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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:48

Jeudi 13 mai 2010

 

Après une bonne nuit de sommeil nous nous réveillons à 6 heures au son des cloches... magique comme réveil, ça me rappelle ma jeunesse...

Nous avons bien mangé hier soir, nous avons même fait les gourmands... gare... ce matin faudra bouger !!

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Il pleut des cordes... nous avons espoir que cela s'arrête après le petit déjeuner...


La Broque, commune située dans la haute-vallée de la Bruche en amont de la ville de Schirmeck. La commune se compose d'une agglomération de plusieurs annexes et lieux-dits : Neuves-Maisons, Vipucelle, Albet, Fréconrupt, les Quelles, Salm Vacquenoux, Malplaquet, Pont des Bas et La Claquette.


L'étymologie de La Broque viendrait du mot gaulois «Brocco» dont le sens topographique évoquerait un éperon défriché, un lieu à la fois à l'abri des inondations de la rivière et à côté de points d'eau. Un prieuré bénédictin appelé par la suite Vicpodi cella est fondé vers l'an 800 à proximité de La Broque par l'abbé Vicpode de Senones. Un petit habitat s'y constitua et ne fut plus désigné jusqu'à nos jours que par Vipucelle. Sur la façade d'une maison de la rue du repos de Vipucelle est encastré un bas-relief funéraire d'époque gallo-romaine représentant un couple en buste. Cet ornement classique des anciennes villas gallo-romaines suggère qu'un habitat s'y était constitué dès cette époque. Au début du XIII ème siècle, le comte Henri III de Salm, voué de l'abbaye, fit bâtir un château dans la montagne. Ses successeurs devinrent progressivement les maîtres du pays.

 

En 1598, un tirage au sort attribua une partie de l'actuelle commune (Vipucelle, Fréconrupt, les Quelles et une moitié de La Broque) au comte Jean IX, et l'autre (Albet, Vacquenoux et le reste de La Broque) à son beau père le rhingrave Frédéric Albet, également comte de Salm. Par le jeu des héritages, le lot de Jean IX passa aux Ducs de Lorraine et celui du rhingrave à ses descendants devenus princes de Salm à partir de 1623.

 

En 1751, un nouveau partage créa la Principauté autonome de Salm-Salm avec Senones comme capitale qui englobait tout le Ban de Vipucelle (ou ban de Salm) formé de ce qui compose aujourd'hui des deux communes de La Broque et Grandfontaine. En 1793, les Révolutionnaires Français annexent la principauté après l'avoir soumise à un blocus économique. La Broque fut alors incorporée au département des Vosges. À l'issue de la guerre franco-allemande de 1870 et en échange du Territoire de Belfort, le traité de Francfort détacha en 1871 la commune du département des Vosges pour la joindre au Reichsland Elsass-Lothringen. Après la libération en 1918, elle resta dans le Bas-Rhin.

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Malgré la grisaille du matin, les lilas fleurent bon...


Nous sommes venus passer deux jours entre copains, laissons un peu nos franches rigolades et remontons un court instant dans le passé...

 

Schirmeck, traduit en français (coin qui protège …) existe depuis le 13 ème siècle et dépendait de l'évêché de Strasbourg. Jean de Dirpheim (évêque de 1306 à 1328) créa ou réaménagea le château qui domine la cité et la dota d'une muraille. Ainsi la ville devint le «coin protégé», ce que signifie son nom. La ville eut beaucoup à souffrir de la guerre de Trente ans, mais eut probablement davantage à souffrir encore lorsque les nazis la dotèrent d'un camp d'internement, et en firent l'antichambre du Struthof.


Qui de nous n'a jamais entendu parler du camp de Schirmeck ??

ce qui est appelé le camp de Schirmeck se trouve en fait sur le territoire de La Broque. La dénomination s'explique par le fait que les nazis rassemblent, durant leur occupation du territoire, l'ensemble des communes contiguës sous le nom de Gross-Schirmeck. Les baraques, construites par l'administration française pour accueillir des réfugiés, sont transformées en camp de redressement. Une seule subsiste, et porte sur la façade une plaque commémorative avec l'inscription : "Sur cet emplacement se trouvait le premier camp nazi en Alsace annexée en 1940-1944". Le quartier est toujours appelé "le camp". Le camp de Schirmeck, en allemand Sicherungslager Schirmeck, fut un camp de redressement nazi, en Alsace annexée. Il fonctionna de 1940 a 1944. Sa principale activité et première vocation fut d'être un Erziehungslager (Camp de Rééducation) pour les Alsaciens et Lorrains réfractaires à la germanisation de leur territoire.


Situé dans un endroit bien adapté à sa fonction .. dans la vallée de la Bruche, passage reliant Strasbourg et le centre de l'Alsace à la France dite de l'intérieur, par les cols du Donon, du Hantz, de Saales, protégé par son environnement naturel de forêts et de montagnes. À deux pas du camp du Struthof.

On ne peut s'empêcher de frémir à la pensée que des hommes se sont acharnés à en faire souffrir d'autres...

 

Nous commençons notre balade, à Wackenbach. Aujourd'hui pas de long kilométrage... 13 contre 22 hier... journée cool, il ne manque que le soleil… les pèlerines sont adoptées... dès le départ.

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Photo-souvenir au col entre les Deux Donons


Le sentier monte régulièrement dans la forêt à l'abri de la pluie. J'ai beaucoup de plaisir à refaire ce parcours en sens inverse (une traversée des Vosges en 2008 nous faisait descendre par ce même sentier).

Nous sortons de la forêt et débouchons au col du Donon. Le col du Donon rappelle plein de souvenirs à toute la bande pour y avoir séjourné d'une manière ou d'une autre … les commentaires vont bon train...


Direction : Le Donon. La pluie ne cesse de tomber... La montagne sacrée du Donon a toujours fasciné. Le massif du Grand Donon, point culminant des Basses-Vosges aux confins de la vallée de la Bruche, carrefour entre l'Alsace et la Lorraine, est un de ces lieux où souffle l'esprit. Endroit privilégié où l'Histoire rencontre la légende, ce sommet fut successivement place forte dès le Néolithique, refuge temporaire à l'époque de l'Âge du Fer, lieu de culte gallo-romain puis site occulté au nom d'un christianisme conquérant. Redécouvert fortuitement mille ans plus tard par un moine bénédictin et définitivement pillé et défiguré au nom du progrès industriel. Dominant à 1009 mètres, le massif du Donon est principalement connu pour la reconstitution d'un temple romain.

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Le temple reconstitué au sommet de la montagne sacrée du Donon !!!


Le Donon regorge de vestiges témoins d'un passé mystique. Le site prit rapidement un caractère sacré qui en fit un haut lieu de culte et favorisa l'émergence de nombreuses légendes. Les Celtes y bâtirent un temple au Dieu Cerf, puis les gallo-romains également séduits par cet endroit y ont fait construire un temple probablement dédié à Mercure. Il était aussi l'objet d'une exploitation minière (fer) et fut le témoin des trois dernières guerres de 1870, 1914 et 1939. Un fois encore les belligérants choisiront ce lieu comme point stratégique durant les conflits qui vont les opposer et fit de victimes tant dans les deux camps (allemand et français).


Le Donon tire probablement son nom d'un dérivé celtique «dun» signifiant montagne ou forteresse. Les protections celtes de la montagne pourraient être transformées en oppidum romain. Les invasions barbares et les destructions qui les accompagnèrent plongèrent le site dans l'oubli pour une période d'au moins mille années... De véritables études archéologiques se mirent en place à la fin du XVIIème siècle et l'on commença à découvrir l'histoire mystérieuse de cette montagne sacrée.


Aujourd'hui, le Donon continue à être la sentinelle de cette région des Vosges. Il domine la vallée de la Bruche, protège le versant mosellan et offre un panorama superbe vers les quatre points cardinaux. On y profite de sombres forêts pour découvrir un secteur sauvage, riche en flore en en faune, un lieu encore relativement préservé.


Malheureusement la pluie a rendu la montée dans les rochers glissante et nous avons renoncé à grimper jusqu'au temple... rendez vous sera pris pour une prochaine sortie. Au col des Deux Donons… l'abri nous offre un toit pour le repas…

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Une borne intrigue le randonneur: Limite de la Principauté de Salm


On croirait remonter dans l'histoire. Une borne interpelle le randonneur : elle rappelle la pierre-borne originale, limite de la principauté de Salm qui se trouve maintenant au musée aménagé au château de Schirmeck. La principauté de Salm fut le dernier état souverain à être rattaché à la France en 1793. Nous nous trouvons ici aux portes de ce tout petit pays dont la capitale était Sénones et qui s'étendait sur les montagnes voisines.

