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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 16:12

Mercredi 13 octobre 2010

FRANÇOIS, l'enfant de la vallée, nous conte son enfance dans une superbe balade sur les hauteurs...

Moosch-1.jpg

LA BELLE VALLÉE DE SAINT AMARIN… (puisé dans un texte de Paul Stinzi).

Une voie romaine bifurquant de celle longeant le pied des Vosges près de Cernay, passait par la vallée de Saint Amarin. Face à la Filature de laine peignée de Malmerspach, elle quittait le fond de la vallée et entaillait, au-dessus de l'actuelle voie ferrée, un promontoire rocheux de la montagne (voie romaine découverte en 1910 par Désiré Lutz et remise à nu en 1966 par les lycéens de Thann). On peut y voir deux ornières parallèles creusées dans le rocher. Cet endroit est cité en 1342 sous le nom de Hauwenstein (Christian Wildsdorf dans la vallée de la Thur aux XIII et XIV è siècles) pour pénétrer dans le val d'Urbès et sous la dénomination « alter Weg » monter vers le col de Bussang et redescendre vers Saint Maurice. La route romaine reliait ainsi la vallée de la Thur à la vallée de la Moselle. Ce chemin par le col de Bussang servait également après les grandes invasions.

Au VIIè siècle, il est question d'une petite agglomération du nom de DOROANGUS sur les bords de la Thur où un moine, venu sans doute de Luxeuil avait fondé un petit couvent, situé probablement à l'emplacement du cimetière de Saint Amarin (an 625). La vallée était couverte de forêts étendues où seules existaient quelques fermes près de Dorogangus et sur la Thur poissonneuse… le couvent ne se développe guère. Vers 1191 il fut transformé en chapitre de chanoines séculiers qui fit construire une collégiale romane ressemblant à celle de Vieux-Moutier et de Saint Mihiel. En 1442, le chapitre de Saint Amarin fut transféré à Thann dont l'église Saint Thiébaut devint ainsi une collégiale....

L'ancienne église collégiale de Saint Amarin, tombée en ruines fut démolie autour de 1750 lors de la construction de l'actuelle église paroissiale (1757 à 1762) qui fut consacrée en 1786 par Casimir de Rathsamhausen, Prince abbé de Murbach. Autour de Saint Amarin des agglomérations se formèrent au cours des siècles : Hintervogelbach, Meerbaechle, Kattenbach, Breuil (grande ferme de Murbach puis à partir du dernier siècle, le blanchiment de l'industrie de Wesserling) Vogelbach fut réuni à Saint Amarin.

Les ressources de la vallée furent multiples, entre autres, la vigne en faisait partie, elle fut cultivée sur les pentes ensoleillées de Willer sur Thur, de Saint Amarin et même Mollau autrefois, elle est toujours présente sur les coteaux perchés de Thann ouvrant ainsi la porte de la route des vins… On y mentionne aussi la culture du trèfle du blé, du chanvre, de la pomme de terre, l'arboriculture et la distillation de la gentiane. Les ruisseaux autrefois grouillaient de truites et d'écrevisses. Chaque village avait au moins un moulin, nombreuses étaient les scieries et les habitants étaient bûcherons, charbonniers et schlitteurs. Une nouvelle richesse fut découverte au cours des siècles, l'exploitation minière. Dès 1508 on cherchait près de Moosch de l'or de l'argent, du cuivre et du minerai de fer. Les mines étaient riches, mais l'extraction du minerai était difficile parce que l'eau inondait souvent les galeries. Près d'Urbès, Murbach possédait un grand lac, des mines furent exploitées au XVIIè siècle. On en cite six, dont l'une fut sans doute la romantique « cuisine du diable » dans le Bruckenbachtal que les randonneurs connaissent bien ! Des mines de cuivre furent exploitées près de Storckensohn et Mollau. Le XIXè siècle fut le siècle de l'industrialisation de la vallée grâce au rayonnement de l'industrie textile de Mulhouse dans les vallées des Vosges méridionales. Dès le XVIIIè siècle, les frères Koechlin l'avaient introduite à Willer. La voie ferrée Mulhouse-Thann fut prolongée pour des raisons industrielles jusqu'à Wesserling en 1863 et de là jusqu'à Kruth en 1905... Au XIXè siècle on changea et améliora le tracé de la route vers le col. Un tunnel devait rendre le passage d'un versant à l'autre moins dangereux en hiver, abandonné au lendemain de la dernière guerre.

Départ de Moosch 415 m alt., 9 heures pour une grimpette au Niedereckwald 848 m alt. Sur le sentier, à travers la forêt, sur notre gauche, Geishouse nous tend les bras …

Moosch-2.jpgvue sur Geishouse

Un court arrêt devant le chalet Peugeot nous permet de voir l'Abrutchsfels sur lequel est érigé l'abri où est prévu l'arrêt repas, mais avant... il y a du pain sur la planche, une grimpette au col du Haag. Une récompense nous attend dans l'ascension... un chamois nous observe…

Moosch-3.jpgVue sur l'Abrutchsfels depuis la forêt du Niedereckwald

Le sentier pentu débouche devant la ferme-auberge du Haag, nichée à 1 223 m alt. au pied du Grand Ballon. Un chemin forestier descend à l'abri du Faucon… nous ne nous faisons pas prier... pour dévaler, une petite faim s'est réveillée dans la montée !!

Moosch-4.jpg

Nous voilà au lieu-dit Abrutschfels, c'est dans cet endroit paradisiaque qu'est érigé un abri où il ne manque rien… l'abri Faucon, altitude 1 010 m ! Nous y passons un moment fort agréable, inoubliable…

Moosch-5.jpg

à l'abri du Faucon...

La descente à Moosch passe à Geishouse,coquet village implanté en forme de fer à cheval sur les contreforts sud du Grand Ballon (1 424m) plus haut sommet du massif vosgien. En toutes saisons, de nombreuses activités à pied, à VTT, à cheval ou à raquettes les amoureux de la nature se retrouvent ici.

Autour de l'an 1000, une grande forêt touffue, le bruit des cognées, les fûts craquent, les défricheurs lorrains s'installent, voici les débuts de Geishusen...En 1532, 10 fermes sont recensées, soumises à l'impôt. Mais, peste, épidémies diverses, mauvaises récoltes suivies de famine la guette ! En 1616 on ne compte que 20 foyers, les groupes de maisons sont dispersés et les habitants vivent, bon an, mal an, de culture et d' élevage.

En 1678, la paix de Nimègue (traité signé le 10 août 1679 à Nimègue – aujourd'hui Pays Bas -) entre les Provinces Unies et la France mit fin à la guerre de Hollande. La fumée des cheminées monte à nouveau dans le ciel bleu et le pain cuit à nouveau dans les fours accolés aux chaumières, la forêt donne son bois et le bleu des myrtilles barbouille les petites bouches.

Les années suivantes, usines et mines s'installent, machines à tisser cliquètent et hommes, femmes et enfants revenant d'un dur travail peinent dans la raide montée. Les machines engouffrent de plus en plus de bois dont les habitants pouvaient user pour se chauffer, pour construire et vendre, maintenant il faut pratiquement le voler et les gardes ne sont pas tendres... les contraventions pleuvent et peu à peu, au cours de cette fin du XVIIè siècle, la misère s'installe.

En 1800, Geishouse devient commune indépendante, en 1803 comme les autres villages de la vallée, Geishouse entre en possession et jouissance de ses forêts, mais le partage ne devient définitif qu'en 1813, le vent dans les feuilles chante l'air de liberté !! ….

Moosch-6.jpg

école et mairie sur les hauteurs de Geishouse

En 1829, poussé par le préfet, le Conseil municipal décide de construire un bâtiment pour abriter la « maison Commune », l'école et le logement de l'instituteur, mais hélas faut trouver les fonds…

En mai 1841, enfin !! les écoliers vont avoir un toit à eux et le conseil ne se réunira plus dans la « Stuwa » du maire. La commune achète la maison Pfeiffer inhabitée. Mairie et école y logent encore actuellement ! C'est dans ce bâtiment que le petit François, l'enfant du pays apprendra à lire et à compter ... comme des centaines de petits Geishousois et Geishousoises…C'est à cette époque, que le petit François apprit à avaler des kilomètres à pieds, par tous les temps... en toutes saisons… car figurez vous qu'il habitait à la ferme de la Steinmatt nichée en contrebas du village de Geishouse… que de kilomètres parcourus pour ses petites jambes… et ceci quatre fois par jour.

De 1803 à 1810, l'industrialisation du textile bat son plein, condamnant, à terme, les métiers à bras installés chez les habitants. Mais les usines textiles ont elles mêmes été condamnées… que reste-t-il de leur gloire passée ???

Jusqu'en 1856, la paroisse de Geishouse dépendait de celle de Saint Amarin. Depuis le XVIIème siècle, le village disposait d'une chapelle érigée dans l'actuelle rue du Ravin (citée en 1674). La construction de l'église paroissiale a été réalisée entre 1859 et 1862. Cette belle église que tout randonneur aperçoit et reconnaît aisément à son clocher-mur à 3 baies. L'église Saint Sébastien !! Le village devient autonome et va avoir son curé, une église toute neuve l'attend !

Moosch-7.jpgL'église de Geishouse vue depuis le lieu-dit Hoehe...

En octobre 1860, le conseil décide l'achat de trois cloches. Dans leur campanile, elles vont sonner à toute volée annonçant joies et malheureusement aussi de grandes peines car les guerres éclatent…

En 1918, la paix revient… et ouvre la transition vers la vie moderne. 1939 – 1940, la guerre et l'horreur reviennent avec le feu et le sang ! Le 4 février 1944, les cloches enfin sonneront la fin du cauchemar, il faudra penser toutes les plaies… mais ici la vie à triomphé !!

