallée du Rhône après avoir franchi le col de la Forclaz. Frontière franco-suisse large dépression sur l'arrête qui joint les Grandes Autanes à la Tête de Balme. De très belles vues étaient annoncées, sur le versant suisse, sur la vallée du Rhône et les Alpes bernoises, versant français sur la vallée de Chamonix, également sur le massif du Mont Blanc, les
Aiguilles de Chamonix etc.....
Nous croisons quelques groupes de randonneurs montant du village du Tour. La pluie a cessé, le ciel se dégage et comme par enchantement de magnifiques paysages se dessinent devant nos yeux !! plus loin nous apercevons le vallée de Chamonix et
pour notre grand bonheur le Mont Blanc !      
Encore une bonne demi-heure de descente sur un sentier plus ou moins agréable et nous
voyons le village du Tour, fin de notre formidable aventure .....
Nous ne voulons rien perdre des superbes paysages qui nous entourent, bientôt nous
serons de retour chez nous, mais rien ne pourra ternir ces merveilleux souvenirs .....
Nous pique niquons une dernière fois tous ensemble sur la terrasse du chalet avant de reprendre la route ... bye, à une autre fois .. sûrement .. pourquoi pas le Tour de la Bavière en 2009, un autre de mes rêves ....

Voilà c'est fait. On ne parlera ni de prouesse, ni de promenade de santé, il faut une grande endurance et un réel plaisir pour la marche !!

Merci à Florent, notre guide, qui nous a supportés pendant 7 jours sans jamais perdre sa bonne humeur, un coucou aussi à Carole, cette charmante dame qui a véhiculé nos bagages d'étapes en l'absence de Micca.

Salut à tous, un grand bravo à tous les participants à cette aventure qui pour nous était une inconnue, à une prochaine .. 

Marthe

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 11:49
                  Val d'Arpette 1627 m – La Barme 2140 m – Fenêtre d'Arpette 2671 m   - prise du Bisse 1583 m  - Trient 1300 m

Enfin !! le jour J, tant attendu et redouté à la fois ... grosse journée 6 h30 petit déjeuner, départ 7 heures, il fait beau, condition essentielle pour entreprendre cette randonnée.

Nous sommes tous persuadés que nous allons vivre une journée exceptionnelle !! alors en avant .....

Micca ne sera pas avec nous pour cette sortie pour cause de passage impossible pour un mulet. Nous laissons l'endroit idyllique qu'est le relais d'Arpette pour un sentier qui nous monte à 2671 m d'alt. Dès le départ il faut gérer son effort et ne pas oublier de boire, peu mais souvent ... ordre de Florent ! La pente devient plus raide et nous dévoile des paysages de rêve d'une pureté sauvage extraordinaire, végétation dense avec comme les parcours des jours précédents tout autour de nous de superbes rhododendrons, que c'est beau ...

Nous continuons à monter, le chemin devient plus escarpé mais la flore alpine est toujours présente, tant de beauté nous fait oublier les moments difficiles ... à enjamber de gros rochers. Je pense à tous les articles que j'ai lus sur la montée à la fenêtre, je commence à croire que cette randonnée reste un des passages mythiques du TMB. Dans la première partie aucun névé en travers de notre route. À perte de vue un défilé de randonneurs en file indienne prend d'assaut cette célèbre fenêtre. Bientôt les rochers se transforment en escaliers pour géants, tout va bien, nous progressons normalement. Zut voilà les névés sur le chemin, rien de grave, nous continuons l'ascension et quand on aperçoit la fenêtre faut prendre une bonne inspiration tant elle impressionne depuis le bas !! c'est superbe !!

à travers le chaos des éboulis, encore un petit effort et ouf, nous y sommes ! La preuve .. La Fenêtre d'Arpette, passage étroit d'où son nom, entre le Génepi et la pointe des Ecandies, au milieu d'énormes blocs de rochers. La vue est saisissante du côté du vallon d'Arpette sur les coulées de pierres venant de tous les sommets qui le bordent, mais l'impression est plus forte encore lorsque l'on passe le col, et que l'on voit, face à soi, majestueux et tourmenté, le glacier du Trient qu'on domine, spectacle rare pour un randonneur. D'ici on pourrait se demander comment poursuivre notre chemin !! nous faisons confiance à notre guide et le suivons bien sagement. Dommage, la brume recouvre le glacier lorsque nous entreprenons la descente dans les rochers devenus glissants par la pluie qui s'est mise à tomber sérieusement. Nous perdons rapidement de l'altitude sur cette piste rocailleuse qui demande une grande prudence. La vue se dégage très vite et nous avons la chance d'apercevoir le lac d'Emosson face à nous. Nous croisons de nombreux randonneurs faisant la randonnée le sens contraire, bon courage pour la montée, d'ailleurs elle n'a rien à envier à l'autre versant.