 

L'histoire commence en l'an 1111. Hermann II de Salm-Luxembourg, fils d'un roi de Germanie est voué de l'abbaye de Senones. Son mariage avec Agnès de Montbéliard-Mousson-Bar commence l'implantation dans les Vosges d'une première dynastie de Salm. En 1200, Henri II comte de Salm et voué de Senones fit construire le château de Salm sur les hauteurs dominant le hameau actuel portant le même nom. Le château est en ruines depuis 1622, il subsiste encore les vestiges d'un donjon, quelques murs, une cave voutée ainsi qu'une plate-forme.


 

Après le repas la pluie a cessé et nous descendons joyeusement sur de magnifiques sentiers jusqu'à Wackenbach. C'est ici que nous terminons notre escapade… dans quelques jours nous irons en Bretagne...

 

à bientôt


Marthe, Yves, Claude et leurs amis accompagnés de la mascotte Eliott

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:25

Le 12 et 13 mai 2010

 

Les VALLÉES DE LA ZORN ET DE LA BRUCHE avec LES PENTES DOUCES DE LA MOSELLE

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le château de Lutzelbourg

 

Les 12 et 13 mai nous allons parcourir les vallées de la Zorn et de la Bruche. 12 mai, 7H45 nous arrivons à Lutzelbourg, départ de cette virée dont nous parlons depuis quelques temps déjà. Avant de prendre la route, une boulangerie-patisserie retient notre attention. Un bon café nous fera du bien étant donné que nous nous sommes tous levés à l'aube … nous dédions cette marche à mon amie d'enfance Gertrude de Waldighoffen afin qu'elle ne perde pas sa combativité contre la maladie. Courage Gertrude …

 

Lutzelbourg : dès le 1er siècle de l'ère chrétienne, des établissements gallo-romains existent notamment à proximité de Lutzelbourg en forêt de Hultehouse. Différentes fouilles attestent l'existence de communautés pratiquant l'élevage, l'exploitation forestière et la taille de la pierre. Les premières voies de communication datent de cette époque, un chemin suivait la Zorn depuis Saverne puis Lutzelbourg et permettait de rejoindre la voie dite consulaire de Argentoratum (Strasbourg) à Metz. Les pratiques celtiques restaient vivaces, ainsi jusqu'à nos jours, à Carnaval, on lançait des disques enflammés depuis la colline vers la vallée (Schiweschlawe) d'ailleurs le nom de la Zorn, d'abord orthographiée «Sor» est un nom sans doute de cette époque et peut être traduit par «la coulante». Cela explique un lieu dit que nous allons traverser dans la matinée du nom de Feux Follets....

Après les grandes invasions barbares, les sources historiques manquent et le nom de Lutzelbourg n'est mentionné qu'en 1126 dans une notice de fondation du couvent de Saint Jean de Saverne par le comte Pierre de Lutzelbourg.

 

Situé au pied du Plateau Lorrain, dans la riante vallée de la Zorn, aux confins de l'Alsace et de la Lorraine, Lutzelbourg est surmonté par les ruines d'un château fort des XI et XII èmes siècles qui dominent la vallée et lui a donné son nom.

Le village est placé au point de convergence de plusieurs vallées et, est traversé par tous les modes de transport, à savoir : la route par la voie expresse CD 98 (qui double le RN 4 et qui permet de relier Phalsbourg à Saverne en évitant le col de Saverne), par le canal de la Marne au Rhin ainsi que par la voie ferrée Paris-Strasbourg et Calais-Bâle !! une position privilégiée qui en fait une cité carrefour tournée vers le commerce. Même si les données économiques ont fortement changé depuis un demi-siècle, ce petit village des contreforts des Vosges demeure une cité attrayante où il fait bon vivre dans un cadre naturel. Des artisans (artiste peintre, tailleur sur cristal) font aussi l'attrait de la commune.


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Lutzelbourg vient de Lutzelburg qui veut dire petit château, Pierre fils du Comte de Montbéliard et d'Agnès de Savoie prit ce nom quant il prit possession du site. Celui-ci s'établit à Lutzelbourg qui fait partie du territoire de l'abbaye de Marmoutier dépendant de l'évêché de Metz. Dès lors il renforce et aménage le château, s'empare de la forêt de Hultehouse et de la dîme de Garrebourg, deux villages créés par défrichement. À son décès, vers 1150, son cousin Etienne, évêque de Metz lui succède et rend le château à l'évêché...

 

La Zorn, le nom de la rivière signifie «la coulante» issu de la racine pré-celtique «Sur» qui signifie couler. Les documents anciens la désigne sous le nom «Sorne» en allemand. Le Z vient d'une agglutination de l'article féminin singulier «die» prononcé «dz» en alsacien. L'erreur d'orthographe provient alors probablement d'un cartographe ayant demandé comment s'appelait le cours d'eau ? et à qui on a répondu en alsacien «d'Sorn» ce qui donna Zorn... La Zorn, réputée pour ses eaux de bonne qualité et ses fameuses truites attirent de nombreux pêcheurs, les chemins de randonnée pédestre à travers le massif forestier sont parcourus par de nombreux touristes et amoureux du calme et de vraie nature. Longue d'environ 97 km, la Zorn est issue de la confluence de la Zorn jaune et de la Zorn blanche qui prennent chacune leur source dans le département de la Moselle, au pied du Grossmann à une altitude de 600 mètres.

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château de Lutzelbourg

C'est par la montée aux ruines du château perchées à 322 m d'altitude que débute la journée du mercredi. Sur un éperon rocheux de grès rose, les ruines du château dominent majestueusement le village dans la vallée. À l'origine Lutzelburg signifiant Petit Château lui a été donné du fait que le domaine ne compte que 90 ha. Édifié à priori au XI ème siècle sur les ruines d'un castel romain. Les ruines du château furent déclarées «Bien National» au moment de la Révolution. En 1840, Adolphe Germain notaire à Phalsbourg acquiert le château afin d'éviter que les matériaux ne soient vendus aux entreprises titulaires des travaux de chemin de fer. Le docteur Koeberlé, éminent chirurgien, racheta le château peu avant 1900 et entreprit la restauration après des fouilles archéologiques transcrites dans une monographie parue en 1909. Depuis 1977 le château est devenu propriété de la commune de Lutzelbourg.

Comme à chaque fois que nous visitons des ruines de château nous nous replongeons dans le passé. C'est un moment fort émouvant de laisser courir son imagination à travers ces vieux murs !! qui ont vu passer l'histoire... moi j'adore et mes compagnons aussi. Il ne s'agit pas de fouler ces vieilles pierres mais de revivre un moment du passé.

C'est avec un petit pincement au cœur que nous laissons cet endroit magique, un dernier coup d'œil vers la vallée et nous voilà repartis pour Hultenhouse. Comme d'habitude la franche rigolade entre copains nous porte sur des kilomètres… nous arrivons au pied de la chapelle Saint Fridolin en pleine forêt non loin de la ferme Schacheneck commune de Haselbourg. Une source, fontaine de dévotion Saint Fridolin (dont l'eau aurait des propriétés médicinales coule au bas de la chapelle).

Impressionnant !! une chapelle baptismale dans un écrin de verdure au milieu d'une forêt... d'un commun accord nous décidons de prendre notre repas en cet endroit mystérieux, des plaques de baptêmes ornent un mur de la chapelle, des chapelets sont accrochés à l'entrée...

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une chapelle en bois entoure des fonds baptismaux


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fonds baptismaux


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un véritable lieu de culte

En 1951, l'autel en pierres près de la chapelle Saint Fridolin a été construit par Monsieur Gio Marcel, maçon de Haselbourg, en honneur aux morts des deux guerres mondiales.

Haselbourg, c'est au Néolithique que l'on trouve les premières traces de présence humaine. La situation escarpée de ce site attire l'attention des hommes et devient un important établissement fortifié et permanent sans doute le seul de toute la région de Sarrebourg. Des remparts seront construits au VIII ème avant J.C. Quelques pièces trouvées et un vase de la Tène (2ème âge de fer) prouve bien cette présence. En 52 avant J.C. Haselbourg devient un camp romain. Il permet de surveiller la voie romaine de la vallée de la Zorn, il restera pendant 3 siècles castel romain.

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Maquette du plan incliné sur le canal de la Marne au Rhin

Nous continuons notre chemin dans le Schacheneckthal, dépassons le Kaiserhof, c'est au niveau de Sparsbrot lieu dit de la commune de Garrebourg que nous bifurquons dans la forêt pour rejoindre le plan incliné de Saint-Louis/Arzviller.