Moosch-8.jpgdu haut de ses 1 424 m d'altitude, le Grand Ballon veille sur nous...

(sources : site de Geishouse) sur internet.

La descente sur Moosch, passe à quelques pas de la Steinmatt…

Merci à François pour cette belle randonnée… nous en avons plein les yeux !!

à bientôt, et bonnes vacances à l'ami Yves qui nous abandonne pour les jolies vahinés…

Marthe et les compagnons

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 09:37

Mercredi 6 octobre 2010

bitschwiller-1.jpg

une journée bien remplie se présente à nous !!

Bitschwiller les Thann, était connue pour la fabrication de locomotives (1836), c'est également là que fut inventé le sifflet à vapeur, « le Dampfpfifla » !! Du riche patrimoine industriel et historique, il ne subsiste que quelques vestiges tant les deux guerres mondiales ont laissé des traces. La route Joffre qui relie Bitschwiller-les-Thann à Masevaux avait été construite en 1915, afin de ravitailler les forces françaises sur la ligne du Front. L'église datant de 1839 est célèbre pour ses orgues Callinet. Il n'est pas possible de situer dans le temps la date de fondation de ce coquet village. Les spécialistes de la toponymie pensent que les localités dont le nom se termine en « willer » seraient d'origine romaine… il ne faut pas négliger qu'une voie romaine traversait la vallée. Pendant des siècles, les lieux étaient certainement occupés que par quelques fermes isolées qui, en se développant, ont abouti à la formation d'un hameau. Vers 792, Charlemagne fit don de la vallée de la Thur à l'abbaye de Murbach, c'est ainsi que la première mention de Bitschwiller-les-Thann se trouve, en 1250, dans les registres des possessions de cette abbaye sous la dénomination de « BUTZWILRE »... La Révolution Française de 1789 désorganise la vie administrative et pour la première fois de son histoire, le village est détaché de la vallée de Saint-Amarin pour être rattaché au canton de Thann, nouvellement constitué. Au début du XIX ème siècle, une importante industrie textile se développe entre Thann et Willer. En 1830, l'entreprise Stehelin-Huber débute la construction de machines à vapeur, et en 1838 elle sera la première en Alsace à fabriquer une locomotive pour les chemins de fer... Le développement de ces industries provoque un appel de main d'œuvre, et la population du village quadruple en quelques décennies...

En 1871, après l'annexion de l'Alsace à l'Empire allemand, l'industrie est en crise et on notera une baisse significative du nombre d'habitants. Début décembre 1944, c'est la libération après de rudes combats sur les pentes du Hundsrück. (sources tirées du site officiel de Bitschwiller-les-Thann très bien présenté et très riche en renseignements).

Bitschwiller-les-Thann, très lié aux noms de lieux qui reviennent très souvent lors de nos sorties, Grumbachkopf (674m), Erzenbachkopf (791m), Baecherkopf (922m) et le Thanner Hübel que nous foulons à maintes reprises en toutes saisons.

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Je tourne la page histoire pour vous conter le présent, et pour cause, c'est l'anniversaire de nos guides Claude et Yves, qui, tout au long de l'année, nous font crapahuter par monts et par vaux...

en rivalisant d'ingéniosité à nous faire découvrir des endroits paradisiaques… merci à eux !

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Départ à Willer-sur-Thur direction FA d'Ostein, dans la cour de la Société des Arboriculteurs les pommes attendent l'ouverture du pressoir !!

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vue sur les pâturages et la ferme d'Ostein

Débouchant sur les pâturages d'Ostein où l'automne s'installe… un petit en-cas avant de grimper au rocher d'Ostein comme promis mercredi dernier. Depuis le belvédère du rocher d'Ostein, curieuse dent rocheuse plantée dans la forêt, le panorama est merveilleux ! Que de couleurs chatoyantes nous entourent... nous ne remercierons jamais assez la nature pour tous les plaisirs qu'elle nous procure, faisons tout notre possible pour que cela dure, dure, dure…

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la vue s'ouvre grandiose sur le Haag, le Grand Ballon, la Goldenmatt et le Gerstacker ...

En quelques enjambées, le Camp Turenne (909m)… c'était en 1914 et 1918, une importante étape sur la route du Vieil Armand, un hôpital de campagne, un camp de réserves et l'état-major s'y étaient établis. Oui d'accord mais pourquoi Camp Turenne ? ,… durant la guerre de Dévolution, Turenne né à Sedan en 1611, mort à Sasbach en 1675, Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, dirige l'armée française qui envahi la Flandre et s'empare de plusieurs villes. Durant la guerre de Hollande, battu par les Impérieux de Raimondo Montecuccoli, il est obligé de repasser le Rhin en 1673. Il prend sa revanche en juin 1674, à la bataille de Sinsheim où il empêche la jonction des deux armées ennemies. Un mois plus tard, il ordonne le ravage du Palatinat, il vainc à nouveau les Impériaux en Alsace à la bataille d'Entzheim en octobre 1674 mais se replie sur Saverne et Haguenau, laissant les Allemands prendre leurs quartiers d'hiver en Alsace. Contrairement à tous les usages militaires de l'époque, il n'hésite pas à attaquer en plein hiver, fond sur Belfort le 27 décembre 1674, entre dans Mulhouse le 29. Les Impériaux sont basés à Turckheim. Sa stratégie consiste à surprendre l'ennemi en attaquant par la montagne, il monte sur les hauteurs de la ville de Thann et établit son camp à l'endroit encore dénommé « camp Turenne ». Son armée longe la crête et, arrivé au-dessus du camp adverse le 5 janvier 1675, déboule dans la vallée et prend l'adversaire par surprise, bat les Impériaux à Turckheim et les force à repasser le Rhin. Peu après Turenne est tué par un boulet de canon, lors de la bataille de Sasbach où il se trouve à nouveau face à son vieil adversaire Montecucooli. Son corps repose aux Invalides depuis 1800.

Une citation de Henri, vicomte de Turenne : «  tu trembles carcasses, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener !! »

Eh bien nous on sait... où on va ! À l'abri du Rehbrunnel au pied du chêne Wotan ! Faire la fête…

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la joyeuse troupe à l'abri du Rehbrunnel

Bravo et merci à Claude et Yves pour ce délicieux repas, il ne manquait rien, même le soleil et le ciel bleu étaient au rendez-vous, félicitations aussi à Alain et un gros bisou à Nathan.

Arbre mythique, symbole de force et de fidélité… le chêne Wotan

bitschwiller-7.jpg

Voilà le chêne solitaire

Dont le rocher s'est couronné

Parlez à ce tronc séculaire

Demandez comment il est né...

Lamartine (1790-1869)

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De tout temps et dans toutes les civilisations, le chêne vert a été symbole de force, de majesté, de sagesse, de prophétie, de générosité, de puissance, de longévité et de fidélité. À lui seul il représente les quatre éléments de l'alchimie, l'eau qui circule dans sa sève, l'air qui pénètre par ses feuilles, la terre qui nourrit ses racines et le feu qui consume son bois !!

Fini de rêver, le chemin forestier passe devant la fontaine… et descend au col de Grumbach pour rejoindre à Bitschwiller-les-Thann.

Marthe, Claude, Yves, Eliott et les compagnons

vous retrouvent mercredi prochain

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:45

Mercredi 29 septembre 2010

willer-1

le randonneur infatigable…

Dans la Vallée, bientôt le Tram-Train, une question est sur toutes les lèvres… c'est un tram ou c'est un train ??? réponse d'un chauffeur de bus « (c'est plus gros qu'un tram et plus fin que le nouveau TER Bombardier ». Plusieurs rames du Tram-Train sont arrivées à Mulhouse, réceptionnées chez Soléa, l'entreprise qui gère les transports de l'agglomération. Venant de chez Siemens en Allemagne par convois exceptionnels. Ça y est le premier tram-train de France circulera bientôt à Mulhouse.

Le 12 décembre 2010, le premier tram-train interconnecté de France sera mis en circulation à Mulhouse, et circulera à la fois sur les voies du tramway et RFF. Il permettra de joindre la gare de Mulhouse à Thann Saint-Jacques, sans changement. Pour les usagers l'avantage réside surtout dans les arrêts intermédiaires, notamment pour les Mulhousiens, le tram-train constitue une troisième ligne de tramway, en complément aux deux lignes existantes. Véhicule électrique rapide pouvant atteindre 100 km/h, climatisé et silencieux... Son design moderne a été conçu par le catalan Peret également créateur de la robe du tramway. La décoration extérieure combine les caractéristiques de la robe du tramway et celle du TER. Faut reconnaître... il a de la classe !! Il empruntera le réseau de tramway urbain à Mulhouse, puis une nouvelle voie jusqu'à Lutterbach pour passer sur la voie ferroviaire existante jusqu'à Thann, soit une distance totale de 22 km.

Départ Willer-sur-Thur, le sentier derrière le camping grimpe à travers la forêt et réserve aux randonneurs, à cette époque de l'année, des paysages de toute beauté. À nos pieds, le village de Goldbach, l'un des villages les plus élevés d'Alsace (alt. 695 m) , tire son nom d'une rivière poissonneuse en truites dont le fond est semé de paillettes de mica pulvérulent.

Goldbach-Altenbach se compose de deux entités Goldbach et Altenbach, les deux communes ont fusionné en 1972.

willer-2

Environ une heure plus tard une vue imprenable sur la Goldenmatt, le Gerstacker et la route du Grand Ballon.

