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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 14:05

Vendredi 14 septembre 2012


SAINT VERAN – COL DE CHAMOUSSIÈRES – PIC DE CARAMANTRAN

 

StVeran1.jpg

au Pays où les coqs picorent les étoiles


Le Queyras est un pays d'exception dont l'originalité et l'authenticité surprennent !!

 

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Dès la sortie de Saint Véran, on peut admirer une des magnifiques Croix de Mission qui étaient érigées lors de processions dans le but de conjurer le mauvais sort et les calamités. Chaque croix porte les instruments de la Passion du Christ selon les Évangiles.


Située à 2 042 m d'altitude Saint Véran est souvent qualifiée de plus haute commune de France ... des mines de cuivre étaient exploitées dès l'âge de bronze sur le territoire de la commune.

 

chapelleclausis3 marmotte4.jpg

 

L'aventure commence pour l'ascension du Pic de Caramantran pour avaler un 3 000 m ou plus exactement 3 025 m.

 

glace5.jpgla température était basse cette nuit


Le vent nous gêne, des bourrasques de près de 100 km/h nous obligent à nous couvrir et avancer prudemment.

 

chamoussieres6.jpg chamoussieres7.jpg

 

Arrivés au col de Chamoussières alt. 2884 m il nous reste un dernier effort, toujours balayés par un vent soufflant très très fort, une petite barre rocheuse à franchir et nous voilà au Pic de Caramantran à 3025 m d'altitude.

 

caramantran8.jpgOuf !! nous y sommes …

 

Nous bénéficions d'un panorama magnifique sur 360 ° d'où on admire, entre autres, le Mont Viso.

 

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Le Mont Viso ou Monte Viso culminant à 3 841 m est l'un des plus hauts sommets des Alpes italiennes et le point culminant des Alpes cottiennes.

 

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Cette montagne est particulièrement célèbre, à son pied, naît le PÔ, le plus grand fleuve d'Italie. Il est décrit ou cité par Virgile, Dante, Pétrarque, et bien d'autres …

 

Il est facile à identifier par sa forme et sa hautaine solitude. Son imposante silhouette de basaltes et de gabbros domine en effet de plus de 500 m toutes les montagnes voisines. Son nom vient peut-être de Vesulus ou Vesulo, ( mont visible). De fait, côté italien sa majestueuse et imposante pyramide semble surgir de nulle part, ce qui rend sa silhouette visible et facilement reconnaissable sur une grande distance.

 

La pause repas à l'abri du vent, puis la descente passe par le col Saint Véran.

 

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et la descente au refuge de la Blanche

 

refugeblanche12

chapelleclausis13.jpg


Suit alors la visite de Saint Véran, nichée à 2 040 m alt. Un village magnifique. Architecture typique de montagne, village classé « Plus beaux villages de France ». Saint Véran s'appelle aussi « Le Travers » il est construit sur 1 km de long. L'occupation de ce territoire par les hommes est très ancienne : on a trouvé une sépulture datant de l'âge de bronze.

 

stveran14.jpg

 

Demain retour au bercail … après une semaine de toute beauté, les souvenirs plein la tête.

Marthe

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:37

SÉJOUR DANS L'EMBRUNAIS, jeudi 13 - Mt. GUILLAUME - LA CHAPELLE DES SÉYÈRES

 

Le Mont Guillaume

 

Sommet emblématique de l'Embrunais, le Mont Guillaume, domine de 1740 m la ville d'Embrun et le lac de Serre-Ponçon. Le panorama est fort justement réputé et la forêt est une vraie splendeur. C'est le « plus de 2 500 m » le plus méridional du massif des Écrins. Visible depuis la ville d'Embrun, il doit sa fréquentation au magnifique panorama qu'il offre sur la vallée et le barrage de Serre-Ponçon. Éclipsant les 2 623 m de la pointe voisine, laquelle n'a même pas de nom, bien qu'elle constitue le point culminant de cette crête. Les habitués des lieux, les « Prieurs du Mont Guillaume », l'appellent la « Pointe 2 623 m ».