Un peu plus bas, pause casse-croûte, face au grandiose glacier du Trient, le ciel a repris sa belle couleur bleue, quel bonheur !! Le spectable est magnifique tout prêt du glacier, un moment magique !! nous mangeons de bon appétit, la matinée était rude et ce n'est pas fini !!

Le sentier reste un moment en balcon le long de la langue terminale du glacier puis entre en forêt, passe entre de magnifiques pins, quelques lacets et on traverse une forêt de mélèzes pour arriver, enfin ! à la Prise du Bisse. Arrêt à la buvette !! au chalet du Glacier, une plaque du Club Alpin Suisse nous informe qu'il avait été détruit par une avalanche en février 1978 et reconstruit, grâce à la générosité de nombreux amis de la montagne.

Des panneaux informent les passants sur l'historique des activités passées, notamment le transport de glace ... un train partant de Martigny à destination de la France transportait des blocs de glace de 20 à 30 000 kilos.

«Les Bisses : Bisse est un terme valaisan désignant un canal d' amenée d'eau taillé dans le roc ou dans du bois pour conduire le précieux liquide qu'est l'eau dans les régions des terres cultivables, sur les coteaux ou en plaine. Les bisses sont nés de la volonté paysanne d'échapper aux conséquence de la sécheresse. Véritables (monuments historiques), une vaste campagne a été entreprise pour essayer de sauver un maximum de ces ouvrages témoignant de l'habileté, du courage et la persévérance de nos aïeux ainsi qu'une d'une intelligence aiguisée par une observation continue de la nature» extrait d'un article de Roland Gay - Crosier

La descente continue jusqu'à Trient au Relais du Mont Blanc où nous passerons notre dernière nuit de notre TMB.



 



 

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 10:43
                    La Fouly 1610 m – Praz-de-Fort 1151 m – Issert 1055 m -
                    Champex  Lac 1470 m - Val d'Arpette 1627 m

 

Aujourd'hui c'est presque repos ! Faut garder des forces pour demain, la célèbre Fenêtre d'Arpette !!

Nous quittons l'Edelweiss vers 9 heures, La Fouly haut lieu de l'alpinisme, dès la sortie du bourg, nous apercevons deux alpinistes sur d'énormes falaises à notre gauche, bon courage ..

Le sentier que nous empruntons est semblable à nos sentier vosgiens, il traverse un bois de conifères, superbe journée de récupération .... D'un côté, la montagne avec ses falaises ornées de cascades, de l'autre la Dranse de Ferret alimentée par des reuses dévalant les montagnes, (dans le secteur les torrents s'appellent «reuses»). Nous laissons Florent et Micca pour une route plus aisée pour le mulet et son chargement, alors que nous nous engageons sur un joli sentier qui suit la crête entièrement boisée. Une heure plus tard nous retrouvons Florent et Micca à une intersection pour rejoindre Praz-de-Fort.

Praz-de-Fort, charmante bourgade qui a conservé de nombreux et beaux raccards transformés en chalets fleuris. Le Raccard : terme régional pour désigner la grange à blé ou gerbier (meules) se dresse sur des pilotis coiffés d'une dalle taillée en rond , la pierre à souris que ces dernières ne pouvaient pas escalader et de ce fait le grain était protégé. Les pilotis permettent un courant d'air et évite toutes moisissures.

Le nom de Praz-de-Fort signifie le «pré des fours». Florent nous mène à un four à pain bien conservé, entretenu et restauré qui est allumé plusieurs fois par an pour conserver les traditions. Ces fours villageois étaient construits par le seigneur, on ne pouvait cuire son pain ailleurs pour des raisons de sécurité contre le feu, grand ennemi des temps passés, terrible pour les hameaux construits en bois et n'ayant pour l'éteindre que des seaux d'eau puisés à la fontaine.