Entre Willer-sur-Thur et Goldbach, un petit groupe d'habitations blotties dans le vallon est signalé par un panneau « Le Moulin » dit Mehl. Il ne subsiste plus rien aujourd'hui de l'antique moulin établi sur la berge du torrent du Wyssbach. Une ancienne scierie existait, placée en amont du pont avant la montée du Kilchwag. La scierie fut remplacée par un atelier de serrurerie taillanderie. Le bâtiment endommagé pendant la première guerre devait être totalement abandonné. En 1865 fut construit un tissage de 117 métiers. Vers 1906, l'ensemble des bâtiments, à savoir l'ancien moulin ainsi que l'usine étaient aux mains de la société Gerrer qui y faisait battre 160 métiers. La première guerre mondiale a ruiné définitivement toute industrie à Goldbach. L'actuelle maison fut érigée dans les années 1927 avec les matériaux de remploi du vieux moulin.

La ferme du Gerstacker est une très ancienne ferme que céda Murbach aux trois communes de Goldbach, Neuhausen et Altenbach dès l'année 1558. Le Gerstacker est encore renommé par ses carrières qui fournissaient une pierre remarquable par sa dureté et son beau granit. On peut en voir un superbe échantillon dans le piédestal du monument à la gloire de Kléber à Strasbourg.

Sur une butte, la ferme auberge du Freundstein domine les pâturages sur lesquels les troupeaux profitent des dernières journées d'herbages avant de rentrer en période hivernale.

Une stèle au bord de la route rappelle le crash d'un bombardier canadien Halifax MZ-807 du nom de code Corkscrew Charlie. Une mission de bombardement va s'achever brutalement dans la nuit du 2 au 3 décembre 1944 sur le site du Freundstein. Après avoir bombardé Hagen dans la Ruhr, touché, le bombardier, servi par sept hommes d'équipage, n'aura pas de retour. Après avoir tenté un atterrissage de fortune dans le massif du Riesenkopf, son voyage s'arrêta là. Le seul survivant, inaugura cette stèle en 2006 en mémoire de ses six camarades...

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Pâturages du Freundstein

Aujourd'hui c'est journée grillades à l'abri de la Triade. L'ami Yves a dans son sac à dos des kilos de saucisses et escalopes, nous allons nous régaler...

willer-4

Sous l' œil attentif de la mascotte, l'opération grillades peut commencer...

En deux temps, trois mouvements, chacun vide son sac à dos... les victuailles affluent... diverses salades, vin, dessert... en un temps record la table est garnie... et le repas peut commencer. Même le petit bois et le charbon de bois sont montés à dos d'homme !!!

willer-5

La joyeuse bande à la Triade

Sur le chemin du retour, un clin d'œil au rocher d'Ostein que nous retrouverons, pour sûr, la semaine prochaine...

la descente à Willer-sur-Thur passe obligatoirement par la chapelle Saint Nicolas, le réservoir et la statue Saint Joseph, un rituel. Plantée sur la colline, la statue géante de Saint Joseph impressionne, elle veille sur Willer à quelques pas d'un très beau château d'eau, véritable bijou !

Bien belle journée, merci à tous pour toutes ces victuailles portées à dos d'homme, et chapeau à Maître Yves pour sa dextérité au barbecue.

willer-6.jpg

 

Les randonneurs prennent plaisir à sonner la cloche de la chapelle Saint Nicolas

Marthe et les compagnons

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 10:46

  Mercredi 22 septembre 2010

malmerspach-1.jpg

Youpi ... aujourd'hui j'ai un trône !!

La vallée de Saint-Amarin, en alsacien Sankt-Amari a été baptisée du nom d'Amarinus.

Dans le sud des Vosges, à l'ombre du Grand Ballon, cette belle et pittoresque vallée déploie tous ses charmes. Cette vallée fut déjà visitée et occupée par les Romains. Au début du VII ème siècle, un pieux ermite nommé Amarinus (décédé en 674 à Volvic), venant de Luxeuil fonde un couvent en un lieu appelé « Doroangus » (herbage de la Thur). Une petite cité se crée autour du couvent. Au début du IXème siècle la vallée devient propriétaire de l'Abbaye de Murbach. Le nom de Saint Amarin est cité une première fois en 1135. Une collégiale est construite entre 1050 et 1100 et les chanoines y résident jusqu'à leur transfert à Thann en 1441. Un mur d'enceinte est érigé entre 1240 et 1260 laissant la collégiale hors des murs (emplacement de l'église actuelle). Un bailli nommé par Murbach administre les possessions de l'Abbaye dans la vallée à partir du IX ème siècle jusqu'en 1789. Du temps des romains la vallée est déjà une voie de passage pour franchir les Vosges par le Col de Bussang. Au XII ème siècle, avec l'ouverture du St-Gothard, la vallée s'ouvre au commerce international entre l'Italie et les Flandres. La guerre de Trente Ans (1618-1648) décime la population de la vallée. L'industrialisation de la vallée débute au XIX ème siècle, grâce à d'anciennes mines d'argent, cuivre, plomb, cobalt et zinc, s'amplifie les siècles suivants et les habitants deviennent des « ouvriers-paysans » jusque vers les années 1950.

Départ à Malmerspach 398 m d'altitude par une belle journée ensoleillée. Malmerspach ne fut jusqu'à la Révolution qu'un infime hameau, mais à partir de 1844, la filature de laine peignée fit, jusqu'à sa liquidation en 1977, la renommée mondiale du village. Malmerspach se distingue des communes avoisinantes par ses cités ouvrières. Un important réseau de sentiers à travers futaies et sous-bois vers le massif du Rossberg ou la route des crêtes fait le bonheur des randonneurs et amoureux de la nature. Elle fut le fief de la famille Schlumpf, industriels du textile.

malmerspach-2

La famille SCHLUMPF : en 1904 et 1906 naissent respectivement Hans et Fritz Schlumpf près de Milan en Italie, fils d'un négociant en textile suisse décédé en 1919. Veuve, leur mère Jeanne Schlumpf revient vivre à Mulhouse d'où elle est originaire et élève ses deux fils qui l'entourent d'une dévotion hors du commun. En 1940, à 34 ans, Fritz est PDG d'une filature à Malmerspach. Les Schlumpf ont créé la société anonyme pour l'industrie lainière en 1935 et leur empire ne cesse de croître. Fritz collectionne les voitures, abritées dès 1964 dans sa filature de Mulhouse… le futur musée ! Un amour dévorant pour la belle mécanique anime Fritz qui achète bien au-delà des frontières des modèles qu'il convoite. Au fil des ans, près de 400 pièces, véhicules, châssis ou moteurs, rallient discrètement l'usine de Mulhouse. L'équipe chargée de les restaurer est tenue au secret. Une partie de l'ancienne filature est luxueusement aménagée.

Un conflit social devient l'affaire Schlumpf : dans les années 70, l'industrie textile décline… en 1976, les frères Schlumpf cèdent leurs usines, en octobre Malmerspach licencie, un conflit social éclate et les frères Schlumpf se réfugient en Suisse.

Mars 1977, à Mulhouse, des syndicalistes pénètrent dans le « musée » et découvrent stupéfaits la collection... baptisé « Musée des Travailleurs » le site sera occupé pendant deux ans. Menacée d'être mis en vente pour combler le déficit de leur groupe industriel, cette collection fut classée monument historique en 1978 par le Conseil d'État et fut ensuite vendue en 1981 à l'Association du Musée National de l'Automobile.

Située à Mulhouse, la Cité de l'Automobile – Musée National – Collection Schlumpf est l'un des plus grands musées automobiles du monde… Récemment modernisée et agrandie on y découvre une collection unique de modèles historiques, de prestige ou de course qui racontent l'histoire de l'automobile, dont les fameuses Bugatti Royales. Un grand musée, une grande collection, un grand moment. Des joyaux inestimables !!

Laissons ce passé tumultueux et grimpons au Dreimarkstein. D'un côté un abri ouvert, de l'autre un oratoire, Notre Dame des Trois Bornes.

malmerspach-3.jpg

Devant l'abri au Dreimarkstein, une petite fille nous invite à entrer… mais nous avons encore du chemin à parcourir… une prochaine fois peut–être…

malmerspach-4.jpg

Un beau sentier mène au Klebbachkopf puis au Belacker, nous continuons toujours, car l'objectif d'aujourd'hui est de manger à l'abri de la Mésange, et pour cause 35 années de mariage, ça s'arrose !!

Un rubis c'est pour la vie... 35 ans de mariage !

malmerspach-5.jpg

Agnès et Aldo nous offrent un merveilleux élixir (vin aux noix) qui ravie nos papilles !!

et voici un petit poème pour eux

Comme quand je t’ai dit oui

Rubis et envie sont associés

Comme aimer et durer

Viens ma mie

C’est pour la vie.

Ce fameux élixir était accompagné par de délicieux mini-Landjäger dont seuls Aldo et Agnès ont le secret !! merci les amis !

Béni soit le destin qui vous fit tant de joie ! Et que le ciel permette un jour qu'on vous revoie, ici dans quinze ans, fêter vos noces d'or …

malmerspach-6.jpgAldo et les mini-Landjäger

Après ce moment convivial nous retournons au col des Dreimarkstein et empruntons le chemin forestier qui rejoint Malmerspach.

La Vallée de Saint-Amarin est un paradis pour les amoureux de la nature, traversé par le fameux GR5 qui part de Hollande, traverse la France jusqu'en Méditerranée, offre de magnifiques panoramas sur les crêtes vosgiennes et permet de découvrir une faune et une flore riches et variées. Quel bonheur de vivre dans cette merveilleuse région !!