 

guillaume1.jpg

 

Départ sur les hauteurs d' Embrun pour la chapelle des Séyères

 

chapelleseyeres2.jpg

 

En 1859, Monseigneur Depery, évêque de Gap, nommé prieur du Mont Guillaume fait reconstruire la chapelle de Séyères. Chaque année, le deuxième dimanche de juillet, une messe est célébrée en l'honneur de Saint Guillaume. Ce saint, issu d'une famille modeste est née près du Prieuré de Calme (sous le fort du Mont Dauphin) au XII ème siècle est venu au monde sans main droite. Ce garçon a pendant de nombreuses années gardé les troupeaux du monastère sur différentes montagnes et en particulier sur celles qui portent son nom dans l'Embrunais. À plusieurs reprises il reçut la visite d'un ange lui annonçant une inondation qui entraînerait la destruction du Prieuré. Chaque fois, Guillaume avertit les moines du danger imminent mais en vain. L'ange donna alors à Guillaume la main qui lui manquait afin que son message soit enfin écouté. La main miraculeuse attira l'attention des moines et le couvent fut évacué avant les inondations annoncées. Reconstruit plus tard il n'existe plus de nos jours, il ne subsiste aujourd'hui qu'une petite chapelle accrochée au versant ouest du roc du Mont Dauphin.

 

source3.jpgLa fontaine de Séyères rénovée en 2003 par les prieurs de Saint Guillaume

 

La Confrérie des Prieurs du Mont Guillaume

 

« Les prieurs, une confrérie d'hommes laïcs qui s'engagent à maintenir en état chapelles ; oratoires et croix, à faire œuvre de solidarité, et à faire vivre la tradition et la prière ». Historiquement, elle existe depuis le XIII ème siècle, dispose de statuts écrits depuis 1763 et, depuis 1854, bénéficie d'une autorisation papale pour célébrer l'office de Saint Guillaume.

 

seyeres4.jpg

 

Une petite halte à la remarquable Source des Séyères 2056m , tables et bancs et coin barbecue à 10h30 avant de continuer l'ascension au Mt Guillaume.


Le sentier Widman : Charles Eric Widman naît en Suède le 16 octobre 1860, en 1897 il sert en qualité de lieutenant au 28 ème bataillon de chasseurs alpins en garnison à Embrun. Pratiquant le ski, il veut démontrer que ce moyen de déplacement sur la neige est plus rapide que les raquettes alors en dotation dans les troupes de montagne. Le 12 février 1897, il part à 5 heures de la gare, skis sur l'épaule et atteint le sommet du Mont Guillaume à 10h30 après avoir gravi 1681 m de dénivelé positif. Il attend que le soleil déjà actif à cette époque de l'année décline pour entamer la descente qui durera 1h30 sur un manteau neigeux durci. Il réalise ainsi la première ascension à skis dans les Alpes Françaises. À l'occasion du centième anniversaire de l'exploit de Widman il a été décidé de donner le nom « Sentier Widman » à cet itinéraire désormais emprunté par les skieurs alpinistes lors de l'annuelle « Sur les sentiers de Widman »

 

Il est 11h50 lorsque nous arrivons au sommet du Mont Guillaume 2 550 m, il est temps de mettre des couches supplémentaires, le vent glacial nous balaye les visages … brr ...

 

chapelleguillaume5.jpg montguillaume6.jpg


Un coup d'œil aux aiguilles de Chabrières, nous distinguons fort bien la boucle réalisée mardi.

 

aiguileeschabrieres7.jpg pause8

preclos9.jpg

 

  Retour au parking, la tête pleine de beaux souvenirs …

 

Marthe                       à suivre

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 10:13

  SEJOUR DANS L'EMBRUNAIS, du 8 au 15 septembre 2012

 

Mercredi 12 , jour de repos  - Une visite s'impose à EMBRUN


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De loin on dirait une ville-forteresse trônant sur son rocher. Capitale de la Province des Alpes Maritimes à l'époque romaine, métropole ecclésiastique au Moyen-Age, Embrun fut fortifiée par Vauban au 17 ème siècle, mais disposait déjà d'une protection naturelle, perchée comme elle est sur sa plate-forme rocheuse. Dominant la plaine de la Durance et le plan d'eau qui termine le lac de Serre-Ponçon, Embrun a également le privilège d'être entourée des hautes montagnes du parc des Ecrins.

 

Surnommée la « Nice des Alpes » pour la qualité de son climat, Embrun a aussi un glorieux passé, une petite ville bénie des Dieux !

Ses origines sont celtiques, son nom désigne d’ailleurs sa situation topographique : Embrun vient d’Eburodunum, Ebur : eau et Dunum : élévation.

