Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 11:21

28 janvier 2009


LE BAERENKOPF SOUS LA NEIGE

Nous grimpons régulièrement au Baerenkopf depuis Rougemont le Château ou depuis Niederbrück en été, aujourd'hui nous décidons de monter depuis Stoecken et en plein hiver !! ça changera ....

l'abri Grambaechle

Une petite montée mène à l'abri Grambaechle alt. 670m, mais pour nous, la grimpette continue vers le Wolfenloch et très vite apparaît la neige et le verglas, nous chaussons nos griffes ce qui nous permet de continuer notre aventure. Un peu plus haut, à l'abri Neuberg nous prenons un peu de repos. À notre gauche le Ballon St. Nicolas et bientôt, devant nous le Baerenkopf, un petit raidillon et voilà le sommet à 1074 m inondé de soleil ... un régal !

Au Baerenkopf !!

Direction la vierge, puis la Fennematt dans une bonne couche de neige. Arrive l'ultime grimpette à travers les prés pour rejoindre le chalet Sommerseite sur les crêtes du Schlumpf !!

L'abri Sommerseite, situé sur les hauteurs de Dolleren au sommet des pistes de ski, est un paradis pour les randonneurs, pause casse-croûte ....

Après quoi la descente tout schuss jusqu'au chemin du Lochberg nous amuse beaucoup !!

Le Lachtelweiher est gelé, la suite est moins rigolote !!

Une épaisse couche de verglas couvre le pré sous le Baerenloch et nous oblige à faire preuve de prouesse afin d'arriver à la forêt et rejoindre la FA Bruckenwald sains et saufs... une glissade spectaculaire arrêtée par un buisson de ronces, plus de peur que de mal heureusement !!

D'agréables sentiers relient la FA Bruckenwald à Stoecken. Nous nous quittons, heureux, après une superbe journée en montagnes. Le Baerenkopf en hiver vaut le déplacement ... vraiment.

Marthe

 

Repost 0
Published by Marthala - dans Alsace-Lorraine
commenter cet article
22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:38

Rendez vous avec l'histoire et un bol d'air dans le Sundgau !!


Il fait beau, nous sommes heureux de retrouver nos amis sundgauviens sur leur terre, le Sundgau.


Hier, la France entière célébrait la commémoration du 11 Novembre. Journée mémoire – l' Armistice de 1918 qui mit fin aux combats de la Première Guerre Mondiale (1914-1918). Nous avons accueilli en Alsace le sommet européen informel consacré à la mémoire de la guerre 14-18 qui s'est achevé hier en fin de matinée au HWK Hartmannswillerkopf.

«L'Alsace-Lorraine est née, au lendemain de la guerre de 1870, de l'annexion des départements français du Haut Rhin, du Bas Rhin et de Moselle à l'Allemagne nouvellement créée. L'Alsace-Lorraine est un tribut de guerre, un Reichsland, propriété collective de l'Empire dont elle contribue à sceller la jeune unité. Bismarck, principal artisan de l'annexion, la considère comme un «glacis protecteur» entre l'Allemagne et la France. Côté français, la perte de ces départements est le prix de la défaite et de l'invasion. C'est une déchirure à la fois morale et géographique. La dénomination Alsace-Lorraine est du point de vue français, une absurdité linguistique et géographique. En effet, la nouvelle entité n'englobe pas entièrement les anciennes provinces d'Alsace et de Lorraine : le territoire de Belfort, crée pour l'occasion, et la Meurthe et Moselle demeurent français.» extrait du livre (Quand la France pleurait l'Alsace-Lorraine) de Laurence Turetti.


De 1871 à 1918, l'Alsace et une partie de la Lorraine ont été annexées à l'Empire allemand. Pendant cette période les lois allemandes y ont été introduites, tandis que les lois françaises de cette époque ne pouvaient plus s'y appliquer. Le retour de ces territoires dans la souveraineté française aurait pu conduire à court terme à la disparition des lois appliquées en «Alsace-Lorraine». Il n'en a rien été.