 

Marthe et les compagnons

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 10:25

Mercredi 15 septembre 2010

 

WEGSCHEID ET LA FORÊT DES VOLCANS

wegscheid-1.jpg

Chaque année, l'automne nous incite à faire une sortie dans la magnifique forêt des volcans dans le massif du Nablas et des Vogelsteine.La forêt des volcans de Wegscheid, située dans le massif du Rossberg est surplombée par les rochers des Vogelscheine (1164 m d'altitude) a été classée en réserve naturelle régionale le 28 mars 2008. Ce site remarquable fait partie intégrante du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges et du site Natura 2000 des Vosges du Sud.

Un relief accidenté, des vestiges volcaniques sur une superficie de 100 ha et un dénivelé de plus de 500 m, la réserve naturelle dissimule des vestiges d'un lointain passé volcanique de l'ère primaire d'il y a quelques 340 millions d'années. Depuis cette période, les mouvements de la croûte terrestre ont donné naissance aux Vosges et, combinés à l'alternance des périodes climatiques ont façonné le relief accidenté du site. La nature des roches d'origine volcanique, les pentes abruptes, les couloirs d'éboulis et les nombreux affleurements rocheux sont à l'origine d'une mosaïque originale de biotopes.

La forêt que nous aimons emprunter lors de nos sorties est une forêt naturelle d'une qualité écologique remarquable. La majorité des boisements, peu exploités depuis les années 1930, sont caractérisés par une grande quantité de bois morts, des arbres aux dimensions remarquables et des éclaircis où se développent les arbres pionniers du cycle naturel de la forêt. Cette diversité dans la structure forestière offre habitats et ressources pour la faune et la flore, mais aussi pour le règne des champignons, ici représenté par 550 espèces. Un vrai paradis pour les cueilleurs de champignons… à vos paniers...

Départ à Wegscheid 455 m alt. au caveau de la Maison du Pays. Wegscheid vient de l'allemand Weg (chemin) et Scheiden (séparation). En 1315, apparition de Wegscheid dans les écrits historiques, le village appartient à la seigneurie de Masevaux. Àpartir de 1400 se crée à Wegscheid, dans le vallon du Soultzbach, un centre minier de première importance où sont exploitées de nombreuses mines d'argent et de cuivre. Les Vogelsteine sont le point le plus élevé avec 1164 m d'altitude.

Le vallon du Soultzbach, ne pas confondre avec la vallée de Munster… on ne sait pas précisément à quelle époque remonte le peuplement du vallon du Soultzbach. Il est établi qu'une voie romaine passait autrefois sur le territoire de Soppe le Haut, mais les quelques rares vestiges mis à jour jusqu'à présent ne permettent pas de penser que le lieu était habité à cette époque. Plusieurs petits cours d'eau alsaciens sont nommés Soultzbach (signifiant en principe ruisseau salé) dont celui-ci qui traverse Wegscheid et rejoint la Largue à Balschwiller. Son cours est flanqué de plusieurs villages et rues et son nom est repris par celui de la communauté des communes de la Doller et du Soultzbach.

wegscheid-2.jpgGîte original dans la montée au réservoir de Wegscheid

Deux torrents aux eaux limpides, le Heimbach et le Soultzbach, affluents de la rive gauche de la Doller, prennent naissance sur les versants escarpés du Rossberg pour dévaler et irriguer le ban communal de Wegscheid.

La route monte jusqu'au parking du verger près du réservoir et rejoint un chemin forestier puis un beau sentier grimpant à travers une magnifique forêt pour déboucher à l'Engelberg direction le Fuchsfelsen.

wegscheid-3.jpgLe parking – aire de pique nique au réservoir

Arrivés au point de vue, un petit belvédère offre une vue grandiose sur le massif vosgien, et, comme à chaque passage nous la découvrons comme si c'était la première fois... Cette fois, le Fuchsfelsen n'est pas au programme, le sentier partant à gauche plonge dans la forêt des volcans. Une multitude de champignons ornent les bois… la pause repas est prévue à l'abri du Stahlberg que nous rejoignons joyeusement.

wegscheid-4.jpg

Le Stahlberg, niché au pied des célèbres rochers des Vogelsteine, est un endroit très apprécié des randonneurs... qui plus est… un superbe abri est à la disposition des amoureux de la nature.

Il fait partie de la série des chalets financés par la communauté des communes de la vallée de la Doller, mise en place par les bénévoles du club vosgien de Masevaux, suivant la technique de la « fuste ». Cette technique consiste à tailler des « joues » dans chaque pièce de bois de manière à les imbriquer au plus juste, rendant ainsi l'isolation idéale. Je félicite et remercie sincèrement les bénévoles, ces abris nous rendent bien service tout au long de l'année.

Et maintenant nous nous débarrassons volontiers de nos sacs à dos et dégustons un petit vin blanc d'Alsace qui vient régaler nos papilles… que d'évènements à fêter entre amis !

wegscheid-5.jpgEt dans tous les cas, la chanson accompagne le verre de l'amitié…

Le soleil n'est pas au rendez-vous, mais le cœur y est !! Nous quittons le Stahlberg en contournant le Pfaffenberg et dévalons jusqu'au réservoir pour retourner au centre de Wegscheid.

wegscheid-6.jpgMarthe et les compagnons vous saluent...

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 10:18

Mercredi 8 septembre 2010

Magnifique balade au pays des comtes de Ferrette et aux sources de l'Ill, la rivière de l'Alsace. Cette partie nord du Jura (le Jura alsacien) renferme vallons, cluses, superbes futaies et grasses prairies ou affleurent les roches calcaires. De charmants villages ou fermes isolées, des ruisseaux, une chapelle posée délicatement à l'orée d'un bois, de vieilles murailles (ruines des châteaux) semblent vouloir nous conter les légendes d'antan...

L'Ill, rivière qui autant que le Rhin fait l'Alsace puisqu'elle traverse du nord au sud pratiquement sur toute sa longueur et qu'elle reçoit les principales rivières qui descendent des Vosges : Doller, Thur, Lauch, Fecht, Weiss etc... Au départ un petit ru sort de terre, se faufile à travers les prairies, disparaît et reparaît avant de devenir, quelques dizaines de kilomètres plus loin, une agréable petite rivière ombragée où l'on trouve la truite fario... L'Ill coule sur 223 km, elle sort de terre à Winkel avec une résurgence à Ligsdorf, elle contourne Ferrette. La Largue, autre rivière sundgauvienne se jette dans l'Ill à Illfurth, elle bifurque vers le nord et se jette dans le Rhin en aval de Strasbourg après la chute de Gambsheim.

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La source de l'Ill sur les hauteurs de Winkel

Sous l'imposant massif du Glaserberg se niche Winkel (Haut-Rhin) et la petite source de l'Ill sort de terre... Là, Anne Rochette, artiste-plasticienne, a conçu et réalisé le nouveau site de la source de l'Ill. Dans cet aménagement paysager, qui est l'articulation d'un ensemble de pierres taillées et d'un travail paysager, elle a cherché à établir une relation de complicité et d'échange entre l'oeuvre sculptée, le site et les usagers avec les 10 pierres blanches symbolisant des gouttes d'eau avec la source... Ce travail a été conduit avec Dominique Szulc...

La journée débute à Ferrette– au lieu-dit Don Bosco. Ferrette, ancienne capitale du Sundgau, enfermée dans une muraille du XIII ème siècle, regorge de bâtisses anciennes et remplies d'histoire. À l'extrême sud de l'Alsace, cette coquette petite ville doit son origine au château dont les ruines dominent la localité nichée dans les premiers contreforts du Jura à près de 600 m d'altitude. En 1103 Frédéric Ier, hérite des terres d'Alsace supérieure, qui prirent plus tard le nom de comté de Ferrette. Il meurt vers 1168, son fils Louis lui succède mais décède lors d'une croisade à laquelle il prit part en 1189. Le fils de Louis, Frédéric II prend la relève. Il fera fructifier ses terres au point de susciter la convoitise de l'Évêque de Bâle avec qui il entrera en conflits. Dès 1208, Frédéric II dote le bourg du régime municipal et l’entoure de muraille en 1233. En 1271, Ferrette est mentionnée pour la première fois comme Ville.
Il sera assassiné en 1233, officiellement par son fils Louis qui sera accusé de parricide et excommunié. Son autre fils, Ulrich prend le pouvoir, ce n'est que six siècles plus tard que l'on découvrira un parchemin contenant l'aveu, par Ulrich, de l'assassinat de son père. Ce parricide ne lui portera pas chance car en 1271 Ulrich est forcé de vendre à l'évêché de Bâle le château et la ville de Ferrette, devenant ainsi son vassal, comme le sera plus tard son fils Thiébaut et son petit fils Ulrich III. À la mort d'Ulrich III, en 1324, Jeanne de Ferrette hérite du Comté de Ferrette, et épouse l'archiduc Albert de Habsbourg.

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Ferrette et son château

En 1324, avec le mariage de Jeanne de Ferrette et de Albert II de Habsbourg, (ils eurent 6 enfants) le comté passe à la maison d'Autriche qui lui accorde de nombreux privilèges, débit exclusif du sel pour toute la seigneurie qui comptait plus de 30 villages, droit de nommer des magistrats, franchise de tous droits de péage, droit de tenir des foires (dont celle de la Saint Nicolas accordé en 1491 par Maximilien 1er et qui existe toujours), Ferrette devient la résidence du bailli seigneurial...