 

Au cœur de la vieille ville la cathédrale d'Embrun, classée monument historique, Notre Dame de Réal est une merveille de l'art gothique, mélangé à la tradition lombarde et italienne.

 

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Tout près, se dresse la Tour Brune, dont la construction remonte au 13 ème siècle. Encore en parfait état elle servit jadis de prison. La Tour Brune est un ancien donjon des archevêques. Le couronnement crénelé de cette tour date de 1927 en référence au Palais des Papes d'Avignon. Cette tour accueille aujourd'hui des expositions.

 

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Face au porche du Réal de la cathédrale se trouve la maison des Chanonges. Cette maison d’architecture médiévale encore très bien conservée abritait autrefois le chapitre des chanoines en charge du diocèse au côté de l’archevêque.


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On peut se prendre à rêver à l'histoire d'Embrun et à tous ceux qui y sont passés, les comtes de Provence et les Dauphins royaux, aussi bien que les humbles pèlerins se rendant en Terre Sainte, ou encore ceux qui venaient tout simplement demander un miracle à Notre Dame du Réal.

La cathédrale Notre Dame du Réal, construite ente 1170 et 1220 est le monument religieux le plus important des Alpes françaises.

 

Au sein de l'église de l'ancien couvent des Cordeliers qui abrite aujourd'hui l'office du tourisme on y peut découvrir de magnifiques fresques des XV et XVI è siècles dues à des peintres italiens. Capitale des Alpes Maritimes sous l'Empire romain, Embrun devient siège d'un évêché dès le IV è siècle puis, d'un archevêché au XII ème siècle. La flèche de la cathédrale, le porche aux lions et le Trésor des Prince-Archevêques sont les témoins de ce riche passé religieux.

 

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demain reprennent les randonnées …     à suivre            Marthe

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 11:50

  SÉJOUR DANS L'EMBRUNAIS, du 8 au 15 septembre 2012

 

Mardi 11, LES AIGUILLES DE CHABRIÈRES

 

chabrieres1.jpg

 

Depuis notre arrivée nous apercevons d'imposantes aiguilles dominant le lac de Serre-Ponçon que certains nomment « les petites Dolomites » et l'envie de les approcher augmente de jour en jour.


Nous partons de la station de ski de Réallon et grimpons jusqu'à la Croix du Vallon – sommet du télésiège de Chabrières, nous approchons des Aiguilles de Chabrières et pouvons en admirer les détails sculptés par l'érosion due à la pluie et au vent … Une table d'orientation nous permet de repérer les principaux sommets environnants.


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Après une courte pause, nous suivons le sentier bien visible qui traverse les pierriers pour nous amener au pied d'un raide couloir que nous grimpons en nous aidant des mains qui nous élève à une brèche très nette dans la crête des Chabrières.

 

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  Passage de la brèche !!

 

Nous continuons l'ascension en longeant la façade des arêtes et rejoignons la crête où la vue s'ouvre à nouveau sur le lac.


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Les plus courageux nous ont faussé compagnie pour grimper au sommet des Aiguilles.

 

Rapidement ils nous rejoignent pour la pause repas.

 

Le sentier serpente entre rochers et herbes pour déboucher dans une combe herbeuse, passe une petite barre rocheuse et rejoint l'ensellement des Rougnous où se trouve une cabane. Après la cabane le sentier plonge vers le fond de la vallée et passé une partie assez raide dans un pierrier le sentier effectue une grande traversée. Le retour sur le domaine de ski alpin de Réallon est tout prêt, une piste nous amène aisément à la station.

 

chabrieres7.jpg

 

Belle journée pleine de rebondissements … rochers, éboulis que de terrains plus ou moins aisés à traverser, mais quel bonheur de vivre libre dans des paysages merveilleux.


  Marthe                 À suivre ...

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:55

SÉJOUR DANS L'EMBRUNAIS, du 8 au 15 septembre 2012

 

Lundi 10, dans la vallée de Freissinières – Parc National des Ecrins

 

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Le nom de Freissinières vient du patois « Freisse nière » qui signifie frêne noir. Tous à Dormillouse et ses superbes cascades.