 

Sans doute le droit français a-t-il été pour l'essentiel introduit, mais le droit local a survécu par pans entiers, et, aujourd'hui encore, de nombreux textes «de droit local» restent applicables. Les Alsaciens et Mosellans sont très attachés à ces particularités locales. Le droit local reste toutefois mal connu et c'est bien dommage.... extrait du guide du droit local publié par L'IDL. J'ai moi-même travaillé de longues années en appliquant le droit local ... c'est pourquoi j'ai tenu à vous rappeler qu'il existe toujours !! même si parfois on entend qu'il devrait être mis au placard ... j'espère bien que non !!

 

Rendez-vous dans le Sundgau où j'ai passé ma jeunesse pour une virée sur le sentier des casemates !

C'est notre façon de rendre hommage à nos anciens...

 

Départ 9 heures au Willerhof, nous sommes neuf et formons un joyeux groupe de randonneurs. La forêt est particulièrement belle en cette saison et c'est un grand bonheur de la traverser pour rejoindre le sentier des casemates. 

 

La ligne Maginot, histoire et patrimoine : issue d'une longue tradition de la fortification marquée par des noms illustres comme Vauban, Montalembert ou Seré de Rivières, la ligne Maginot constitue le dernier système fortifié réalisé en France avec la ligne Siegried et le Mur de l'Atlantique dans le Monde. De 1929 à 1940, des Ardennes au Jura alsacien et des Alpes du Nord à la Méditerranée vont s'implanter le long de la frontière, toute une gamme de diverses constructions fortifiées, de la plus puissante forteresse souterraine au plus modeste blockhaus. On peut lire que, comme beaucoup d'autres murailles défensives, la mythique «Muraille de France» n'a finalement pas eu le rôle glorieux que l'on attendait et c'est au terme de la brève et tragique campagne de 1939-1940 qu'elle bascule subitement de la célébrité dans l'oubli. La Ligne Maginot a combattu ! affirmer qu'elle a été inutile est un manque de respect envers les hommes qui ont péri et combattu pour la France.

 

Aujourd'hui, la ligne Maginot représente un témoin de l'Histoire, un authentique élément du patrimoine local et régional. Curiosité architecturale pour certains, sujet de réflexion et de méditation ou terrain d'études et d'investigations pour d'autres, elle suscite rarement de l'indifférence .... vous pourrez lire tout cela devant les casemates.

 

La Ligne Maginot doit son nom au Ministre de la Guerre de l'époque, André Maginot. Il fut anciennement Ministre des colonies et succède en janvier 1930 à Paul Painlevé qui a largement préparé auparavant le dossier de la défense des frontières. Il ne verra cependant jamais l'achèvement de la ligne qui allait porter son nom.

 

André Maginot disait «le béton vaut mieux (..) et coûte moins cher que le mur de poitrines».

 

Bravo à tous ceux qui œuvrent pour garder en état tout ce patrimoine afin de permettre aux visiteurs de pouvoir entrer dans ces blockhaus et d'essayer de comprendre notre histoire.

 

Nous visitons la casemate d'Infanterie Bettlach Nord 111 avec beaucoup de respect. Heureusement nous nous sommes munis de lampe de poche.

 

Maillon d'un vaste système de fortifications édifiées entre 1929 et 1940 sur un front

de plus de 600 km des Ardennes au Jura alsacien, la casemate Bettlach Nord constitue l'une des 32 casemates d'infanterie du secteur fortifié de la région d'Altkirch construites entre 1937 et 1940. Cet ancien ouvrage militaire, élément du patrimoine local, représente aujourd'hui un témoin privilégie de l'Histoire. Quelques minutes plus tard nous nous trouvons devant un blockhaus plus impressionnant encore, la casemate d'Artillerie Bettlach 110, que de questions se bousculent dans nos têtes ... difficile d'y répondre !

 

Une pensée émue pour nos anciens qui ont vécu, en ces lieux, une bien sombre époque de leur vie. 