Pendant la guerre de Trente Ans, en 1633, le commandant Hartmann d'Erlach, allié des Suédois envahit le Sundgau et s'empare de Ferrette. Excédés par les exactions des Suédois, les paysans du Sundgau se révoltent et attaquent le château causant la mort d'Erlach. En guise de revanche les Suédois incendient le château supérieur et détruisent les murs d'enceinte.

En 1639,le comté de Ferrette est occupé par les troupes françaises et en 1648, après le Traité de Westphalie, Louis XIV en fait don à son fidèle ministre, le cardinal de Mazarin qui le lègue à sa nièce, épouse d'Armand Charles de la Porte. Par héritage le comté passa ensuite aux mains de leur fils Paul Jules de la Porte (1666-1731), puis à la fille de celui-ci Charlotte Antoinette épouse d'Emmanuel Félicité de Durfort Duras. Leur fille, Louise Jeanne épouse de Louis Marie Guy d'Aumont le transmet à sa fille Louise Félicité Victoire épouse d'Honoré IV de Grimaldi duc de Valentinois, Prince de Monaco. Ceci explique pourquoi l'actuel Prince de Monaco porte parmi ses nombreux titres celui de comte de Ferrette sans avoir aucun lien par le sang avec les premiers comtes de Ferrette.

(renseignements puisés sur internet)

Après le sentier des 3 pays, le chevalet bleu mène à la grotte du Docteur Herring moins connue que la célèbre grotte des Nains, cependant très intéressante !

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Exploration de la grotte du Docteur Herring

Remonter sur les pâturages par une pente glissante demande toute notre attention, nous y arrivons tous sans problème...

Winkel se dévoile rapidement devant nous ! Du germanique Winchil ce joli village fleuri nous accueille. Le territoire de la commune conserve des traces d'occupation humaine au néolithique. Peut-être fondation de l'abbaye de Lucelle, la localité est connue sous le nom de Winchelein en 1146 et de Winchele en 1156. Elle fait partie de la mairie de Moernach et de la seigneurie de Ferrette. Depuis le XII ème siècle, l'abbaye de Lucelle y possède une grange ou domaine agricole et des caves à vin. Une famille de petite noblesse porte le nom du village au XIII ème siècle, la tradition locale rapporte que Rodolphe von Warth, noble suisse, y possédait un château.

L'activité du village est marquée par la verrerie de Glashütte et les mines de fer, fournisseur de la fonderie de Lucelle qui contribuent à son peuplement au XIX ème siècle.

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La chapelle de Warth à Winkel

Avant la source de l'Ill, une visite à la chapelle de Warth s'impose !

L'historique de ce sanctuaire du XIV ème siècle, taillé en partie dans le roc et entouré de légende est lié à la fin tragique du chevalier Rodolphe de Warth complice du parricide Jean de Souabe qui, le 1er mai 1308, avec des comparses assassina Albert Ier de Habsbourg. Rodolphe de Warth fut condamné à mort pour son crime et subi le supplice de la roue et son château fut rasé en représailles. Son agonie dura 3 jours et 3 nuits. Son épouse Adelhaïde de Sargans le veilla lui prodiguant les soins les plus tendres et le préparant à une mort chrétienne. Ce ne fut qu'après lui avoir fermé les yeux qu'elle consentit à la quitter. Consumée de douleurs elle mourut quelques années plus tard dans la fleur de l'âge. Elle avait 3 fils dont 2 s'étaient voués à l'état ecclésiastique. Probablement c'était eux qui, par la suite ont fait ériger cette chapelle en face du château paternel rasé sur ordre de la reine. Restaurée en 1956, la chapelle est dédiée depuis cette date à Marie, Reine du Monde.

Fermant cette page d'histoire nous grimpons à la source de l'Ill relatée en première partie.

Plus tard, Winkel nous accueille sur le sentier touristique dit « Sentier des Marocains » pour une rencontre de son patrimoine.

Entre 1929 et 1940 pour se prémunir de toute invasion ennemie, la France a construit le long de ses frontières du Nord-Est une véritable muraille d'ouvrages fortifiés : la Ligne Maginot. À Winkel, dans sa partie la plus au sud, sa construction inachevée entre 1939 et 1940 était étroitement liée à la vie d'un régiment de tirailleurs marocains. En leur souvenir, un chemin portait déjà leur nom, c'est désormais tout un parcours devenu aujourd'hui un témoin privilégié de l'histoire et un authentique élément de l'identité locale...

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Le Bildstœckle, lieu-dit, dénommé aussi plateau de l'Oratoire (722m), est une aire de repos avec un abri, lieu de départ du sentier des Marocains. L'oratoire en bois sculpté au milieu des tilleuls, représente dans sa partie supérieure la Sainte Famille accompagnée de la Sainte Trinité et en-dessous, une statuette de Saint Antoine.

L'allée des Hêtres est un véritable enchantement... située sur le banc communal de Ligsdorf en forêt domaniale de Saint Pierre Lucelle. Elle est constituée d'un alignement régulier remarquable avec de nombreux arbres de plus de 150 ans avec pour certains 28 m de haut et 3 m de circonférence.

Intérêt paysager et historique du site, sans doute aussi l'une des plus belles vues du Jura alsacien sur le Jura suisse voisin. Surplombant la ferme du Grand Kohlberg, ainsi nommé car on y produisait jadis du charbon de bois, elle permet de rejoindre le col de Neuneich.

Le col du Neuneich où une aire de pique-nique invite à la pause… c'est précisément ici que nous allons poser nos sacs à dos. Un petit abri est installé sur le site d'une ancienne ferme dont les vestiges du puits sont encore visibles, mais l'option de manger sur les tables extérieures inondées de soleil l'emporte bien sûr. Le nom de » Neuneich » fait référence à l'alignement de neuf chênes qui se trouvait autrefois près de la ferme, cette dernière, jugée non rentable fut rasée et remplacée par une forêt.

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Aire de pique-nique au col de Neuneich

Un peu d'histoire : avant la Révolution, la forêt de Saint Pierre appartenait à la célèbre abbaye de Lucelle, fondée en 1123 par Saint Bernard, l'illustre moine cistercien de Clairvaux. À la Révolution en 1789, les moines durent s'enfuir et les biens de l'abbaye furent confisqués par l'État, la forêt de Saint Pierre qui ne comprenait alors que quelques 340 ha devint domaniale. Les fermes du Grand et Petit Kohlberg furent réunies à la forêt entre 1889 et 1903, mais en raison de leur vocation agricole manifeste, elle ne furent pas boisées, elles seront détachées de la forêt en 1956. La ferme du Neuneich, également appelée Neuhof comprenait, en 1857, une maison d'habitation avec puits, grange, écurie, jardin potager et verger, prés, champs et pâturages, le tout d'un seul tenant sur une surface de 62 ha. On y trouvait sans doute aussi un alignement de neuf chênes, ce qui constitue un élément paysager caractéristique dans la région. Plusieurs familles se sont succédées sur la métairie et quelques personnes y sont même nées... l'acte de baptême le plus ancien remonte à 1696.

Après un convivial pique-nique au soleil nous dégringolons à Ligsdorf… et remontons à Ferrette.

Ferrette, cette charmante petite bourgade... respire à nouveau… après des mois d'inquiétude !! La gendarmerie mobile est maintenue à la caserne Robelin. Rappelons qu'au nom de la réforme des missions de la gendarmerie menée par l'État, la suppression de six escadrons de gendarmes mobiles a été annoncée pour 2010. Parmi ces unités, figurait Ferrette. L'annonce de la dissolution de l'Escadron 24/7 avait couru depuis le début de l'année, de nombreux courriers, entretiens téléphoniques etc... les élus ont eu raison de ce terrible projet qui avait provoqué l'inquiétude des élus et de la population de la commune. Les gendarmes mobiles et leurs familles occupent actuellement le 2ème site et représente le quart de la population de la commune… Ferrette sans ses gendarmes mobiles ne serait plus Ferrette, bravo à tous ceux qui se sont battus !!

C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai lu un article sur internet concernant le Pfirterzegla, et ne peux quitter le Sundgau de ma jeunesse sans vous le faire partager !! La ligne de chemin de fer Altkirch-Ferrette qui, pendant de longues années rythmait la vie des Sundgauviens dont, bien entendu, je fais partie… Nombreux seront ceux qui se rappelleront cette époque de notre enfance...

Dès 1885, des pourparlers officiels sont engagés pour la construction éventuelle d'une ligne de chemin de fer desservant la haute vallée de l'Ill. Une liaison ferroviaire ente Altkirch et Ferrette était jugée nécessaire par les autorités allemandes, afin de favoriser l'écoulement de la production des industries textiles et forestières alors florissantes. En 1889, le maire suivi du Conseil Municipal de Waldighoffen protestèrent énergiquement : on ne voulait aucunement de « Strassenbahn » et les arguments n'étaient pas sans fondement (le chemin de fer est un danger permanent pour les habitants, les enfants ne seront plus en sécurité, etc… ) Rien n'y fit, la ligne fut tout de même construite et inaugurée le 4 janvier 1892. Le représentant de l'Empereur s'étonna que le train passa aussi près des habitations… en effet dans les localités allant de Henflingen à Durmenach, le train passait si près des maisons que l'on pouvait facilement distinguer l'intérieur des pièces d'habitation !! jusqu'à distinguer les assiettes sur les tables des habitants. Quotidiennement, cinq voyages aller et retour étaient prévus sur un trajet de 24 km avalé en 1 heure et 40 minutes… Le Pfiterzegla (tortillard de Ferrette) fut très vite le centre d'attraction des villageois, parallèle à la route, la voie ferrée tentait les jeunes à se mesurer en course à pied de vitesse au géant dans la traversée du village. Amusé par ce petit jeu, le conducteur du train lâchait la vapeur pour aveugler et disperser ses « concurents ». Les craintes des édiles furent confirmées par l'imprudence des voyageurs descendant du train en marche lors de la traversée des villages.