 

Perché sur un socle de roches cristallines, à 1 700 m d'altitude, naturellement protégé par une gorge profonde, le village Dormillouse est construit sur une étroite bande à l'abri des avalanches. Il est l'unique village de la zone centrale du parc national des Ecrins à être habité en permanence. Les trois hameaux qui le composent (les Enflous, les Escleyers et les Romans) sont les témoins de ce que pouvait être la vie en haute montagne quand isolement et autarcie étaient les seules solutions à la vie.


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La première partie de la montée se fait en forêt composée de diverses essences pour arriver au hameau que nous laissons de côté pour le moment.

 

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Cascades, alpages, forêts de mélèzes, sommets, marmottes, fleurs, lichens, lacs et le seul hameau habité, Dormillouse fait partie du paysage très varié de cette journée dans la vallée de Fressinières.


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Le lac Palluel 2 472 m est atteint après une grimpette soutenue par endroit, se situe au pied du Grand Pinier 3 117 m. Pause repas …

 

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Entre Palluel et Faravel un plateau hors du commun

 

cairns7.jpgun concours de cairns …

 

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Ce type de sol, déchiqueté, aux aspérités coupantes lorsqu'il s'agit de calcaire dur, est sillonné de nombreuse rigoles, fissures et crevasses de taille variable, dont certaines peuvent atteindre plusieurs mètres.

 

Et voici le second lac , Faravel à 2 386 m

faravel9.jpg

 

Une section raide prend la direction du troisième lac, Fangeas. En contrebas sur le lit du torrent issu du lac Faravel appelé aussi torrent du pont de Fer, une zone de dalles claires sous laquelle passe le torrent, c'est le pont de Fer. Après un parcours dans un thalweg herbeux on retrouve un petit sentier que nous suivons jusqu'au lac Fangeas.

 

thalweg10.jpg fangeas11.jpg

 

Retour par les cascades …

Marthe                   à suivre...

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 21:34

SÉJOUR DANS L'EMBRUNAIS, du 8 au 15 septembre 2012

 

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Lac de Serre-Ponçon

 

Formé suite à la construction d'un barrage, le lac de Serre-Ponçon est le plus grand réservoir d'eau d'Europe sur lequel se reflètent les montagnes du parc des Ecrins en plein cœur de la vallée de la Durance.

 

Il a cinquante ans, les villages de Savines et d'Ubaye ainsi que le hameau d'Ile de Rousset disparaissaient pour toujours sous les eaux de la Durance et de l'Ubaye. Pour les habitants qui perdirent leur maison, leur école, leur église et leur passé ce fut un déchirement. La construction du barrage de Serre-Ponçon, un ouvrage considéré indispensable pour alimenter en eau et en électricité la région en apprivoisant l'Ubaye et surtout la Durance. En 1843 et 1856 des inondations avaient dévasté la vallée et l'idée avait germé. En 1912, un ingénieur alsacien, Ivan Wilhelm, déniche l'endroit idéal pour le barrage, à l'emplacement d'un goulet, à l'aval de la convergence des deux rivières. Les habitants de la vallée n'y croyaient pas jusqu'en 1955 lorsque le chantier débute. Plusieurs villages situés dans les vallées de la Durance et de l'Ubaye disparaissent, la côte maximale du lac est fixée à 780 m. On dynamite les constructions pour des raisons de sécurité, même les arbres sont rasés. L'église du Vieux Savines est détruite en dernier, le 3 mai 1961. Les habitants d'Ubaye ne veulent pas que leur cimetière disparaisse sous les eaux, ils le déplacent et le remontent sur la route du Sauze du Lac. La mise en eau, lancée le 16 novembre 1959 dure 18 mois et la côte maximale de la nouvelle étendue d'eau est atteinte le 18 juin 1961. Ivan Wilhelm ayant conçu le barrage meurt en 1951 et ne verra donc jamais la réalisation de son projet.


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Il s'avère qu'à Serre-Ponçon on ne peut construire un barrage en béton car le fond rocheux est enfoui sous 110 m d'alluvions. EDF choisit de réaliser un barrage en terre inspiré de techniques américaines car ce type de construction accepte plus facilement les déformations en cas de tremblement de terre.


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La chapelle Saint Michel du XII ème siècle, vouée à la destruction, EDF décide de la conserver puisqu'elle émergera du lac.

 

Nous sommes hébergés au village de Chadenas. Dans les années 70, une équipe de militants associatifs normands lance l'idée (un peu folle) de rénover l'ancienne ferme de Chadenas pour y créer un village de vacances, à la fois populaire et de qualité. Pari difficile, mais pari réussi ! Dans le cadre presque millénaire de l'ancien chai de l'abbaye de Boscodon, une réussite.