Le canal de la Marne au Rhin,long de 312 km (178 écluses à l'origine) franchit la ligne des Vosges par la trouée du col de Saverne et relie la Marne à Vitry le François au Rhin à Strasbourg. Les premiers projets remontent aux années 1780, mais la mise à l'étude du canal fut réalisée par l'ingénieur des Ponts et chaussées Barnabé Brisson à partir de 1826. Les travaux furent menés par l'ingénieur polytechnicien Charles-Étienne Collignon (1802-1885) avec des personnes de la région mais aussi des bagnards acheminés depuis le midi de la France travaillant à la pelle et à la pioche. Commencé en 1838, le canal fut mis en service en 1853. Le hallage des bateaux (péniches) était réalisé par la force animale (2x4 chevaux ou mulets) jusqu'au début du XX ème siècle, puis vinrent les tracteurs sur rails puis sur pneumatiques à partir de 1933, électriques au début avant de passer au Diesel. C'est un canal à petit gabarit. L'ouvrage le plus remarquable est le plan incliné de Saint Louis/Arzviller mis en service en 1967.

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début de la visite au plan incliné

Ni plus ni moins qu'un ascenseur à bateaux …. mais avec des dimensions gigantesques à donner le vertige … De type transversal unique en son genre en Europe, le plan incliné rachète une chute de 44,50 mètres correspondant à celle des 17 écluses supprimées... un bel exploit ! L'échelle d'écluses d'Arzviller avec ses 17 écluses a constitué de tout temps une sorte de goulot d'étranglement que les bateliers n'abordaient pas sans appréhension, ni inquiétude. Cet ouvrage remplace le chapelet de 17 écluses qui s'échelonnaient sur 4 kilomètres dans la vallée de Teigelbach, affluent de la Zorn et qui demandait autrefois une journée de navigation. Il est précédé d'un canal en amont de 3,3 km accroché à flanc de montagne et suivi par un canal aval de 1,2 km qui rejoint le tracé d'origine du canal à l'écluse 18. Il est mis en service le 27 janvier 1969. Le dénivelé de 44,50 mètres est aujourd'hui franchi en 4 minutes seulement et ceci pratiquement sans énergie car on utilise le poids de l'eau et des contrepoids. Le plan incliné proprement dit, se compose du chariot-bac, véritable bassin mobile équilibré par deux contrepoids auxquels il est relié par des câbles, et tracté par des treuils entraînés par des moteurs électriques. Le chariot-bac au gabarit, d'une écluse classique, circule sur un plan incliné de 41 % perpendiculairement à sa plus grande dimension, par l'intermédiaire de galets. Il est guidé par une poutre longitudinale. L'infrastructure a été réalisée pour recevoir deux chariots pouvant manœuvrer indépendamment ou accouplés. Un seul bac (amont) a été réalisé en première phase jusqu'à présent.

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Le chariot-bac est muni à chacune de ses extrémités de portes levantes, fermant de façon étanche le bac pendant tous ses déplacements. Sur cette photo la porte se lève permettant au bateau d'entrer dans le chariot-bac.


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Le bateau s'engage dans le chariot-bac


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le chariot-bac s'engage dans la descente

Les dimensions de l'ensemble sont gigantesques et le contraste est saisissant lorsqu'on assiste à la manœuvre qui se déroule sans bruit, sans secousse et tout en douceur !! Époustouflant !!

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le chariot-bac et les deux contrepoids se croisent

C'est grâce à l'équilibrage du chariot-bac par des contrepoids qu'il est possible dans un tel ouvrage, d'avoir recours à une faible puissance. D'autre part, une différence de calage du chariot-bac à postes amont et aval par rapport au plafond des canaux d'accès, permet de donner toujours une prépondérance de poids à la masse descendante (chariot-bac ou contrepoids).

Compte tenu du temps nécessaire pour parcourir les canaux d'accès amont et aval, le gain de temps en utilisant le plan incliné au lieu de l'échelle d'écluses d'Arzviller est de l'ordre de 6 à 8 heures, ce qui, traduit en heure d'exploitation d'un automoteur par exemple, apporte à la batellerie une économie annuelle non négligeable !! Cet ouvrage permet aux bateaux de franchir ce dénivelé et de faire l'économie d'une journée de navigation entre Strasbourg et Paris. Malheureusement le trafic marchand a fortement baissé au cours des 20 dernières années, fort heureusement le tourisme fluvial est en plein essor, plus de 10 000 bateaux de plaisance empruntent le plan incliné chaque année.

Avant de repartir une visite à la salle des machines s'impose afin de mieux comprendre la manœuvre…

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la salle des machines d'une propreté irréprochable !!!!

Le chemin de retour à Lutzelbourg passe sous deux tunnels, sur des sentiers traversant forêts de sapins, épicéas, hêtres et autres espèces de feuillus.

La vallée des éclusiers et l'ancienne échelle de 17 écluses sur l'ancien canal aujourd'hui au repos… donnent un petit air tristounet à cet endroit, tout est à l'abandon après de longues années de service...

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l'échelle des écluses sur l'ancien canal

Nous découvrons d'immenses roches, grottes creusées et taillées par l'érosion… des merveilles, une fois de plus nous sommes gâtés et récompensés par la nature...

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le sentier des roches

Du rocher du corbeau nous profitons d'une vue grandiose sur le canal, la ligne du chemin de fer et, cerise sur le gâteau, le plan incliné.

Lutzelbourg n'est plus bien loin et arrivons très vite. Avant de rejoindre La Claquette où nous allons passer la nuit nous faisons un crochet à la Hoube et bénéficions d'un panorama sur le rocher de Dabo.

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Le rocher de Dabo culminant à 647 mètres,surmonté de la chapelle Saint Léon à 664 m

Formé il y plus de 200 millions d'années, cet extraordinaire rocher de grès rose est surmonté d'une chapelle néoromane, celle de Saint Léon. C'est ici que serait né, en 1002, Bruno de Dabo, évêque de Toul qui fut élu Pape en 1048 à l'âge de 46 ans sous le nom de Léon IX. Époustouflant de magie et de mystère…

nous allons passer la nuit au Centre International de Séjour à la Claquette au cœur de la vallée de la Bruche.

merci Yves d'avoir organisé cette superbe virée …

à demain, Marthe, Dany, Claude, François, Joël, J.Pierre et J. Baptiste

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 12:23

 

 

Samedi 8 mai 2010


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« En mai, fais ce qu'il te plait... » voilà un dicton que l'on ne manquera pas de mettre en pratique ce mois-ci car les occasions de se faire plaisir seront particulièrement nombreuses et variées que ce soit en Alsace ou encore en Bretagne... vous pourrez nous suivre sur le blog mais également sur le site.

durmenach-2Sundgau veut dire Comté du Sud en dialecte germanique

 

Les deux bars adossés sont ceux du Comté de Ferrette (1125-1324). Le champ de gueules avec la fasce d'argent (Rouge-Blanc-Rouge) rappelle la souveraineté de la Maison d'Autriche sur la Haute Alsace (1324-1648), tandis que les trois étoiles sont portées en fasce dans les armes du Cardinal Mazarin Premier Ministre du Roi de France, successeur des Habsbourg dans le Sundgau.

 

«Le Sundgau, pays de collines verdoyantes, parsemées d'arbres et d'étangs, se confond avec les premières chaînes du Jura alsacien, les deux régions ayant partagé le même passé historique. Quant au nom Sundgau, il s'est formé au cours des siècles. On sait qu'à l'époque des derniers rois mérovingiens décadents, l'Alsace avait formé un seul duché. Celui-ci, gouverné par les Etichonides, est partagé par les premiers Carolingiens redoutant les duchés devenus trop puissants, en deux comtés : celui du Nordgau englobant la basse Alsace et celui du Sundgau comprenant la haute Alsace. Les évêchés de Bâle et Strasbourg ont d'ailleurs conservé ces limites jusqu'à la Révolution. Or, au cours des siècles, le nom de Sundgau ne désigne plus que les terres autrichiennes de haute Alsace (y compris la plus grande partie du Territoire de Belfort) du Rhin jusqu'au-delà de Belfort, du Jura à la Thur, ceci pour le Sundgau historique.