En 1945, au lendemain de la Libération, la ligne n'était plus rentable et l'introduction de cars tua le rail. Le 23 juin 1953, le Ministre des Transports à Paris signa l'arrêt de mort du « Tacot de Ferrette ». Seul un trafic de marchandises, très réduit subsista encore quelques années.

En 1895, le journal « Neue Mülhauser Zeitung »publia une éventuelle ligne de chemin de fer reliant la ligne Altkirch-Ferrette à Saint Louis, parmi de nombreux projets de tracés c'est finalement Saint Louis-Waldighoffen qui l'emporta. Ce n'est qu'en 1912 que le feu vert fut donné et les travaux d'agrandissement de la gare de Saint Louis et de la section Michelbach-le-Haut / Blotzheim furent commencés. En 1914, il y avait un vaste chantier à Waldighoffen, plusieurs chantiers furent engagés en même temps… le branchement des deux lignes exigeait un réseau à plusieurs voies permettant les manœuvres. Le 17 mars 1915, le premier train en provenance de Saint Louis entra en gare de Waldighoffen. Ouverte à la circulation le 1er mars 1920, elle s'anima d'un trafic intense à raison de cinq mouvements par jour. Au point de vue stratégique, elle reprit de l'importance après 1930 en assurant les liaisons entre la ligne Maginot et les arrières. Après 1945, le trafic reprit mais la ligne se révéla de moins en moins rentable et c'est le 28 mars 1955 que le dernier train de voyageurs entre Saint Louis et Waldighoffen circula.

ferrette-7.jpgLe site de la source de l'Ill à Winkel, havre de paix

Une bien belle balade dans le Sundgau… à bientôt

Marthe et les compagnons

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 11:21

Mercredi 11 août 2010

ballon-alsace-1.jpgallez venez !! je vous attends...

Mon maître est toujours pris par ses obligations professionnelles, mais moi je ne rate aucune sortie avec les compagnons... j'y ai plein d'amis !!

Rendez-vous 9 heures à Saint Maurice sur Moselle... ce charmant petit village situé dans les Hautes Vosges que nous connaissons bien pour démarrer certaines randonnées tout au long de l'année...

Situé au pied du Ballon d'Alsace et du Rouge Gazon, département des Vosges, région Lorraine, ses habitants sont les Frémis...

La haute vallée de la Moselle était empruntée par la voie romaine reliant Metz à Bâle. Bussang et Saint Maurice étaient regroupées sous le nom de Vixenterius, Vicentine ou Vissent jusqu'à la scission de 1420. Saint Maurice faisait partie du ban de Ramonchamp qui dépendait du duc de Lorraine. L'appellation actuelle de Saint Maurice sur Moselle date du décret du 22 mai 1867.

Nous montons au lieu-dit La Jumenterie qui perpétue le souvenir d'une tradition hippique de la commune. Un haras y fut fondé en 1619 par les ducs de Lorraine pour l'élevage des chevaux... Le blason reprend la bande du blason lorrain mais les alérions (petits aiglons) laissent la place à des fourmis, surnom donné aux habitants de Saint Maurice. La tête de cheval symbolise la tradition hippique de la commune comme dit ci-dessus, une tour fut construite à la Jumenterie.

Nous grimpons à travers de verts pâturages pour rejoindre la Jumenterie... d'anciennes croix jalonnent le sentier à travers forêt...

ballon-alsace-2.jpgancienne croix sur le sentier montant à la Jumenterie

Le Ballon d'Alsace, situé dans le parc naturel régional des Ballons des Vosges... à l'extrémité sud de la chaîne des Vosges, il culmine à 1 247 m d'altitude et offre ainsi un panorama grandiose …

C'est le point de rencontre entre trois régions : l'Alsace, la Lorraine et la Franche Comté...

Le terme « ballon » qui désigne les sommets si caractéristiques des Vosges du Sud serait dérivé (pour les Celtes) du nom du dieu Soleil qui se disait Bel ou Baal était un lieu de culte pour les Celtes. Le Ballon d'Alsace était fréquenté pour l'exploitation des pâtures et des forêts, mais n'a néanmoins jamais connu d'habitations permanentes sous la forme de village...

Il s'étend en partie sur quatre communes et quatre départements : Sewen dans le Haut- Rhin (Alsace), Saint Maurice sur Moselle dans les Vosges (Lorraine) Plancher les Mines en Haute-Saône (Franche-Comté) et Lepuis Gy dans le Territoire de Belfort ( Franche-Comté).

Un mot sur la Franche-Comté, ce nom n'apparut officiellement qu'en 1366, auparavant, on parlait du Comté de Bourgogne... C'est dans une charte de 1366 qu'apparaît pour la première fois le terme « Franche-Comté ». L'ancienne province sera rattachée à la France au XVII ème siècle et regroupe les 4 départements, le Doubs, le Jura, la Haute Saône et le Territoire de Belfort.

Rare région administrative française correspondant à une ancienne province (le Comté de Bourgogne), elle tire une homogénéité et une personnalité ancrée dans le passé.

De la Jumenterie nous continuons l'ascension au Ballon d'Alsace!! sur notre droite se dessine le Ballon de Servancequiculmine à 1 216 m d'altitude, situé à la limite des départements des Vosges et de la Haute-Saône, dont il est le point culminant. Il est surmonté d'un fort militaire... Le sommet est baptisé du nom de la ville de Servance située en contrebas du Haut du Them dans la vallée de l'Ognon. Il est séparé de son cousin le Ballon d'Alsace par le col du Stalon (958m). Le Ballon d'Alsace (1 247m) et le Ballon de Servance (1 216m) sont les géants incontestés des Vosges.

ballon-servance-3.jpg

Le Ballon de Servance flanqué du fort militaire...

Nous débouchons au sommet du Ballon d'Alsace devant une magnifique statue... symbolisant l'attachement des Français à l'Alsace, représentant une cavalière : Jeanne d'Arc.(En 1428 Jeanne d'Arc entendit des voix dans les forêt de Domrémy, en 1429 elle vainquit les Anglais, en 1431 elle avait 19 ou 20 ans, elle fut brûlée comme sorcière...

ballon-alsace-4Monument patriotique inauguré le 12 septembre 1909

« Le marcheur qui parvient au sommet met un pied sur l'Alsace, l'autre sur la Lorraine et étend son bras sur la Franche-Comté disait un randonneur il y a fort longtemps... son regard se perd avant que l'horizon se termine  ». Ceci est très juste !!

On peut également observer au sommet du Ballon, les restes d'anciennes tranchées de la Première Guerre Mondiale, et de nombreuses bornes de l'ancienne frontière entre la France et l'Allemagne (1871 – 1918) restent visibles (avec les marques F côté France et D côté Allemagne – Deutschland) ces dernières sont souvent effacées).

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Le monument à la mémoire des démineurs... élevé en hommage au dévouement et souvent du sacrifice de ceux qui ont accompli cette tâche éminemment périlleuse... ce monument est une œuvre originale due au sculpteur Rivière et évoque un démineur projeté en l'air par l'explosion d'une mine.

Non loin de la vierge du Ballon, sur la chaume, nous installons notre campement pour le repas de midi... bien entendu nous avons droit au verre de l'amitié offert par Michèle... un anniversaire engendre toujours un apéro... BON ANNIVERSAIRE MICHELE...

Après un long moment de festivité et de repos nous retournons vers la statue de Jeanne d'Arc... le ciel s'est assombrit et nous redescendons directement sur Saint Maurice sur Moselle via la Jumenterie.

ballon-alsace-6.jpgLes compagnons vous saluent …

à bientôt

Marthe

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 18:15

Mercredi 21 juillet 2010

Michelbach-1.jpglac de Michelbach

La Doller est une rivière d'Alsace qui irrigue sa vallée ouverte vers l'est en aval du Ballon d'Alsace.

Elle prend sa source sur les hauteurs de Dolleren, au lieu-dit la Fennematt à 922 m d'altitude, un endroit très prisé par les randonneurs pédestres. La Fennematt fut de 1871 à 1914, une frontière nationale entre la France et l'Allemagne. La Doller dévale d'Ouest en Est sur environ 50 km un dénivelé de 700 m pour rejoindre l'Ill dans l'agglomération mulhousienne. Parallèle à la Thur qui coule un peu plus au nord, elle baigne Sewen, Dolleren, Wegscheid, Niederbruck, Sickert, Masevaux, Lauw, Sentheim, Guewenheim, Pont d'Aspach, Reiningue, Lutterbach et Pfastatt avant de se jeter dans l'Ill. La Doller alimente ainsi le plan d'eau de Michelbach, réservoir en eau de la région de Mulhouse.

Le lac de retenue d'eau de 7 200 000 m³ situé au pied des Vosges fut créé en 1982 pour réguler le cours de la Doller et de ce fait l'alimentation de la nappe phréatique dans laquelle l'agglomération mulhousienne puise son eau potable. Classé en réserve naturelle volontaire, les oiseaux y prospèrent compte tenu de la grande tranquillité dont ils bénéficient grâce à l'interdiction de toutes activités nautiques et de pêche.