Praz-de-Fort et l'arbre de mai. De lointaine origine romaine, imposé dans ces contrées au temps de la révolution comme signe de liberté, l'arbre de mai se levait encore dans les villages au début du siècle. La coutume abandonnée renaquit en 1944 et s'est maintenue jusqu'à nos jours. Le premier dimanche de mai, on amène sur la place du village un sapin de grande longueur. On y laisse un bouquet de branches en son sommet et on le surmonte d'un drapeau, bien entendu ce drapeau doit être à la fois suisse et valaisan.

Le pique nique se déroula sur les hauteurs d' Issert, charmante agglomération typiquement valaisanne fière de ses maisons, ses granges et ses raccards ! Une petite sieste avant de descendre au village et entreprendre la grimpette pour Champex-Lac, mais avant un petit café s'impose...

Un sentier grimpe à travers prés et bois, passe à proximité d'anciennes ardoisières et après une dernière montée pentue arrive dans un site de rêve, le lac de Champex !! Pendant la montée nous avons croisé un troupeau de vaches noires ! La vache Hérens est petite mais costaud. Un cou puissant, le front large, une poitrine profonde, ses membres courts font d'elle une vache trapue hors du commun. Sa tête large est surmontée d'un chignon un peu plus clair et une paire de cornes en forme de guidon de vélo, à pointes noires. Elle est réputée pour sa robustesse et sa combativité. Dans les Alpes suisses, françaises et italiennes, des combats de vaches se déroulent pour gagner le titre de «reine du troupeau» et apporter la gloire à son propriétaire.

Entre les montagnes de Catogne et de Breya, la très fréquentée station estivale de Champex-Lac s'ouvre à nous !!

Il nous reste à monter au relais du Val d'Arpette par le sentier qui suit le torrent d'Arpette avec ses cascades à travers de beaux sous-bois qui nous conduit directement au relais où nous passerons la nuit. Demain la fenêtre d'Arpette nous attend !! bonne nuit !!

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 21:23

                      Refuge Elena 2062m – Grand col Ferret 2537m – La Peula 2071m - 
                      Ferret 1705m – La Fouly 1610m

Bercés par le vent au Refuge Elena après avoir été initiés à la Grolle !! La Grolle est percée de 2 à 10 trous appelés becs et ornée d'un couvercle sculpté. On y boit, en digestif, unmélange de café, de gnôle et de sucre, éventuellement agrémenté de zestes d'oranges et de citrons. Chaque participant boit à son tour à l'un des becs avant de passer la grolle à son voisin, (afin de ne pas en renverser partout en buvant au bec choisi, il convient de boucherles deux becs adjacents avec ses pouces). La coutume veut que la grolle ne soit reposée sur la table tant qu'elle ne soit pas vide, faute de quoi on coupe l'amitié.

9 heures, il fait beau, départ pour le grand col Ferret. À peine sorti du refuge, un sentier part dans les pâturages. Par de courts lacets nous nous élevons assez rapidement au grand col Ferret. 10H15 nous sommes au col, de magnifiques paysages s'ouvrent à nous, grandiose !

Tout en bas nous apercevons le refuge que nous avons quitté il y a à peine une heure, incroyable il paraît minuscule !! Nous prenons un repos bien mérité avant de quitter l'Italie pour la Suisse. Passage utilisé depuis l'Antiquité, col frontière entre l'Italie et la Suisse, entre le Val d'Aoste et le canton du Valais. Après un grand bol d'air nous entrons en Suisse pour la descente et contournons le haut de la vaste combe Revers de la Peula et passer dans les prés d'alpage de la Chaudière, quelques névés à traverser mais rien de bien méchant. Nous admirons la flore alpine quand : enfin !! une marmotte veut bien se montrer !!

Alpage de la Chaudière, le nom viendrait de l'exposition des lieux orientés au midi, brités des vents froids du Nord, avec une flore riche et variée. Arrivés à la Peula nous profitons au maximum du soleil et des vues magnifiques qui nous entourent tout en nous restaurant.

On peut déguster la tomme fabriquée sur place, buvette et petite restauration sont à disposition des nombreux randonneurs. En été on peut déguster la tomme fabriquée sur place, buvette et petite restauration et même tenter l'aventure sur la paille dans l'une des deux yourtes montées à proximité de la ferme. À quelques pas de la ferme nous sommes reçus par Sabine Coppey qui nous fait visiter la fromagerie artisanale. Cela fait à peine une quinzaine de jours seulement que la famille Coppey est arrivée sur les alpages depuis Orsières avec leurs bêtes et pourtant les rayons sont déjà bien garnis de tommes fraîches.