 

De nos jours, on désigne sous le nom de Sundgau la région de collines au sud de Mulhouse jusqu'au Jura alsacien, de la voie ferrée de Mulhouse-Bâle jusqu'à la vallée de la Largue, en y ajoutant la contrée allant jusqu'à la Doller entre Sentheim et Mulhouse, c'est le Sundgau géographique. Caractérisé par des collines de 300 à 500 mètres et par des petits bassins dont celui de l'Ill et de ses deux principaux affluents dans le Sundgau, la Largue et le Thalbach. L'Ill prend sa source à Winkel, traverse notamment Oltingue, Hirsingue, Altkirch et Illfurth.» (sources : Mémoires en Images Le Sundgau par Paul-Bernard Munch).


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Les grottes du Mannlefelsen à Oberlarg

 

Le propliopithèque, l'ancêtre de l'homme, prend place dans la chronologie il y a 30 millions d'années. D'Ethiopie, il passe en Europe aux environs de 1 000 000 d'années avant J.-C.. On le retrouve vers 500 000 avant J.-C. en Alsace. Au Mésolithique (9 000-5 000 avant J.-C.) période intermédiaire entre le Paléolithique et le Néolithique, les hommes vivent toujours de cueillette de pêche et de chasse maîtrisant peu à peu l'agriculture et l'élevage. Les grottes du Mannlefelsen à Oberlarg est le plus important site de l'est de la France.

 

Une idée folle a germé de notre groupe... prévoir une sortie vtt et aller manger un steak tartare à Durmenach en souvenir d'une virée entre deux copains... une autre idée a suivi aussitôt : on pourrait combiner le tout avec une randonnée pédestre ? De suite les inscriptions fusent et la date du 8 mai est fixée. Nous voilà donc embarqués pour cette aventure en ce 8 mai sur les routes du Sundgau. 9 vététistes et parmi eux une seule femme … et 19 marcheurs se lancent sur les routes du Sundgau.


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7 heures !! départ à Franken pour les randonneurs pédestres sous la coupe d'Aldo et de Marthe l'un avec son GPS, l'autre une véritable sundgauvienne de cœur... 9 heures !! départ à Richwiller pour les vétetistes sous la direction d'Yves un randonneur – baroudeur !! La récompense, un steak tartare à Durmenach !! où un groupe de 28 personnes vont se retrouver autour d'une longue table conviviale… bravo à toute la bande. Un léger brouillard très vite dissipé nous promet une très belle journée !!

 

Au XIXème siècle, plus de deux cents moulins étaient en activité le long des cours d'eau de ce petit « comté du sud » : moulins à farine, huileries, foulons à chanvre, scieries, papeteries et forges à martinets.

Chaque moulin est un chef d'œuvre d'ingéniosité : simplicité et efficacité des mécanismes, parfaite connaissance du milieu naturel environnant, parfaite adaptation aux atouts et aux contraintes de ce milieu. Techniques et connaissances parfois oubliées...

 

Rapidement nous arrivons devant le moulin de Hundsbach. Le moulin s'est arrêté de fonctionner en 1925, si à l'extérieur les routes à augets ont disparu ainsi que la canalisation d'amenée d'eau, à l'intérieur tout est resté en place, la machinerie (trois paires de meules) ainsi que la chambre de l'ouvrier à l'étage. On est en présence d'un moulin endormi après des siècles de fonctionnement. Le bâtiment actuel date du XVIIIème siècle mais l'existence de ce moulin est attestée dès 1394. Les propriétaires des lieux ont entrepris de remettre en état l'ensemble des bâtiments et de rendre vie à ce moulin, pièce importante du patrimoine de la vallée du Thalbach, en l'ouvrant au plublic. Cadre unique et verdoyant en pleine vallée de Hundsbach, vrai paradis pour cyclistes et randonneurs.


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Le moulin de Hundsbach


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à deux pas, la chapelle Sainte Odile

 

La chapelle Sainte Odile passe pour avoir été l'église paroissiale d'un village disparu, réuni à Hundsbach à une date indéterminée. Un cimetière aurait entouré la chapelle, comme en témoignerait la croix qui y est implantée. Une plaque commémorative rappelle qu'en 1868 la chapelle a été restaurée par les soins du curé Thibaut Bitsch et Jean Dubs maire, grâce aux dons des fidèles.

C'est un grand plaisir de parcourir villages et champs en cette saison, les paysages à perte de vue s'ajoutent au bonheur de randonner, malheureusement bientôt coupées par les hauts murs de maïs que personnellement je déteste...

 

Willer, un village typique du Sundgau, son nom apparaît pour la première fois en 1144 dans les registres du Sundgau sous la dénomination de Wiylre, ce n'est qu'en 1918 qu'on lui attribue l'orthographe actuel. Les armoiries de Willer datent de 1973 et évoquent la voie romaine allant de Bâle à Augst. Au début de notre ère, Willer constituait un point de passage important dans la traversée du Sundgau, entre la Haute Vallée du Rhin et la Porte de Bourgogne. La voie romaine, aujourd'hui transformée en piste cyclable en témoigne. De cette époque romaine il reste une centaine d'exemplaires de haches et de silex, ils sont tous exposés dans différents musées de la région.


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Au niveau du village, une chapelle

 

Nous faisons une petite halte à Henflingen, minuscule bourgade nichée sur une petite colline au pied de laquelle s'écoule paisiblement l'Ill. En 1965, des recherches archéologiques ont permis de mettre à jour « une main de bronze » provenant sans doute d'une statue monumentale de la période gallo-romaine. Un établissement de la même période a également été détecté sur le versant sud des berges de l'Ill, à suivre...

C'est à cet instant que nos amis vététistes prennent la route... bonne route les amis...

Tiens des enfants... sur la balançoire... mais non... ce sont nos randonneurs...


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les grands enfants à Henflingen

 

L'église Saint Sigismond se dresse au loin, une invitation à visiter son charmant et coquet village. Ruederbach, ce joli village appartenait aux Habsbourg. Au cimetière anabaptiste se trouvent quelques tombes des XVIIème et XIXème siècles. Je profite pour saluer le cyclo club Schwalmala qui fait la fierté de ses habitants.


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Ruederbach


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et voici la photo du jour...

 

La prochaine commune du nom de Riespach est une petite merveille avec ses coquettes maisons à colombages. Une hache en pierre polie datant de l'époque préhistorique serait le seul objet connu et répertorié. Une première mention écrite de Riespach nomme ce village sous Rüderspach en 1271, puis Rinsbach en 1331, Rünspach fin XIVème siècle pour enfin donner Riespach sur une carte du XVIIIème siècle. Du XIème siècle à l'an 1327, Riespach fut sous la domination des comtes de Ferrette, puis, par le mariage de leur unique héritière avec l'archiduc d'Autriche, Riespach, comme tout le Sundgau devient possession autrichienne. Des fouilles ont permis de retrouver les fondations d'un château mentionné au XIVème siècle comme propriété des nobles de Riespach qui aurait été incendié au cours de la Guerre de Cent Ans...

 

la période de 1337 à 1453 fut cruelle pour le Sundgau et Riespach. Des mercenaires de tous pays, appelés « Suédois » parce qu'ils étaient payés par les Suédois ravagèrent toute la région en pillant, dépouillant et martyrisant les paysans ! D'offensives en contre-offensives, dans le Sundgau, aucune culture ne pouvait plus se faire et la famine s'installa et amena la peste. Pour Riespach, en 1650 on dénombre encore 30 âmes alors qu'en 1618 elles étaient au nombre de 257. Le traité de paix de 1648 rattache l'Alsace à la France, il faut repeupler ce désert... un édit royal de 1662 offre aux paysans des lots de terre, des exemptions d'impôts pendant 6 ans ainsi que le droit de prélever du bois de chauffage et de construction dans les forêts royales. De nombreux immigrants vinrent de Suisse et la population fut peu à peu reconstituée.

 

Avant d'entrer dans Riespach, une stèle érigée par des amis en mémoire de leur compagnon.

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Nous traversons Riespach, cette charmante bourgade sundgauvienne... offre à nos yeux de bien belles images...


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ou encore...

 

Aux étangs de l'AAPP de Waldighoffen des pêcheurs... profitent d'un vrai paradis, nous les saluons avant de prendre la direction de Durmenach. J'étais pensive... je comptais rencontrer nos vététistes, mais aucun vélo à l'horizon... bizarre !! pas de nouvelles, bonnes nouvelles… dit-on !


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Étang de l'AAPP de Waldighoffen

 

Enfin !! devant nous, Durmenach. Il est 11h55, c'est le top, bravo les marcheurs !!!