Le barrage de Michelbach est un barrage artificiel mis en service en octobre 1982, situé sur le ban de commune de Michelbach dans le département du Haut Rhin. Une grande digue et un observatoire ornithologique permettent une bonne observation des oiseaux. Sont présents de nombreux canards de surface ainsi que des canards plongeurs. Le balbuzard pêcheur et le busard Saint Martin sont aussi des hôtes habituels de ce plan d'eau ainsi que cigognes, hérons cendrés, oies cendrées, foulques etc... sans oublier de nombreux limicoles en automne et au printemps. Un tour sur l'observatoire nous donne une idée de l'ampleur de l'étendue du site. Le chemin faisant le tour du lac est une véritable aubaine pour les promeneurs amoureux de la nature sur près de 4 kilomètres.

Michelbach-2.jpgLes heureux canards du lac de Michelbach

Cette réserve d'eau, classée depuis 1997 en réserve naturelle volontaire reste vierge de toute animation humaine assurant la tranquillité des oiseaux est devenue un des plus importants site de nidification d'hivernants en Alsace après le Rhin.

Nous partons du parking et profitons d'un début de promenade de toute beauté le long du lac avant de rejoindre Guewenheim et son magnifique lavoir...

Michelbach-3.jpg

Guewenheim, est le premier village à l'entrée de la vallée de Masevaux bâti sur une terrasse caillouteuse de la Doller. Le nom de Göwenheim apparaît pour la première fois en 823 (lié à celui de l'abbaye de Masevaux) dans la charte de Louis le Pieux, fils et successeur de Charlemagne. Malgré la mise en cause de l'authenticité de ce document, les origines du village remontent vraisemblablement au temps des Carolingiens (751-987). En 1579, Guewenheim abritait une cour de justice et était le siège d'une cour colongère qui jugeait au nom des abbesses pour toutes les terres dépendant de cette abbaye. Durant la guerre de Trente Ans (1618-1648), le village est complètement détruit ainsi qu' Ernwiller, le village disparu situé en aval à flanc de coteau, de nombreux habitants fuient à ce moment-là.

En 1679 on ne comptait qu'une centaine d'habitants, des immigrants suisses sont alors appelés pour repeupler le village. Au XIX ème siècle le village compte plus de 800 habitants, en 1860, un industriel de Sentheim Monsieur Bian construisit une usine de tissage de 120 m de long en créant des petits ateliers sur l'emplacement de l'ancien moulin, travaillant pour des industries de Thann et Mulhouse. Transformation importante pour cette petite commune, la ligne de chemin de fer fut construite en 1864. En 1870, la population dépassait 1000 habitants.

1871, après le défaite de Napoléon III face aux Prussiens, l'Alsace passe sous la coupe de l'administration allemande jusqu'en 1914. Cette période voit la naissance des caisses d'assurance-maladie et accident en 1883 et 1884. Cette précocité vaut encore aujourd'hui à l'Alsace de bénéficier d'un régime local de Sécurité Sociale.

La guerre suivante (1914-1918) fut meurtrière, de nombreux hommes du village disparurent tragiquement, certains très jeunes, plusieurs dizaines de volontaires originaires de l'Yonne furent tués dans les environs de Guewenheim. En 1952 un monument est érigé à la mémoire des combattants du 1er régiment des volontaires de l'Yonne qui rappelle la libération du village.

Touchée par la crise, l'usine textile ferma ses portes en 1965. (sources : site de la commune).

Michelbach-4.jpgla nature nous comble à chaque sortie...

Sur le chemin du retour nous nous trouvons nez à nez avec le petit train de la Doller...

Michelbach-5.jpgla splendide vieille dame du petit train de la Doller

Àtravers la campagne du piémont vosgien entre Sentheim et Cernay-Saint André, les authentiques locomotives à vapeur des années 1910 tractent des voitures à plate-forme en bois datant de 1892. Les voyageurs revivent une autre époque, emmenés par un mécanicien et son chauffeur noircis qui lancent leur convoi pittoresque au coup du sifflet strident du chef de train. Des animations diverses sont proposées tout au long de la saison comme le Doller Western avec l'attaque du train par les indiens etc...

Je ne peux m'empêcher un rapide retour en arrière et revivre le départ en vacances dans ma tendre enfance …. que de souvenirs …. une authentique locomotive à vapeur empanachée de fumée, haletant devant les voitures bondées traversant la France…

comparé au TGV de nos jours... tout un programme !!

On arrête de rêver et on retourne au lac de Michelbach... tout un programme nous attend... Brigitte et François sont impatients de nous recevoir pour une après midi récréative autour d'un barbecue... François se hâte pour la rejoindre, c'est lui le maître des grillades...

Nous traînons un peu sur la digue du lac, de merveilleux paysages se déroulent sous nos yeux émerveillés...

Michelbach-6.jpgun héron cendré s'envole sous nos yeux...

Il est temps de penser à l'anniversaire de Brigitte, nous levons le verre de l'amitié en son honneur. Nous passons le reste de la journée devant une bonne table... côtelettes, saucisses grillées à point, ratatouille, desserts de toutes sortes et en prime un animateur hors pair, Gérard avait fait le plein de blagues... et si nous n'avions pas de courbatures de la marche de ce matin nous pouvions en avoir des rires ininterrompus... merci à toutes et à tous, ce fut une bien belle journée.

Michelbach-7.jpg

Michelbach-8.jpgIl manquait notre mascotte Eliott, son maître étant retenu par des obligations familiales… et quelques autres marcheurs en vacances… bonnes vacances aux absents, en tous cas nous nous sommes régalés à tout point de vue... merci Brigitte et François.

À bientôt

Marthe et les compagnons

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:48

Mercredi 7 juillet 2010


9h rendez vous à Saint Maurice sur Moselle, aujourd'hui nous avons le grand plaisir de recevoir des amis bretons, connus lors du Tour du Mont Blanc en 2008. Venus passer quelques jours en Alsace ils viennent nous rejoindre pour la sortie « les Roches de Morteville » situées sur le flanc nord escarpé du Ballon d'Alsace.

Saint Maurice sur Moselle, petit village situé dans les Hautes Vosges, au pied du Ballon d'Alsace et du Rouge Gazon. Département des Vosges et région Lorraine, ses habitants sont appelés les Frémis.

La haute vallée de la Moselle était empruntée par la voie romaine reliant Metz à Bâle. Bussang et Saint Maurice étaient regroupées sous le nom de Vixenterius, Vicentine ou Vissent jusqu'à la scission de 1420. Saint Maurice faisait partie du ban de Ramonchamp qui dépendait du duc de Lorraine. L'appellation actuelle de Saint Maurice sur Moselle date du décret du 22 mai 1867.

Après avoir rejoint le lieu de départ niché dans la forêt, direction la Jumenterie – Ballon d'Alsace.

Les roches de Morteville et autre rocher du gouffre sont situés sur le flanc nord escarpé du Ballon d'Alsace. Sous la coiffe sommitale et les multiples gouttes du Ballon d'Alsace, les vertigineux à pics des roches de Morteville chutent dans d'impressionnants précipices pour finir en des pierriers sans fin... Un magnifique sentier des vertiges longe d'immenses façades rocheuses, plusieurs passerelles en bois nous facilitent la traversée... par temps de pluie ou de neige, prudence,!! sol glissant...

morteville-1.jpgPasserelles en bois enjambant les précipices... 

Une bonne montée nous fait déboucher au lieu dit la Jumenterie, où se trouve une colonie de vacances mais également un haras. La tradition hippique de la commune de Saint Maurice sur Moselle daterait de 1618 quand le duc de Lorraine y implanta un haras.

La randonnée se poursuit dans un milieu montagnard rocheux sur un superbe sentier sauvage étroit... qui serpente à travers la forêt, il convient d'être vigilent... de grandes enjambées sont nécessaires pour passer sur les rochers. Des passages aériens procurent des sensations de mini - via ferrata avec petits frissons... Bien que traversé, une bonne dizaine de fois, ce parcours me procure toujours autant de plaisir.

morteville-2.jpgVers le rocher – belvédère Birkel

Vint le belvédère Birkel, rocher à gauche du sentier qui s'avance hors de la forêt formant une belle terrasse offrant une vue superbe, on s'avance prudemment à travers un énorme parterre de myrtilles ( brinbelles appellation Vosgienne )...

morteville-3.jpg

Encore quelques rochers à escalader et nous débouchons au col de Ronde Tête ou Rundkopf. Pendant un temps, le chemin est facile et agréable... avant de reprendre à travers les rochers... une fenêtre s'ouvre sur un balcon donnant sur le lac d'Alfeld. 12h40 nous arrivons au chalet de la Petite Chaume où il est prévu l'arrêt repas...

morteville-4.jpgarrivée à la Petite Chaume...

Endroit paradisiaque qui séduit toute la joyeuse troupe. Nous profitons de l'endroit désert et sortons tables et bancs au soleil... Sympathique ce pique-nique... bon appétit !

morteville-5.jpg

Nous avons une pensée pour les absents en vacances, vous remarquerez que l'ami Yves n'est pas parmi nous, mais la mascotte Eliott est bien présente !!