Le sentier sort de la forêt chatoyante et débouche sur un magnifique point de vue. Sur les hauteurs de Bettlach s'offre à nos yeux un superbe panorama sur Saint Blaise, Oltingue et l'église Saint Martin des champs et les premiers contreforts du Jura. 


Partiellement enfui sous terre, la casemate d'Infanterie Bettlach Sud 112. Alors là, surprise ! elle a fait peau neuve à l'intérieur, la peinture blanche surprend par rapport à la ferraille rouillée des deux précédentes casemates. Très bien éclairée, la casemate invite à la visite.

 


Changement de décor, après une courte traversée de Bettlach nous rejoignons le Britzkiwald qui garde jalousement un endroit charmant. Caché dans une clairière du grand massif forestier sundgauvien, la chapelle Saint Brice !!

 

La chapelle Saint Brice qui renferme un bel autel baroque a été un des hauts lieux de la chrétienté du Sundgau. Pèlerinage connu, elle figurait sur la carte de l'Alsace sous le nom de Saint-Brixi dès 1576. Un site où convergent de nombreux itinéraires pédestres et équestres, très fréquenté par les randonneurs et touristes. C'est à cet endroit calme et éloigné de la route que les apiculteurs

venaient, jadis, installer les abeilles pour la production de miel.

Très vite une idée germe dans ma tête, endroit rêvé pour une sortie avec repas tiré du sac dans le pré jouxtant la petite auberge et la chapelle. Grande déception, l'aubergiste ne reçoit pas les randonneurs désirant pique niquer ..... quel dommage !!

 

En quittant Saint Brice, de magnifiques arbres jalonnent notre chemin tel que le majestueux hêtre, le plus important du canton de Soleure, d'une hauteur de 37 m, circonférence de 463cm et d'un âge respectable entre 180 et 195 ans avant de bifurquer et entrer dans Oltingue.

 

Oltingue : village sundgauvien du canton de Ferrette dans le Jura alsacien proche de la Suisse, mentionné pour la première fois dans un texte de 1141. Il règne à Oltingue une atmosphère d'antan avec son musée paysan situé dans une belle maison à colombage des XVI et XVII ème siècles. L'église paroissiale renferme un orgue historique Callinet réputé à travers toute l'Alsace.

 

Une saboterie existe toujours dans ce charmant village. En plus de tout cela, un site unique, l'église Saint Martin des champs, je n'ose l'appeler chapelle ! Classé monument historique après les fouilles archéologiques de 1989. L'édifice du XIV ème siècle renferme d'anciennes tombes gallo-romaines, un trésor en plein champs comme son nom l'indique.

 

Après un bon repas à Oltingue nous rejoignons Saint Blaise, puis Lindsdorf et traversons la forêt pour regagner notre point de départ après une bien belle balade dans le Sundgau.

 

Le Sundgau et la carpe frite ... je vais vous reproduire un conte trouvé sur un site :

«En ce temps là, le fils du Comte de Ferrette aimait à se promener du Côté de Liebsdorf. Un jour, il rencontra une jeune bergère dont la beauté l'éblouit. Éperdument amoureux de la belle et n'osant lui déclarer sa flamme, il exprima son amour en un poème qu'il grava sur la pierre où elle aimait se reposer. Séduite par ce doux message, la bergère accepta aussitôt d'épouser le chevalier. Hélas, fallait-il encore convaincre le Comte de Ferrette qui s'opposa à de telles épousailles. Croyant l'exploit impossible, le Comte exigea de la bergère qu'elle accomplisse quelqu'action extraordinaire qui la rende digne de ce mariage. Confiante, la jeune fille lui proposa de goûter à ses mystérieux Poissons d'Or. Intrigué, celui-ci accepta. Elle alla alors pêcher des carpes qu'elle prépara à sa façon et les fit dorer à l'huile. Conquis par les délices qui lui étaient proposés, le Comte accepta bien volontiers l'union de son fils et de la bergère. Il leur fit construire un château sur la pierre témoin de leur idylle, endroit désormais connu sous le nom de Liebenstein qui signifie "pierre de l'Amour". C'est ainsi que la Carpe frite devint un mets si prisé dans le Sundgau.