C'est là que nous allons nous retrouver, tous autour d'une bonne table conviviale pour ce fameux steak tartare ou non… au choix. Durmenach est jusqu'au milieu du XIXème siècle, une des communautés les plus importantes du Haut-Rhin, la population de religion israélite dépassait en nombre celle des habitants chrétiens. La communauté a été le siège d'un rabbinat de la fin du 18 ème siècle jusqu'en 1910. La cohabitation est marquée en 1789 par une première émeute anti-juive, et surtout en 1848 par le « Judenrumpel » , véritable grand « pogrom » lors duquel 75 maisons de familles juives sont incendiées. Très éprouvée lors du second conflit mondial, la population juive a complètement disparue aujourd'hui, reste le seul témoin de la présence de cette importante communauté israélite, le cimetière juif sur les hauteurs du village avec plus de trois cents tombes...

 

Qui ne connaît la célèbre forêt du Kuhwald et son majestueux mélèze de 40 m de haut ? Durmenach possède une forêt de mélèzes qui comptait jadis parmi les plus belles d'Europe. Les mélèzes ont été plantés en 1784 par un gentilhomme d'origine suisse, le baron Béat Frédéric de Reutter de Weyl, à l'époque propriétaire du terrain, il avait apporté ces plants du Voralberg autrichien. Ce bois passa dans les mains de la commune de Durmenach en 1825 après bien des procès. Si l'on croit les récits des Anciens du village, la forêt a été l'objet de nombreux litiges... il existe même une légende à ce sujet.


Le mélèze est originaire des Alpes (1200 – 24700 m d'altitude) et des Carpates. Depuis toujours le mélèze a rendu de grands services aux montagnards. Son bois, rouge saumon au cœur dur, lui donne une grande résistance et écarte de lui les insectes et a servi à construire d'innombrables chalets. Le mélèze préfère un sol argileux, durée de vie 600 ans pour une taille maximale de 40 m et peut mesurer 1,5 m de diamètre. (Sources puisées sur internet et divers livres sur le Sundgau.)


Les randonneurs pédestres, après 18 km arrivent les premiers au restaurant, toujours pas de nouvelles des vététistes… enfin ils arrivent après quelques déboires comme des crevaisons… mais tout va très bien bravo les gars… ah non... d'abord un super bravo à Brigitte qui représente la gent féminine entourée de 8 hommes. Tous à son service… pas vrai Brigitte ???? chanceuse !!


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Avec le sourire svp


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la joyeuse troupe à Durmenach, il manque Dominique qui immortalise l'évènement...


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à Durmenach

 

et maintenant place au STEAK... BON APPETIT...

 

Claude N°2 est en congé, il nous passe un coup de fil au moment du repas… merci de prendre de nos nouvelles… salut l'ami.

15 heures, après ce menu parfait, nous quittons les vététistes, prochain objectif, Muespach... commune résultant de la fusion de Moyen-Muespach et de Muespach le Bas en 1972, située dans le vallon de Muesbach appelé Gersbach à Steinsoultz, non loin de Ferrette. La vallée aurait été creusée par un ancien cours du Rhin lorsque celui-ci, à la fin du tertiaire, coulait d'Est en Ouest vers la porte de Bourgogne. Le ban communal est longé, au nord, par une voie romaine. Selon certains historiens, la vieille route « Alti Stross » reliant Waldighoffen à Folgensbourg par les crêtes serait aussi d'origine romaine.


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La maison des courants d'air à Muespach...

 

Nous quittons Muespach par la voie romaine jusqu'à la ferme du Widenhof qui fait partie de Willer. Un coup de tonnerre nous surprend à l'arrivée à Franken, rien de bien méchant …

Le Sundgau n'a plus de frontières... cette région qui a vécu longtemps bordée de frontières. L'une avec l'Allemagne et l'autre avec la Suisse.

 

Les sundgauviennes et sundgauviens se rappellent tous les passages à la douane, mais tout cela n'est plus que souvenir, les frontières sont tombées, les unes après les autres. D'abord les frontières avec l'Allemagne ont disparu avec l'Europe, puis celles de la Suisse après l'accord de Schengen. C'est génial de pouvoir voyager dans trois pays, même le fameux barrage de la langue n'en est pas un car il y a toujours quelqu'un qui parle allemand et français dans le Dreyeckland.

Français, Suisses et Allemands vivent désormais en totale harmonie dans le Dreyeckland.

Au moment où les marcheurs arrivent aux voitures après 30 km, les vététistes arrivent à leur domicile… tous heureux d'avoir passé une journée unique.

Après cette journée qui restera dans les anales... les Azzurri et les compagnons du mercredi, pensent déjà aux prochaines sorties comme celle du 12 et 13 mai dans le Bas-Rhin.

PS un brin de tristesse, il manquait le plus fidèle de nos marcheurs, Eliott notre mascotte, faudra voir pour lui confectionner un vtt sur mesure…

Succès total pour cette sortie, 28 participants, que du bonheur, merci à vous tous d'avoir participé…

Marthe, Yves, Claude et Aldo sont heureux d'avoir contribué à la réussite de cette journée steak tartare.

Marthe


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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:40

Mercredi 5 mai 2010

 

 

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la statue de Jeanne d'Arc au Ballon d'Alsace

 

Départ à 8h30 de Saint Maurice sur Moselle, ne vous y trompez pas, ce fut une belle sortie !!

Comme son nom l'indique la commune est arrosée par la Moselle, mais comprend aussi plusieurs lieux-dits excentrés comme les Charbonniers, la Goutte du Rieux, le Rouge Gazon. Le point culminant est le Ballon d'Alsace.

 

La haute vallée de la Moselle était empruntée par la voie romaine reliant Metz à Bâle. Les communes de Bussang et Saint Maurice étaient regroupées sous le nom de Vixenterius, Vicentine ou Vissent jusqu'à la scission de 1420. Saint Maurice faisait partie du ban de Ramonchamp qui dépendait du duc de Lorraine. En 1751, la commune dépendait du bailliage de Remiremont et en 1790 du district de Remiremont. Elle était chef-lieu de canton. L'appellation actuelle de Saint Maurice sur Moselle date du décret du 22 mai 1867.

 

La météo annoncée est peu encourageante... exécrable... on y va, on n'y va pas ??? c'est une question à laquelle il est difficile de répondre... alors on y va, on verra sur place, il est toujours possible de rebrousser chemin, et on a bien fait !!. 10 vaillants et courageux marcheurs décident de monter à la Jumenterie. De superbes paysages agrémentent notre grimpette !

 

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Sur les hauteurs de Saint Maurice

De la Jumenterie un raidillon grimpe au Ballon d'Alsace !! un épais brouillard... on dirait une vision, Jeanne d'Arc sur son cheval !!

 

Autrefois frontière entre la France et l'Allemagne, le Ballon d'Alsace est aujourd'hui un balcon de l'Europe.

1870, après la victoire de la Prusse, la France cède l'Alsace et la Lorraine à l'exception d'une partie du Haut-Rhin qui devient le Territoire de Belfort.

 

1909, symbole de l'attachement des Français à l'Alsace et à la Lorraine, la statue de Jeanne d'Arc, œuvre du sculpteur Mathurin Moreau est inaugurée le 19 septembre 1909 devant une foule de patriotes.

 

1914-18, pendant la Grande Guerre, le Ballon d'Alsace est transformé en forteresse, des tranchées sont creusées sur des kilomètres et des barbelés posés. Une route stratégique est créée en 1917 reliant le Ballon d'Alsace à Sewen. Aucun combat n'aura lieu au Ballon d'Alsace car le front se situait plus au Nord Est à Cernay. L'Alsace redevient française en 1918.

 

1939-45, occupé le 12 juin 1940, le Ballon d'Alsace est libéré de l'occupation allemande le 26 novembre 1944. Le monument aux démineurs érigé en 1952 rend hommage aux hommes qui déminèrent la montagne après la Seconde Guerre Mondiale.


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Monuments aux démineurs au Ballon d'Alsace


Il fait frisquet mais pas de pluie, pas de vent, même le brouillard s'est levé... les portables sonnent... car en plaine il y a une tempête et nos amis s'inquiètent pour nous...

 

La Savoureuse, est la rivière qui constitue l'axe hydrologique principal de la ville de Belfort, département du Territoire de Belfort. Elle est aussi le principal cours d'eau des Vosges belfortaines. Elle prend sa source à nos pieds, 60 m sous le sommet du Ballon d'Alsace qui culmine à 1250 m d'altitude avant de se jeter dans l'Allan à Sochaux. Cette rivière alimentait de nombreuses scieries mécaniques le long de son parcours.