 

Dimanche 9, dès le lever, le Grand Morgon nous nargue du haut de ses 2 324 m


grand-morgon4.jpg

 

Nous avons hâte de fouler ces montagnes de lumières … pas à pas, partir à la découverte de la faune, la flore, l'habitat du patrimoine des vallées environnantes. Suivre un torrent, rejoindre une cascade et nous laisser surprendre par le sifflement d'une marmotte !!

 

En passant devant l'abbaye de Boscodon, nous décidons de la visiter au retour de la randonnée. Départ au Grand Clôt, une clairière ombragée, sur un chemin qui s'élève dans la forêt jusqu'au cirque de Morgon. Arrivés sur la crête un passage aérien appelle à la prudence avant de continuer vers le sommet. Un panorama exceptionnel sur 360 ° sur la vallée de l'Ubaye, la vallée de Réallon et les aiguilles de Chabrières et à nos pieds le lac de Serre-Ponçon, pause repas au sommet …


Nous passons un moment de pur bonheur entourés de paysages magnifiques.


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les-cretes7.jpg sur-lac-serre-poncon8.jpg

 

Une longue descente pour revenir dans le cirque de Morgon, grand plateau d'alpages pratiquement sans arbres où les montons sont venus se désaltérer dans un vaste enclos autour de la bergerie.


rencontres9 bergerie10.jpg

 

Au retour nous nous arrêtons comme promis à l' Abbaye de Boscodon.


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Située à 1150 m alt., au cœur d'une sapinière exceptionnelle enserrée dans un écrin de montagnes, l'abbaye est un remarquable monument du XII ème sièce. Fondée en 1130 par Guillaume de Montmirail, elle fut 12 ans plus tard affiliée à l'Ordre de Chalais en Chartreuse et devient l'abbaye la plus importante de l'ordre, vivant de l'exploitation forestière et de l'élevage. Au cours du XIV ème siècle, d'incessantes guerres et de fréquents raids de pillards mirent à sac les bâtiments monastiques et le cloître, épargnant heureusement l'abbatiale. À la fin du XIV ème siècle, l'abbaye de Boscodon fut unie à l'abbaye bénédictine de Saint Michel de la Cluse en Piémont. Cette union ne dura que quelques années, Boscodon resta Bénédictine. Vendue comme Bien National en 1791, l'abbaye est devenue, durant près de 200 ans le cœur d'un petit hameau rural. Depuis trente ans, sous l'égide d'une association qui la remembre, la restaure et l'anime, elle revit sur les plans culturel et spirituel. L'abbaye séduit par sa pureté, sa luminosité et son harmonie des volumes.

 

  Marthe       À suivre …

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 11:16

Février 2011


Nice-1.jpg


Nice est un vaste jardin ouvert sur la mer où les espèces tropicales, introduites au XIX ème siècle, se mêlent aux essences méditerranéennes. 300 ha d'espaces verts et de nombreux jardins privés font partie intégrante du paysage urbain. Rien d'étonnant à ce que Nice soit une des villes les plus fleuries et les plus verdoyantes de France.


À partir de 1860, sous l'impulsion de l'impératrice Alexandra Féodorovna, la colonie russe installée à Nice se développe imposant la création d'un lieu de culte orthodoxe. Il n'y avait, à Nice, aucune église du culte orthodoxe. Pour certaines cérémonies, les baptêmes et l'assistance aux mourants, il fallait faire appel aux aumôniers des navires de guerre ancrés à Villefranche. Pour d'autres, la célébration des fêtes religieuses et les mariages, il était nécessaire de se rendre à Marseille, où existait une église orthodoxe grecque, et ce voyage ne pouvait, à cette époque, se faire que par mer ou par diligence. C'est en 1857, lors du premier séjour de l'impératrice Alexandra Féodorovna, que fut décidée, sous son égide, et grâce à son généreux appui, la construction de l'église de la rue Longchamp. Son inauguration eut lieu le 31 décembre 1859. Pendant plus de 50 ans , elle fut un centre spirituel, non seulement pour les orthodoxes russes, mais aussi pour les chrétiens du même rite résidant dans la région., Grecs, Serbes, Roumains, Bulgares et autres.