Le retour se fait par la Tête du Moinechamp puis la baraque de Morteville, carrefour où commence le sentier rocheux que nous avons emprunté ce matin. À l'arrivée aux voitures, les amis Bretons offrent le verre de l'amitié. De bien belles retrouvailles !!

morteville-6.jpgnous avions beaucoup de plaisir à retrouver les compagnons du Tour du Mont Blanc

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés au col de Bussang, à la source Marie pour remplir nos gourdes... puis à la source de la Moselle qui malheureusement était à sec...

morteville-7.jpg

Le tunnel ferroviaire d'Urbès devait servir le progrès en raccourcissant le trajet entre Vosges et Alsace... Commencés en 1932, les travaux sont arrêtés en 1935. En 1944, les occupants lui trouvèrent un intérêt stratégique et y installèrent un camp de travail pour y produire des pièces détachées d'avions. En provenance notamment du camp du Struthof, des milliers de détenus d'origine diverse y ont travaillé dans d'effroyables conditions et nombreux sont ceux qui y ont laissé leur vie.

morteville-8.jpgLe viaduc d'Urbès

À quelques pas du tunnel, le viaduc qui fut construit entre le 8 juillet 1933 et le 3 septembre 1934. Aujourd'hui il se dresse, tel le témoin d'une œuvre inachevée et méconnue que la mémoire et l'histoire ont presque oublié «celle du projet de la ligne de chemin de fer Saint Maurice sur Moselle – Urbès et de son tunnel ferroviaire». De ce monumental chantier resté sans suite, ce viaduc en est probablement l'ouvrage le plus frappant et aussi sans doute, celui qui intrigue et interloque le plus les personnes croisant dans les environs, car il est le seul témoin vraiment visible de cette «Percée des Vosges» Conçu pour recevoir deux voies, il fait 20 m de haut, 37 m de longueur et comporte trois arches de 10 m d'ouverture. Impossible de passer à Urbès sans montrer à nos visiteurs cette incroyable aventure.

La tourbière du See d'Urbès, mémoire vivante de la Vallée de la Thur

Vestige d'un ancien glacier dévalant du col de Bussang, la tourbière lacustre du See d'Urbès constitue un milieu naturel remarquable et rare. C'est aussi un témoin de la vie rurale et économique de la vallée de la Thur.

La vallée d'Urbès et le couloir de Storckensohn possèdent un profil en U remarquable, sculpté par un glacier de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur. Celui-ci était grossi par le glacier de la Moselle ayant emprunté le col de Bussang il y a plus de 100 000 ans. En disparaissant le glacier a laissé des empreintes comme la moraine à l'origine de la formation du lac.

Puis des débris arrachés à la montagne par les torrents se sont accumulés, une végétation aquatique s'est développée pour coloniser entièrement le lac. Sa très lente décomposition a permis la formation d'une tourbière.

morteville-9.jpgLa tourbière du See d'Urbès

Il est l'heure de se quitter, nous nous promettons de nous revoir bientôt.

 Marthe et les compagnons

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 10:37

Mercredi 30 juin 2010

 

Nous sommes à la veille des vacances, nombreux sont ceux qui sont déjà partis... les quelques uns qui restent partent d'Oberlarg pour Lucelle par une belle journée d'été…

La rando commence devant un vieux tilleul, arbre remarquable datant d'avant le Révolution Française, respect pour ce vieux monsieur ! Tout commence par le passage à gué de la Largue, rivière dont nous retrouverons la source un peu plus loin...

oberlarg-1.jpgle gué à Oberlarg

Le Gué, les constructions de ponts, d'acqueducs et de canalisations rendent aujourd'hui ces croisements naturels appelés «gués» très rares, celui-ci où l'eau y ruisselle dans toute sa splendeur est un des derniers d'Alsace. Autrefois, le bétail revenant des pâturages, se désaltérait tout en se nettoyant les sabots en traversant la rivière.

Suivent les grottes du Mannlefelsen, un beau programme dès les premiers pas... L'abri sous roche du Mannlefelsen «le rocher des petits hommes» conserve les vestiges de campements de chasseurs-cueilleurs nomades du paléolithique. Les plus anciens datent de la fin de la dernière glaciation (vers 10 000 avant JC). Les fouilles effectuées sur ce site ont permis de reconstituer le mode de vie des chasseurs de rennes et de cerfs, ainsi que l'histoire climatique du Jura postglaciaire.

oberlarg-2.jpgGrotte du Mannlefelsen – rocher des petits hommes

De la préhistoire à la seconde guerre mondiale ces abris ont été occupés à l'âge de Bronze l'entrée était barrée par un rempart défensif fait de gros blocs calcaires, à l'époque romaine on y fabriquait de la fausse monnaie, au XIX ème siècle une chevrière y vivait encore avec sa fille. Afin de conserver la qualité du paysage de cette splendide vallée, les deux abris, peu profonds, ont été remblayés après les fouilles. Les éléments trouvés sont visibles dans divers musées d'Alsace. Ce site est privé, il n'est donc, malheureusement pas accessible au public.

Je vous donne la Vie, mais c'est à vous de m'entretenir dit la source de la Largue. La Largue jaillit du massif karstique du Jura alsacien à 549 m d'altitude avant d'emprunter les méandres de sa vallée pour parcourir les 43 km qui la séparent de la confluence avec l'Ill à Illfurth à 263 m d'altitude. De là, ses eaux rejoignent le Rhin à Strasbourg pour atteindre la lointaine Mer du Nord. Que de chemin à parcourir... En 1243 l'actuel village d'Oberlarg était dénommé Larga puis Larg éponyme de la rivière. Avec une histoire qui relate la présence, au milieu du XIX ème siècle de 53 moulins répartis entre 34 villages de son bassin versant, et qui rappelle que Napoléon 1er a imposé à la Largue l'obligation d'assurer l'alimentation en eau du Canal du Rhône au Rhin, à partir de la prise d'eau de la «Rigole» à Friesen, on prend conscience du rôle économique prépondérant que cette jolie rivière a joué, et joue encore dans ce bassin de vie reliant Oberlarg à Mortzwiller et à Illfurth.

Au réservoir nous prenons la direction de la ferme de la Verrerie, puis la ferme du Pfaffenloch.

oberlarg-3.jpgBasse-cour du Pfaffenloch

Direction le Petit Kohlberg comprenant un ensemble de bâtiments avec à gauche le corps de ferme et à droite le restaurant et l'hôtel. Direction Lucelle à travers la forêt du Saegerkopf. Nous empruntons un chemin jalonné par une belle série de bornes calcaires blanches.

oberlarg-4.jpg

Un magnifique sentier qui laisse deviner de grands prés à droite... nous mène à l'abri du Dielenrain et très rapidement nos arrivons à Lucelle par le cimetière qui éveille la curiosité des visiteurs.

Au nord de l'ancienne abbaye, le cimetière de Lucelle encore utilisé actuellement. Quelques monuments funéraires en fonte datant de 1860 sont encore visibles. Ils proviennent des fonderies Paravicini. Les installations sidérurgiques de la région de Lucelle ont profité de la force hydraulique des cours d'eau. Aucun de ces bâtiments d'usine ne subsiste, bien que certains étaient encore en fonction il y a 120 ans. Une première forge avec affinerie fut installée à la fin du XVII ème siècle par l'abbaye de Lucelle et considérablement développée dès 1817. Les installations de dérivation du ruisseau et les aménagements de murs le long de la berge sont encore visibles. On y trouve également, sur les bords de la Lucelle, une bonne concentrations de scories de forge et de haut fourneau, la grande partie étant recouverte par le pré.

Après la destruction de l'Abbaye à la Révolution française, le site de Lucelle fut aménagé en une importante usine de production du fer avec haut fourneau. La force hydraulique était assurée par les eaux de l'étang de Lucelle. L'étang lui-même est bien plus ancien. Il est mentionné déjà en 1516. L'imposante captation d'eau est bien visible à l'est du barrage.

oberlarg-5.jpgL'étang de Lucelle

Le fer dans le Jura

Le fer dans le Jura est une longue aventure qui a traversé les siècles, et même les millénaires... Une aventure qui a contribué à façonner l'esprit de la population. C'est elle qui a conduit lentement à l'industrialisation de toute la région. Mais l'aventure du fer, c'est surtout l'aventure des hommes d'ici et d'ailleurs qui, au rythme des évolutions, on rêvé et souffert pour réaliser de grandes choses. Les premiers contacts ont vu l'arrivée de nouveau outils. Quelle facilité de pouvoir labourer la terre avec un soc de fer !! Certains ont par la suite importé les connaissances nécessaires pour construire des fourneaux capables de transformer le minerai en une masse forgeable. Que d'essais... pour arriver à un résultat valable.

Il faut aussi noter l'aventure des mineurs... fins connaisseurs des caractéristiques du terrain. Ces derniers qui, au début trouvaient le minerai à fleur de terre, creusèrent toujours plus en profondeur pour s'enfoncer dans des boyaux peu stables jusqu'à 130 m sous terre... (informations trouvées sur divers sites internet).

Il fait très beau et nous profitons du parc pour la pause casse-croûte.

oberlarg-6.jpgLongue pause repas à Lucelle

Après l'étang nous montons le sentier qui conduit à la ferme Scholis. Très belle architecture de la vieille ferme du Petit Scholis.

oberlarg-7.jpgPetit Scholis Lucelle

Nous continuons à jouer au chat et à la souris avec la frontière franco-suisse avant de grimper à la ferme et chapelle des Ebourbettes. Le sentier longe la frontière matérialisée par de très belles bornes portant encore la marque de l'ours (Berne). Ce canton est devenu depuis canton du Jura !

Un rapide coup d'œil au sommet des Rangiers en Suisse, et nous voilà sur les pâturages des Ebourbettes. C'est ici que le Général Giraud s'est échappé de la France occupée. Un peu plus loin, le rocher de la Sorcière offre une vue magnifique sur le château de Morimont, l'auberge du Morimont, la ferme de la Vacherie et le village d'Oberlarg.

oberlarg-8.jpgLes ruines du château de Morimont

Afin de ne pas quitter brusquement cette belle et riche nature, direction la ferme de la vacherie pour rejoindre Oberlarg. Nous finissons la journée chez Monique et Guy, cette belle virée ne pouvait se terminer par un simple au-revoir. 

Marthe et les compagnons

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