 

Le patron des randonneurs veille sur nous car nous avons la chance de casse-croûter à l'abri avant de reprendre la route pour le col du Stalon. La forêt est magnifique en cette saison, le vert tendre des jeunes pousses est un régal pour les yeux. Une sévère descente nous mène au col du Stalon.

 

À la fois franc-comtoise et lorraine, la réserve naturelle des Ballons Comtois protège un vaste massif granitique montagneux de 2259 ha entre 650 et 1216 m d'altitude. Les forêts (mélange de hêtres et de sapins principalement) sont omniprésentes. Éparses, les chaumes qu'elles soient prairies, landes ou pâturages sont ici issues des anciens défrichements menés par l'homme. Au fond de cirques glaciaires ou sur un plateau les tourbières sont pour leur part les témoins fragiles du passé glaciaire.


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La source de la Savoureuse au Ballon d'Alsace


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la descente au col du Stalon

 

Une nouvelle descente raide et caillouteuse nous mène à l'étang de Presles. Joli coin de pêche et de repos où les habitants de Saint Maurice (les frémis) peuvent venir se ressourcer.


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L'étang de Presles


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la joyeuse troupe des compagnons vous salue...

 

Marthe

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 21:30

Mercredi 28 avril 2010

 

Belle journée aujourd'hui pour cette sortie exceptionnelle !! Michèle nous a tous conviés pour une marche suivie du verre de l'amitié au refuge des Amis de la Nature au Molkenrain. Nous avons répondu présents avec plaisir et nous voilà à Steinbach.


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BON ANNIVERSAIRE MICHÈLE !!


Le village de Steinbach s'étend au débouché de la vallée du Silberthal proche de Cernay devant les premiers contreforts de la chaîne des Vosges bordant la plaine d'Alsace. Dominé par les montagnes boisées du Wolfskopf 785 m et de l'Amselkopf 618 m. Au premier plan on peut observer les curieuses masses rocheuses de Scheltzenburg 516 m.

Le nom de Steinbach signifie «ruisseau de pierres». Le Village est traversé par le ruisseau Erzenbach qui se traduit par «ruisseau de minerais» (dans les mines Saint Nicolas, on exploitait le cuivre, le plomb ainsi que l'argent qui a donné le nom à Silberthal – vallon d'argent).

Départ de Steinbach, pour une agréable montée au Pastetenplatz. Une joyeuse troupe de 18 joyeux compagnons - randonneurs sur les sentiers ça ne passe pas inaperçu !! Un premier arrêt dans la montée au Pastetenplatz dans l'abri situé au bord du chemin est très agréable, les discussions vont bon train.

Les tendres couleurs du printemps nous comblent de bonheur… le Pastetenplatz prépare les hivers à venir !! des stères et des stères de bois sont alignés le long du chemin.


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Au Pastetenplatz, les stères de bois…


Yves a préparé cette journée pour sa chère épouse avec beaucoup de soins !! bravo à lui ! Rien n'a été oublié, surtout pas les bouteilles qu'il a transportées sur son dos pendant toute la matinée ! Un nouvel arrêt avant le Camp Turenne, à l'abri du Baecherkopfhisla que nous connaissons bien pour l'occuper régulièrement en toutes saisons, surtout par les grands froids...


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un havre de paix en pleine forêt


Un peu plus loin le Camp Turenne. Le Camp Turenne 909 m, on y trouve une stèle du Souvenir Français. Le monument a été érigé en souvenir des morts de la guerre 14-18. Ce fut une importante étape sur la route du Vieil Armand, un hôpital de campagne, un camp de réserve et l'état-major s'y étaient établis. Au Camp Turenne se croisent plusieurs sentiers permettant de rejoindre Thann, Cernay ou encore Bitschwiller les Thann. Le rocher d'Ostein est à une dizaine de minutes …


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au carrefour du Camp Turenne


Direction Molkenrain... une montée un peu soutenue débouche devant le refuge des Amis de la Nature où nous sommes attendus !! Le Molkenrain 1123 m, est un sommet secondaire des Vosges au-dessus de Cernay. On y rencontre une ferme-auberge, un relais hertzien et un refuge.


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En deux temps, trois mouvements la table est prête... on attend Michèle !!


Un moment de convivialité en plein air… un bon crémant coule à flots... suivi d'une bonne soupe etc... merci à Yves et à Michèle.


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Nous quittons le Molkenrain après un long moment de détente... le retour à Steinbach passe par le col du Herrenfluh et le sentier minier du Schletzenbourg.


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Les mines médiévales du Schletzenbourg


Au terme des premières années de fouilles il est encore difficile de faire le point sur l'histoire de l'exploitation du site sans cesse remise en question par de nouvelles découvertes, il apparaît clairement que l'essentiel de l'activité s'est déroulée au cœur du Moyen Âge par le biais de travaux d'abord superficiels (probablement une série de fosses) qui se sont enfoncées sous le niveau de la rivière…

En quelques minutes nous débouchons sur le parking après une superbe journée... merci à toute la troupe pour la franche camaraderie qui nous accompagne tout au long de l'année  !!

Marthe, Michèle, Yves et toute la troupe

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 21:35

 

Mardi le 27 avril 2010

 

Le Pays Welche, au coeur des Vosges alsaciennes où qualité de vie rime avec nature, montagnes, prairies, lacs, ski et randonnées …...

 

La vallée n'apparaît vraiment à la lumière de l'histoire qu'avec la grande révolution économique du XIIème siècle. En effet, déjà connue comme une petite communauté de bûcherons ou de paysans, Orbey allait prendre toute son importance après la fondation, en 1138 par le comte d'Eguisheim, de l'abbaye de Pairis. Après une période de prospérité, l'abbaye eut au cours des siècles à subir bien des épreuves, elle fut réduite à une telle pauvreté, que la maison mère de Lucelle céda Pairis, en 1453, à l'abbaye de Maulbronn qui la réduisit en prieuré. Sous la tutelle des moines, la région d'Orbey se développa et se transforma du tout au tout. Les forêts reculèrent, les prairies apparurent et l'élévage s'établit, avec la fabrication du fromage qui allait devenir la gloire et la richesse de la région. La Révolution va sonner le glas de l'abbaye de Pairis qui fut vendue comme bien national.

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Une magnifique journée s'annonce sous nos yeux, le printemps nous dévoile ses premières fleurs !

 

Orbey, petite ville située à proximité des deux axes transvosgiens, blottie dans un bassin à 550 m d'altitude à l'écart des circulations de transit. Au creux d'un bassin de plusieurs vallons, Orbey est entourée et protégée des vents par la montagne qui l'entoure, au nord la Tête des Faux et le Grand Faudé, au sud les Hautes Huttes et le Linge, à l'est le Breu et le Hohnack et à l'ouest les Hautes Chaumes et les Immerlins. Cette dernière est la région la plus élévée avec le Gazon du Faing culminant à 1306 m, c'est aussi la plus pittoresque avec le site prestigieux des Lacs Blanc et Noir. Le Val d'Orbey est traversé par la Weiss.

Départ Orbey direction Creux d'Argent, Blancrupt, une grimpette bien agréable… entourés de superbes paysages le bonheur est parfait !

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Sur les hauteurs d'Orbey

Après deux heures de montée, une première récompense, devant nous, le rocher Hans qui domine le lac Blanc, le sommet de ce rocher légendaire est coiffé d'une statue de la vierge, à gauche le rocher-belvédère avec vue sur les montagnes au-delà de la vallée de la Weiss.

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10 minutes plus tard, nous arrivons au pied du mythique Rocher Hans, devant le lac Blanc enchassé dans de hautes falaises granitiques nous jouissons d'un fascinant paysage, ce lac s'offre à nos yeux d'une beauté à couper le souffle. on ne peut parler du lac Blanc sans parler du lac Noir qui sont liés. Le nom de ces deux lacs provient probablement de la couleur de leurs eaux. Dans le patois welche, les habitants les nomment "biantsch mâ" (mer blanche) et "nor mâ" (mer noire). La couleur du premier est due aux sables granitiques, aux grains clairs de quartzite amenés par ruissellement, la teinte du second est due à son fond tourbeux.