 

À une prochaine ...



Marthe

Repost 0
Published by Marthala - dans Alsace-Lorraine
commenter cet article
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:10
Sondersdorf 5 ème édition

 

le 28 septembre 2008

organisée par l'Amicale des Sapeurs Pompiers de Sondersdorf

 

pour ce faire, il fallait :

- éplucher 290 kilos de pommes de terre pour la soupe

- siceler 70 kilos de poireaux

- sauter 388 kilos de coq

- casser 1300 æufs pour faire 370 kilos de spätzlés

- déboucher 100 bouteilles de Riesling pour mijoter la sauce

- couper 40 kilos de champignons frais et autant de lardons

- hacher 4 kilos de persil

- trancher 65 kilos de pain pour les croûtons

- cueillir dans nos vergers et dénoyauter 227 kilos de prunes pour faire 165 tartes

sans compter les Kougelhopfs, les fromages etc ....... que de travail ... mais quelle organisation !! le top du top ... un grand bravo aux sapeurs pompiers et à tous les bénévoles qui ont œuvré à cette belle réussite !!

  de magnifiques décors ont jalonné tout le parcours ...

  Départ à 10 h 45 pour notre groupe pour un menu dégusté en 6 étapes sur un trajet d'environ 7 kilomètres.

MENU

Kougelhopf

Edelzwicker – Cassis

----
Soupe de Pommes de terre

Pinot Blanc

---

Coq au Riesling et ses primeurs

Spätzlés au beurre

Riesling – Vieux cloché

----

Crémant – Gâteaux

---

Délice des prairies

Bura Brot

Tokay

---

Café

Zwatschgawaija

Gewürtztraminer

La cloche sonne le départ de notre groupe, quelques minutes plus tard une tranche de Kougelhopf et un verre d'Edelzwicker nous attendent au premier arrêt sous un air d'accordéon. Un peu plus tard une bonne odeur de soupe nous invite au second arrêt pour un bol de soupe et un verre de Pinot blanc. Ensuite arrive le troisième arrêt avec dégustation du Coq au Riesling et ses primeurs accompagné de Spätzlés au beurre le tout arrosé d'un verre de Riesling ou Vieux cloché au choix. La musique entraînante de l'orchestre invite quelques marcheurs à quelques pas de danse ... le prochain groupe arrive et c'est avec regret que nous avons abandonné la bonne ambiance et l'animatrice qui faisaient régner un air de fête sur les lieux.

 

Nous laissons la place aux suivants et arrivons très vite au quatrième arrêt pour déguster un bon crémant accompagné de gâteaux.


C'est sous le regard amusé des nains que nous écoutons la légende de la grotte aux nains toute proche narrée par l'animateur vendeur de billets de tombola. 

Un peu plus tard c'est sous le gros chêne de Sondersdorf qu'est servi le délice des prairies et le Bura Brot toujours arrosé bien sûr d'un verre de vin, ici c'est au tour du Tokay qui aujourd'hui se nomme Pinot gris suite à l'histoire que tout amateur de vin blanc connait. Le gros chêne planté aux environs de 1525 porte l'inscription suivante :

Le nez en l'air, les pieds sur terre, le gros chêne de Sondersdorf a échappé à tous les bûchers. Rescapé errant, il a traversé toutes les époques et dévoré toutes les superstitions. Il est le reflet d'une puissance qui le dépasse, profonde et mystérieuse Il est un cri sans fin qui transperce les abîmes du temps ....

Au retour à Sondersdorf, une délicieuse Zwatschgawaija nous attend, café et Gewürztraminer pour finir la journée.

Nous avons passé une super journée, bien mangé, le parcours était fort agréable, une organisation parfaite, bravo à l'Association des Sapeurs Pompiers et merci à nos amis qui ont eu la gentillesse de nous faire connaître une telle balade.

À l'année prochaine

                                                                   Marthe 
Repost 0
Published by Marthala - dans Alsace-Lorraine
commenter cet article