Tout autour de nous, de nombreuses vaches broutent, et ne demandent qu'à produire du bon lait. Assez flâné, il faut descendre à Ferret et rejoindre la Fouly, gîte d'étape pour cette nuit.

Ferret 1705 m, dernier village en fond supérieur du Val Ferret suisse, de jolis chalets pittoresques fleuris jalonnent la route. Georges Pillet écrit dans le Topo-Guide à propos du Val Ferret «Ici point de tours en béton ni de parc aux biches. La faune se trouve dans son véritable biotope. C'est tout le Val Ferret authentique. Vallée au pays des trois Dranses, elle s'insinue entre deux chaînes de montagnes complètement différentes l'une de l'autre..

Rive gauche, c'est le règne du granit, des parois abruptes, des arêtes déchiquetées, des glaciers suspendus, des torrents tumultueux, des cascades..

Rive droite, des pentes calcaires plus douces, gazonnées et boisées, des alpages montant très haut, une flore aussi variée et intéressante, mais des montagnes moins élevées....»

Nous longeons la rivière Franse de Ferret, étonnant le nombre de rivières nommées Dranse aussi bien en France qu'en Suisse ! Bernex en Haute Savoie, en pays de Gavot – Chablais français, derrière le chalet où nous avons passé d'inoubliables vacances, coule une Dranse ..

je profite pour saluer nos amis savoyards qui se reconnaîtront et leur dire (ça y est le tour du Mt Blanc c'est fait !)

Gîte d'étape, la Fouly 1610 m, l'Edelweiss où nous passerons la nuit est juste en face de la poste, cela me rappelle que j'ai des cartes postales à envoyer, c'est le moment ou jamais !! quelques courses à la supérette avant de nous préparer pour le dîner.

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 22:23
                            Refuge Elisabetta 2195m – lac Combal 1975m – lac du Miage 2020 m

               La Visaille 1659m – Courmayeur 1226m – Arpnouva 1769m – refuge Elena 2062m

Une superbe journée nous attend, il fait frais mais très beau. Tout autour de nous est pur bonheur !! Les appareils photos crépitent ...

8h45 départ du refuge Elisabetta pour le lac Combal, retenue d'eau que l'on aperçoit depuis la terrasse du refuge Elisabetta. Les troupes sont fraîches et joyeuses, paysages merveilleux, on ne sait où donner de la tête, les rhododendrons prédominent sur le paysage, on trouve aussi le lys et l'ancolie bleue sans compter toutes les fleurs de montagne. C'est dans ce paysage féérique que nous descendons au lac Combal, vaste marécage à la flore alpestre variée avec une eau d'une pureté extraordinaire .. La vallée se resserre, fermée en aval par la colossale moraine issue du glacier du Miage. Nous prenons un sentier qui permet facilement de monter sur la moraine et admirer une autre merveille, le lac de Miage 2020m. Avec regret nous quittons ce paradis pour la Visaille où aura lieu un pique-nique sur un pré face à l'aiguille noire de Peuterey. Nous avons même droit à une courte sieste avant de prendre un bus pour Courmayeur. Nous retrouverons Florent et Micca dans la soirée, pour l'instant nous partons pour la station de montagne et climatique à la mode Courmayeur, ancienne bourgade bâtie sur un lieu de passage très tôt fréquenté.

Courmayeur fut une cité romaine (curia major) importante, à proximité de la voie (alpis graia) menant au col du Petit Saint Bernard et, sur la voie allant en Gaulle par le (cremonis jugum), le col de la Seigne. Pas de shopping, la rue commerçante est morte, commerces fermés jusqu'à 15 h, il nous reste tout de même le temps de déguster une de ces bonnes glaces italiennes !! avant de remonter dans le car pour Arpnouva 1769m et retrouver Florent et Micca.