 

Pendant la deuxième moitié du XIX ème siècle, la population de Nice, devenue ville française, avait plus que triplé. Elle était desservie par des voies ferrées qui la reliaient à Marseille et à Gênes. La colonie russe s'était accrue en proportion. Beaucoup de ses membres y avaient acquis des propriétés et y résidaient toute l'année. L'église de la rue Longchamp se révélait nettement insuffisante. Il fut d'abord question de construire une chapelle à Villefranche, qui était alors une base navale russe. Rapidement abandonnée… parce que son accès aurait été difficile aux habitants de Nice, mais aussi parce que les navires de la flotte russe avaient à bord leur propre chapelle ainsi que leur aumônier. On envisagea, d'autre part, d'aménager ou d'agrandir l'église de la rue Longchamp, mais la surface du terrain était trop exiguë pour augmenter l'espace réservé aux fidèles, même si on avait démoli l'église existante pour la remplacer. Un autre projet de construction sur une parcelle à l'angle des rues Verdi et Berlioz fut abandonné à cause du sol trop fragile.

 

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En janvier 1865, le prince héritier de Russie, Nicolas Alexandrovitch, beau et charmant jeune homme de vingt ans, vint chercher sur la Côte d'Azur, la guérison de la grave maladie dont il souffrait. Il s'installa dans l'un des pavillons de la villa Bermond. Sa mère, l'impératrice Marie Alexandrovna, s'établit dans l'un des pavillons de la villa Peillon, séparée par une simple haie de la précédente. Malheureusement il est trop tard, les médecins des plus célèbres, appelés à son chevet doivent se rendre à l'évidence… le jeune prince rend son dernier soupir le 12/24 avril 1865 dans les bras de son père, l'empereur Alexandre II, accouru de Saint Pétersbourg et de sa mère, entourés de nombreux parents et amis ainsi que de sa jeune et belle fiancée, la princesse Dagmarde Danemark. (le calendrier julien étant en retard sur le calendrier grégorien, le 12 avril correspond au 24 avril romain).Les obsèques sont célébrées à l'église de la rue de Longchamp, et les restes du prince sont transportés à Saint Pétersbourg sur un navire de guerre russe, la frégate «Alexandre Nevsky». Plus tard, l'empereur se rend acquéreur, à titre privé, d'une partie du vaste parc de la villa Bermond pour y construire une très belle chapelle commémorative selon les plans de l'architecte David Grimm (1823-1898) à l'emplacement même où son fils aîné avait rendu l'âme à Dieu.

 

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Consacrée le 26 mars 1868, elle fut longtemps un lieu de pèlerinage et s'orna de peintures, d'icônes et d'objets précieux, offerts pour la plupart par des régiments ou par des formations militaires dont le prince héritier était le chef. Elle reçoit toujours de nombreux visiteurs. La ville de Nice donna à la large voie proche de la chapelle le nom de «boulevard Tsarévitch».

 

Dagmar de Danemark, Marie Sophie Frédérique Dagmar de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glucksbourg (née le 26 novembre 1847 et décédée le 13 octobre 1928) était un membre de la famille royale de Danemark, devenue impératrice de Russie sous le nom de Marie Fedorovna (Maria Feodorovna ou Maria Fiodorovna). Surnommée Minnie par sa famille, Dagmar, belle-sœur depuis 1863 du prince de Galles, fut d'abord fiancée à l'héritier du trône de Russie, le grand-duc Nicolas, qui mourut à Nice en avril 1865 à l'endroit de la chapelle citée ci-dessus. L'année suivante, elle épousa le frère de Nicolas, le nouveau tsarévitch Alexandre Alexandrovitch de Russie (futur empereur Alexandre III). Au préalable, étant de confession luthérienne, elle se convertit à l'orthodoxie sous les prénoms de Marie Fedorovna écrit aussi en français Féodorovna. Morte en exil en 1928, elle est inhumée au Danemark, son pays d'origine, avant d'être transférée, le 26 septembre 2006 aux côtés de son mari à la Forteresse Pierre et Paul de Saint Pétersbourg.