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Lac Blanc niché au pied des falaises

 

Une légende raconte: autrefois les eaux du lac Blanc étaient noires elles aussi !! Au sommet du piton rocheux qui domine le lac, le Felsenstein, s'élevait un château où vivait un seigneur sans foi ni loi nommé Hans ou Jean de la Roche. Un soir de banquet, à l'issue d'une partie de chasse, alors que les invités étaient ivres, une voie se fit entendre "c'est la Toussaint aujourd'hui... ". le Châtelain s'en moquait et la fête reprit de plus belle. Soudain un éclair illumina le ciel, la terre se mit à trembler et le château s'écroula sur ses occupants. Seule, resta debout l'assise, c'est l'actuel rocher du château Hans. Les eaux devirent noires et toute vie cessa aux alentours, aucun animal ne venait plus boire, aucun poisson n'y vivait plus, arbres et fleurs et mousses disparurent !! Seule le sacrifice d'un enfant pouvait lever la malédiction. Bien sûr, aucune mère n'était prête à donner son enfant. Or un jour, un aigle enleva dans ses serres le fils du méchant seigneur de Pflixbourg qui jouait dans la cour, arrivé au-dessus du lac, le rapace laissa tomber l'enfant qui s'y noya. Le sortilège fut rompu et les eaux du lac redevinrent limpides et blanches et la vie reprit.

Nous montons sur la crête par un sentier sauvage traversant de gros blocs de granit en direction du rocher Hans surmonté de la vierge. Une portion du sentier sur des éboulis est particulièrement impressionnante. Un escalier, quelques passages équipés de rampes et mains courantes demandent un peu d'adresse et nous élèvent au sommet rapidement. Comme souvent après un effort nous sommes récompensés par un panorama remarquable. Une bonne hauteur de neige nous attend sur les hauteurs.

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Un panorama remarquable du haut du rocher Hans

 

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quelques jonquilles au milieu des chaumes nous rappellent que le printemps est enfin arrivé…

 

Des étrangers nous demandent la direction du Lac du Forlet, nous les accompagnons jusqu'au carrefour suivant, après quelques explications ils continuent sur la crête pendant que nous dévalons au Lac Noir.

Le Lac Noir est situé dans un cirque glacier érodé par les glaciers, à une distance d'un kilomètre en aval du Lac Blanc. Pourvu comme son voisin d'une digue artificielle, le Lac Noir constitue avec le Lac Blanc, un double réservoir qui permet le fonctionnement de l'usine hydroélectrique implantée sur la rive nord-est, la conduite de pompage qui relie les deux lacs se rompt dans la nuit du 4 au 5 janvier 1934. Une masse d'eau s'abat sur le toit de l'usine qui s'effondre engloutissant neuf personnes.

Par miracle la digue du Lac Noir résista, une vague immense aurait déferlé dans la vallée créant ainsi une véritable catascrophe. Les paroissiens d'Orbey remercièrent alors Dieu pour sa protection et le sacré coeur de Jésus surplombant Orbey resta un lieu de respect et de dévotion.

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Le lac Noir et son usine hydroélectrique...

 

Une forte émotion m'étreint à chaque passage en ces lieux... il y a bien des années mon père y travaillait... salut papa, si tu nous vois de là-haut protège les randonneurs.

Direction les Hautes Huttes nous prenons un repos sur la terrasse des Amis de la Nature d'Orbey. Il fait un temps magnifique et nous nous attardons volontiers... aucun de nous quatre n'ose interrompre cet instant magique. Et pourtant, faut reprendre la route direction le Col du Wettstein.

Le Col du Wettstein, un mémorial consacré au souvenir des milliers de soldats morts en 1915 au Lingekopf. Un gisant repose au pied de la Grande Croix du cimetière français du Wettstein, un chasseur tombé au champ d'honneur...

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le Gisant au cimetière français du Wettstein

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cimetière français du Wettstein

Direction le Vallon la source Madelon offre aux randonneurs un instant de repos avant de rejoindre les Basses Huttes. Il existerait plus de 400 sources sur le territoire de la commune d'Orbey.

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Source de la Madelon 

Il n'est pas question de finir notre randonnée sans monter aux pierres tremblantes !!  nous ne sentons aucunement la fatigue tant cette sortie est magique. Un sentier grimpe doucement en forêt jusqu'à un ensemble rocheux de grès sur la crête séparant le vallon des Basses Huttes à l'Ouest de celui de Tannac à l'est.

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Bien entendu nous n'oublions pas de faire un tour à la Pierre du Loup... avant de descendre à Orbey.

 

Face à nous la Tour du Faudé… toute une histoire l'accompagne. Situé sur le versant alsacien des Hautes Vosges, le massif du Faudé (haut lieu énergétique) sépare les communes d'Orbey et de Lapoutroie. En 1889, la section du club vosgien de Kaysersberg-Lapoutroie entreprend à son sommet la construction d'une tour d'observation. Inaugurée en 1891, une tour de forme carrée s'élève à 12 m de haut. En 1915, le belvédère servant d'observatoire aux Allemands ne peut résister aux obus de l'armée française. En 1934 sous l'impulsion du club vosgien du canton de Lapoutroie et grâce aux dommages de guerre obtenus, une nouvelle tour est inaugurée le 19 août.orbey-12.jpg

Elle est cette fois octogonale et s'élève à 16,50 mètres permettant aux promeneurs d'admirer tout le pays welche. En 1944, le 10 décembre sous les tirs d'obus allemands la tour s'effondre laissant un vide aux habitants des villages environnants. En 1990, un demi siècle plus tard, l'idée de reconstruire la tour germe dans la tête d'un groupe de personnes. L'association des Amis de la Tour du Faudé est créée. Elle a pour objectif de réunir des fonds afin de financer la reconstruction de la tour en organisant des manifestations de toutes sortes... les fonds récoltés ainsi que les dons, les cotisations des membres de l'association et les subventions permettent aux travaux de débuter. En 1999, après l'achat du terrain par les communes d'Orbey et de Lapoutroie, la conception des plans, l'accord du permis de construire etc.. la première pierre est posée le 15 août. Les bénévoles de l'associations surnommés les «Fadas» s'improvisent tailleurs de pierre ou maçons et entreprennent la reconstruction de la tour. Pierre après pierre, la tour renaît grâce à l'amitié, la solidarité et la convivialité des «Fadas».

 

En 2002, du haut de ses 16,50m, la tour réapparaît au sommet du Faudé. Inaugurée le 15 août elle offre aux visiteurs l'occasion d'embraser les superbes paysages du pays welche et ses environs.

Un magnifique abri est venu compléter ce cadre de verdure depuis son inauguration en 2005.

 

Orbey est mentionné pour la première fois en 1049 sous le nom d'Orbeiz, il faisait partie des possessions des Eguisheim. En 1138 est fondée l'abbaye cistercienne de Pairis au fond du vallon du Noirrupt. L'abbaye reçoit du comte d'Eguisheim un vaste domaine jusqu'aux deux lacs et entretient des rapports plus ou moins cordiaux avec les Orbelais. Il est difficile de savoir si les premiers habitants d'Orbey étaient francophones (welches) ou germaniques (alsaciens). Mais dès le XII ème siècle, on trouve le lieu de Remeymont toponyme bien francophone certainement dans le secteur de Saint Genest.

 

La langue welche, une origine lorraine : dès l'époque carolingienne, les abbayes lorraines de Saint Dié et d'Etival ont des possessions dans la vallée de la Weiss. Les comtes d'Eguisheim ont des terres de chaque côté des Vosges, ces seigneuries installent probablement des colons lorrains sur leurs terres du Val d'Orbey. Pendant plusieurs siècles, une population de langue romane vécut dans le cadre d'une administration de langue germanique, la seigneurie du Hohnack. Vivant dans des fermes isolées comme dans les Vosges lorraines, les paysans conservaient leur patois roman. Cette langue fut parlée couramment jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, soutenue par le monde paysan, mais le déclin de l'agriculture a entraîné le déclin de la langue.

 

Dans peu de temps nous retournerons dans le pays welche pour d'autres randonnées.

 

à bientôt

 

Marthe, Dany, Yves, Claude et Eliott

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 20:27

Mercredi 21 avril 2010

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le printemps est arrivé... enfin... une randonnée sans neige !!!

 

Première sortie 2010 sans fouler la neige !! Départ Bitschwiller les Thann, charmant village du pays de Thann, alt. 358 m. Bitschwiller les Thann était connu pour la fabrication de locomotives (1836). C'est également à cette époque que fut inventé le sifflet à vapeur «le Dampfpfifla» !! Du riche patrimoine industriel et historique, il ne subsiste que peu de vestiges tant les deux guerres mondiales ont laissé des traces. La route Joffre reliant Bitschwiller à Masevaux avait été construite en 1915 afin de ravitailler les forces françaises sur la ligne du Front.

Le point culminant, le Thanner-Hübel (1 184m) est le but de nombreux circuits de randonnées pédestres possédant même sa propre piste de ski. L'église datant de 1838 est célèbre pour ses orgues Callinet.