Dans les prairies d'alpage, face au glacier millénaire du Pré de Bar et sa langue terminale étalée à 2062m se trouve le refuge Elena notre gîte pour cette nuit. C'est dans les années 1936-1937 qu'un homme de Courmayeur qui avait perdu sa fille dans un accident fit don au Club Alpin Italien afin de bâtir un premier refuge à l'emplacement actuel. Celui-ci brûla après la guerre, en 1954, le souffle d'une avalanche balaya un second bâtiment. Il fallut attendre 40 ans pour qu'un chalet des plus confortables soit reconstruit. Je vous livre une phrase copiée sur le descriptif du refuge «vous trouverez un abri à l'implacable tourmente du Triolet, bercés par les chants nocturnes du Grapillon et par les lointaines lamentations du Dolent qui se perdent dans les larges gorges».  
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 18:40
                  Les Chapieux 1554m – Ville des Glaciers 1789m – Chalet-refuge des  

                 Mottets 1870m – col de la Seigne 2516m – descente au refuge Elisabetta Soldini  2195m

Aujourd'hui Micca nous accompagne, impossible de lui faire un calin, il a plu toute la nuit, interdiction de le caresser, cela ferait pénétrer l'eau sous ses poils, on attendra ....

C'est sous un ciel couvert que nous quittons les Chapieux pour la ville des Glaciers par une route goudronnée interdite en été aux véhicules de 10 à 16 heures, des navettes sont mises en place. Surprise !! la ville des Glaciers se compose simplement d'un groupe de chalets de bergers sur la rive droite du torrent des Glaciers, face à l'Aiguille des Glaciers. Une visite à la Gaec des Glaciers, une fromagerie tenue par deux frères. On y fabrique le Beaufort, nous nous trouvons dans une salle autour d'une chaudière chauffant le lait à 45-50°. Ces meules de Beaufort sont acheminées, après quelques mois d'affinage au Fort des Rousses, coïncidence !! nous avons visité ce Fort lors de notre séjour dans le Jura début mai 2008. Nous goûterons ce fromage à l'heure du casse-croûte, Florent en a fait provision. Nous découvrons le fromage «sérac» qui se présente en gros carrés blancs, portant le même nom que le bloc de glace dû à la fragmentation d'un glacier. Le sérac est un fromage à pâte fraîche (blanche et crémeuse) fabriqué avec le petit-lait qui reste après la fabrication du fromage.

Fromage maigre, sans matière grasse, composé essentiellement de protéines, avis aux régimes ... moulé dans une faisselle, démoulé et séché dans un endroit frais. Il peut être aromatisé avec du sel ou des épices. Moment fort intéressant, cette visite. Une trayeuse mobile est stationnée à côté des bâtiments pour faciliter la traite.

La vallée des Glaciers est un carrefour entre le Beaufortin, le Massif du Mont-Blanc et la Tarentaise entre la France et l'Italie. On y élève des bovins, des ovins et on fabrique le Beaufort sur place.Le ciel se dégage, nous montons au chalet des Mottets 1870m, il est 11h30 quand nous arrivons et sommes heureux de pouvoir prendre place à l'intérieur du refuge. Chacun déballe une partie du pique nique porté dans son sac, et bien entendu nous goûtons les fromages de la Gaec des Glaciers, le beaufort et le sérac sont très appréciés. Manger les produits du terroir, rien de tel pour visiter et connaître une région. Après un bon café chaud nous reprenons notre route, nous amorçons un crochet au-dessus des chalets puis une succession de lacets pour gravir un éperon et atteindre le col de la Seigne 2516m 2 heures plus tard. Après une succession d'éclaircies coupées d'averses, un ciel dantesque nous attend au col. Je n'ai jamais eu aussi froid de ma vie ... le col de la Seigne restera gravé en ma mémoire. Avant d'entreprendre la descente nous nous abritons entre les rochers pour nous désaltérer et mettre une petite laine ... Le col de la Seigne, col frontière entre la France et l'Italie marqué par un gros cairn, situé entre l'Aiguille des Glaciers 3816m et la montagne de la Seigne, placé sur la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l'Adriatique. Il est sur la ligne principale de la chaîne alpine entre la vallée d'Aoste et la Tarentaise. J'ai lu que du bas latin «sancia» puis «sagne» avec variante «saigne» désigne une prairie quelque peu marécageuse. Des documents établissent que ce passage était déjà fréquenté dans l'Antiquité, une voie consulaire permettait un accès direct avec la cité de Vienne en Isère.

Nous devrions jouir de vues admirables sur le versant italien du Mont Blanc avec les arêtes aériennes du Brouillard et de Peuterey etc.. pas aujourd'hui !! Un peu plus bas, dans un musée d'alpage, ouvert il y a quelques jours, une superbe maquette du Massif du Mt-Blanc nous donne une vue d'ensemble des sentiers parcourus et à parcourir dans les prochains jours... impressionnant !!