 

En 1896, l'impératrice Marie Féodorovna, veuve de l'empereur Alexandre III, était venue passer l'hiver sur la Côte d'Azur, au Cap d'Ail. L'impératrice était accompagnée par ses deux fils aînés, Georges et Michel et de sa plus jeune fille, la grande-duchesse Olga espérant que la douceur du climat aurait une action bienfaisante sur la santé du prince Georges, âgé de 25 ans, gravement atteint de tuberculose. L'archiprêtre Serge Lubimoff se rendait fréquemment au Cap d'Ail remplissant le rôle d’aumônier auprès de l'impératrice et de sa famille. C'est donc par lui que l'impératrice connut les besoins spirituels et les inquiétudes de la colonie russe de Nice et de son désir d'y voir édifier une nouvelle église. N'était-ce pas à Nice que, trente ans plus tôt, elle avait eu la douleur de voir mourir son fiancé, le grand-duc héritier Nicolas Alexandrovitch ?

N'était-ce pas là que s'était précipitée sa destinée qui devait en faire l'épouse de l'empereur Alexandre III ?

 

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Façade de la cathédrale Saint Nicolas

 

L'impératrice fut immédiatement acquise à cette idée. Rentrée à Saint Petersbourg, elle s'assura des appuis nécessaires et, particulièrement, de celui de son fils, l'empereur Nicolas II, et, en 1900, elle accepta d'accorder son haut patronage à la «Commission pour la construction d'une nouvelle église orthodoxe russe à Nice». Suite à l'abandon du terrain initialement prévu, rue de Verdi, l'empereur Nicolas II voulut bien permettre que la nouvelle église soit érigée dans le parc Bermond, qui était une propriété personnelle, et qui était situé dans l'un des quartiers de Nice appelés au plus bel avenir. Il y a lieu de croire que le choix de l'endroit ne fut pas l'effet du hasard, mais eut des causes profondes, liées avec un lointain et triste passé, à des événements qui s'étaient déroulés bien des années auparavant, en ces lieux mêmes, qui avaient décidé de la destinée de l'impératrice Marie Féodorovan elle-même. C'est en effet, comme dit ci-dessus, dans l'un des pavillons de la villa Bermond qu'était mort, en 1865, le jeune prince héritier Nicolas de Russie. Les travaux commencèrent vraiment en 1903 sur un terrain offert par le tsar Nicolas II, mais durent s'interrompre dès 1906 par manque de crédit. Ils furent repris en 1908 et l'inauguration eut lieu en 1912. C'est aujourd'hui le plus grand édifice de ce type hors de la Russie.

 

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Elle est composée d'une coupole centrale, la plus importante et la plus élancée, entourée de quatre autres coupoles majestueuses, formant un ensemble harmonieux de lignes et de proportions caractéristiques de l'architecture religieuse de cette époque. D'égale pureté de lignes, mais plus riches en détails ornementaux, sont la tour du clocher revêtue de feuilles d'or véritable et les deux porches d'entrée. Il faut savoir que c'est la disposition du terrain choisi en premier lieu, à l'angle de deux rues d'importance égale, qui imposa à l'architecte, l'idée de réaliser deux porches d'entrée de même importance et d'aspect, un sur chacune des rues. La vaste étendue du parc où fut finalement édifiée l'église, permit de conserver cette disposition favorable à l'aspect architectural. L'extérieur est un mélange de briques roses, de marbre gris clair, de céramiques de couleurs vives et de tuiles vernies. À l'intérieur se trouvent des icônes, des fresques et des boiseries sculptées et peintes, représentatives de l'art orthodoxe russe, et forment un véritable musée.

 

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Autre fait troublant, on procéda solennellement à la cérémonie de la pose de la première pierre de l'édifice, le 12/24 avril 1903, date anniversaire du décès, en ces lieux, du prince héritier.

 

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L'un des porches d'entrée


Chacun des deux porches d'entrée constitue un ensemble d'une harmonie parfaite. Leur style, très pur est soutenu sans défaillance dans tous les détails. La richesse des marbres sculptés, des pendentifs, le dessin et la couleur des majoliques, les colonnes monumentales en pierre de taille choisie, tout frappe et retient l'attention des visiteurs. Les pyramides qui les coiffent sont ornées de tuiles de couleur, séparées par six nervures dorées, elles sont surmontées par des girouettes représentant l'aigle bicéphale, symbole de la Russie Impériale. On quitte un instant Nice et la France pour se laisser transporter en Russie…


Il y a plus de 40 ans que nous avons découvert cette merveille… revenir sur ces lieux nous procura toujours autant de plaisir mêlé de surprise !

 

Marthe

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Published by Marthala - dans PACA
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