Dehors le soleil nous attend et de magnifiques paysages nous entourent pendant toute la descente. Le moral est au beau fixe, nous aspirons à une bonne douche chaude avant le dîner. Nous dépassons l'Alpe inférieure de la Lée Blanche, chalets d'alpage et casernes en mauvais état et grimpons jusqu'au refuge Elisabetta Soldini 2195m. Il porte le nom de Mme Soldini morte en montagne. Devant nous, le glacier de la Lée Blanche nous émerveille ! Si prêt de nous .. 

 
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 17:27
                    ND de la Gorge 1200m – La Balme 1706m – col du Bonhomme 2329m -
                    col de la Croix du Bonhomme 2483m – descente aux Chapieux refuge de la Nova 1554m

La chapelle de ND de la Gorge, église paroissiale du vallon depuis le XIIIème siècle jusqu'au début du XIXème siècle, de style baroque, blanche et pimpante, toutes les jeunes filles ont rêvé de s'y marier. Elle marque la fin de la route et le départ des sentiers et chemins de montagne. ND de la Gorge est un lieu de prières indissociable du passage du Col du Bonhomme, quel voyageur n'a franchi la porte de cette église soit, pour une action de grâce après un voyage sans encombres, soit pour une prière avant le départ !!

Tout commence sur chemin dallé, ancienne voie romaine, dite des Rochassets, parfois taillé dans le roc qui grimpe fortement en côtoyant les gorges encaissées du torrent. En contournant le pont romain on peut constater la puissance du courant ainsi que la profondeur des gorges. Un ballet incessant de pèlerines nous accompagne tout au long de l'ascension, après avoir dépassé le relais-bar Sollié nous arrivons vers midi au chalet-gîte La Balme alt. 1706 m. La pluie a cessé et nous profitons de pique niquer à l'extérieur, il ne faut pas tarder car la prochaine averse n'est pas loin. Nous reprenons la route pour le col du Bonhomme, sur le trajet un tumulus à  2043 m d'alt. nommé Plan des Dames nous rappelle les dangers de la montagne. Erigé, suivant la légende, en mémoire d'un dame anglaise et de sa servante, mortes au court d'une terrible tempête. Quelques névés à traverser, une courte mais raide pente d'éboulis et nous voilà à 2329 m d'alt. au col du Bonhomme, où un abri nous permet de nous mettre à l'abri du fort vent.  Nous reprenons la grimpette par un sentier dans la pierraille direction col de la Croix du Bonhomme alt. 2483 m.


Un arrêt devant le refuge du Bonhomme avant l'interminable descente, à travers les alpages jusqu'aux chalets de plan Varraro, puis les chalets de la Raja habités l'été pour arriver aux Chapieux où nous passons la nuit à l'Auberge de la Nova qui est tenu
de mains de maître par la patronne A.Marie.
Nous faisons connaissance avec Micca, le mulet qui portera nos bagages d'étapes à compter de demain......

 

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 22:26

Une randonnée de 7 jours

Du 6 au 12 juillet 2008 inclus

Une randonnée de 7 jours, avec 6 000 m de dénivelé positif se compose d'épreuves physiques récompensées par de superbes paysages et, bien entendu, à l'arrivée une grande satisfaction personnelle ! Depuis un an il était question de se lancer pour le Tour du Mont Blanc !

Lors d'une réunion club, nous en avons parlé, très rapidement quelques membres se sont intéressés à notre projet, et, de fil en aiguille tout s'est préparé et 8 membres Azzurri se sont inscrits pour cette formidable aventure !!

Le 6 juillet, 9h30, sous des trombes d'eau, rassemblement à ND de la Gorge, ça commence bien !! nous enfilons nos pèlerines et portons nos bagages à l'abri dans la chapelle. Rien ne nous empêchera d'entamer le TMB et traverser les versants de l' Espace du Mont Blanc, français, italien et suisse. C'est ici que nous faisons connaissance avec Florent, le guide, chargé de notre groupe pour ce séjour de 7 jours. Je vous présente les membres de notre club : Denis et Brigitte A., Jacques et Sylvie, Brigitte H. et Joël, Claude et moi-même, deux bretons sont venus gonfler le groupe, le guide Florent et le mulet Micca nous encadrent.


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