Nous sommes ravis de compter à nouveau Béa parmi nous ! Aujourd'hui journée grillades au Holzhauer Hittel vum Blaufels. Les épaules de François et Brigitte sont malmenées par des sacs à dos bien remplis... anniversaire oblige !!

Départ de Bitschwiller les Thann pour le Hundsrück, la montée est régulière pendant plus d'une heure. Du Hundsrück part l'agréable sentier qui grimpe au Martisplatz où nous faisons la halte du matin. Quelques vitamines et nous voilà repartis pour la FA du Thannerhübel alt. 1050 m.

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Un peu en contrebas du sommet du Thannerhübel, la FA du même nom musarde au soleil, entourée de pâturages qui s'éveillent après un hiver long et rigoureux. Enfin débarrassée de son manteau neigeux depuis quelques jours, une palette de fleurs sauvages recouvre timidement la chaume. D'ici peu, ce sera un vrai jardin fleuri que viendront admirer les nombreux randonneurs qui foulent cette montagne tout au long de l'année.

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La colonne s'étire dans la descente au Holzhauer Hittel vum Blaufels, chacun profitant de cette journée ensoleillée à sa manière, emmagasinant au maximum le bienfait de la nature. Plus loin le sentier dégringole en lacets au Blaufelsen et son abri.

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Toujours impressionnant de trouver des os...

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s'Holzhauer Hittel vum Blaufels sous haute surveillance... Eliott veille

 

François et Brigitte sont enfin libérés de leur sac rempli d'apéro BON ANNIVERSAIRE , cher compagnon, merci à tous deux...

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le feu crépite dans la cheminée extérieure, c'est l'heure de... griller les saucisses...

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la grille et les saucisses sont également portées à dos d'homme !!!

par le maitre du feu, l'ami Yves bien sûr !!

 

Nous abusons du temps de repos, il fait si bon au soleil... il faut penser au retour... le sentier descend fortement pour rejoindre en premier Willer d'où nous rejoignons joyeusement Bitschwiller les Thann.

Après cette journée récréative, il y en aura d'autres... et pas plus tard que la semaine prochaine, encore un anniversaire...

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les compagnons vous saluent...

 

à bientôt

Marthe

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 20:37

Mercredi 7 avril 2010

 

Belle journée annoncée par la météo ! Départ : 9 heures à Oberbrück, la rando débute par une mise en jambe le long de la piste cyclable jusqu'à Sewen. Sur notre gauche, le Schlumpf, encore recouvert de quelques plaques de neige. Les maisons de Dolleren, nichées au pied de la montagne, musardent au soleil...

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Dolleren au pied du Schlumpf

Nous rentrons dans Sewen. Sewen, vient du celte see ven ou wen : près du lac. La légende fait remonter au 5ème siècle la fondation du village par des chrétiens pourchassés par des Huns. Ce village situé au fond de la vallée de la Doller a très tôt vocation de refuge. Au Moyen Âge, lorsque l'abbaye de Masevaux exerce un pouvoir religieux et laïc, la haute vallée de la Doller n'est formée que d'une seule paroisse : Sewen, à laquelle sont attachés tous les autres villages. Le village de Sewen est cité pour la première fois en 1302, sous sa dénomination actuelle. Une école est fondée en 1837. Sur le ban communal de Sewen se trouve une partie du Ballon d'Alsace.

Nous partons en direction du plan d'eau, le lac de Sewen. Selon les géologues, ce lac est un des plus rares lacs de surcreusement glaciaire des Vosges alsaciennes et le plus intact. Envahi par sa tourbe, son plan d'eau compte 6 ha contre plus de 30 à la fin du XIV ème siècle. La faune et la flore sont protégées, l'implantation de castors et d'espèces de plantes carnivores comme le droséra fait de ce lac un lieu d'étude pour les botanistes et les zoologues. Sa légende : le lac serait hanté et n'aurait pas de fond...

En levant les yeux nous apercevons la crête et comprenons qu'il va falloir grimper... Au bout de quelques instants nous atteignons l'extrémité marécageuse du lac encore endormi, une fois dépassé nous nous élevons doucement à travers bois en direction du lac d'Alfeld. Nous jetons un dernier regard au lac de Sewen avant de prendre la direction de la montagne.

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Sur la pente douce nous découvrons les cascades charriant les eaux abondantes suite à la fonte des neiges. Le site est très sauvage, le ruisseau court à travers un mini canyon et disparaît de temps à autre à nos yeux.

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Nous apercevons entre les arbres, une masse blanche, le barrage du lac d'Alfeld que nous contournons en commençant à monter pour de bon cette fois !! Nous cheminons dans le vallon d'Issenbach, d'abord sur le large chemin puis sur un sentier traversant quelques éboulis de pierres. Les cairns sont de plus en plus nombreux parsemant ce sentier, et c'est presque devenu un rituel de randonneur d'ajouter une pierre à chaque passage...

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Le sentier débouche sur les hauteurs de la ferme du Baerenbach, à travers de petits pâturages nous rejoignons le chemin forestier grimpant au refuge d'Isenbach. Un havre de paix se livre à nos yeux... un rapide arrêt devant le refuge fermé avant de prendre encore un peu d'altitude et fouler les chaumes du Gresson.

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Dans le creux, le lac d'Alfeld

Nous apprécions beaucoup cette journée printanière, le soleil caresse nos visages et nous nous sentons enfin revivre après l'hiver long et froid que nous venons de vivre. Nous nous attardons sur les chaumes à peine débarrassées de la neige, admirant le lac d'Alfeld paraissant bien loin.

Nous continuons à monter pour rejoindre le beau chalet du nom de Lagerwald Hütte situé entre le Wustkopf et le Haut Gresson à 961 m d'altitude, inondé de soleil !! Nous décidons de nous installer à l'extérieur, il fait chaud... tel des lézards nous profitons de ces magnifiques moments de bonheur !! Le téléphone sonne à plusieurs reprises, même absents... les compagnons nous accompagnent en pensées... Nous avons une profonde pensée pour nos amis Béa et son époux... à qui nous dédions cette marche et leur souhaitons tout le courage nécessaire afin de surmonter la mauvaise période qu'ils vivent... et que très vite il n'en restera qu'un mauvais souvenir !

Nous sommes heureux de compter parmi nous, le jeune Thomas profitant des congés scolaires pour nous accompagner et Danièle à qui nous souhaitons la bienvenue dans notre groupe de marcheurs.

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Les compagnons du mercredi lézardent au soleil !!!

Il est temps de reprendre la route et dégringoler à Oberbrück, un peu encombré le chemin par moment, mais une vraie partie de rigolade... nous attendait !

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Nous venons de vivre une belle journée !! ça y est le printemps est arrivé... nous avons tous hâte de découvrir de nouveaux endroits merveilleux... la semaine prochaine nous irons à l'étang des Belles Filles et grimperons à la Planche des Belles Filles tout un programme !!

 

à mercredi prochain...

Marthe et les compagnons ...

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 20:34

 

Mercredi 31 mars 2010


TRAIT D'UNION ENTRE L'ALSACE ET LA LORRAINE, le col de BUSSANG !

 

Le col de Bussang alt. 731 m relie la Lorraine à l'Alsace, c'est à cet endroit que la Moselle se dévoile aux humains. Il y a encore de la neige sur les hauteurs... nous prenons la direction du Petit Drumont par le sentier des Russiers, beau sentier grimpant à travers forêt, au début pentu puis plus régulier.

Le petit Drumont alt. 1 200 m, le grand Drumont ou Tête de Fellering 1 223 m, voilà deux grands sommets des Hautes Vosges du Sud, magnifiques, souvent ignorés par les randonneurs et les promeneurs, à tort, car la randonnée se déroule dans un environnement resté sauvage et préservé.

Sur l'extrémité sud-est de la Lorraine, aux confins de l'Alsace, la commune de Bussang, classée village de montagne, voit naître la Moselle et s'étire en longueur dans la vallée de la jeune rivière. Elle est entourée de ballons couverts de forêts, dont la Tête des Neufs Bois (1 231m), la Tête de Fellering (1 223 m, le Drumont (1 200 m), la Tête de la Bouloie (1 166 m) et la Tête des Corbeaux (1 093 m).

Les bûcherons sont en pleine saison de coupe, et le sentier des Russiers est encombré de gros troncs, l'hiver était rude et les dégâts importants... nous abandonnons le sentier pour la route grimpant à la FA du Drumont.

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La Loge du Plain du Repos

 

La loge du Plain du Repos nous ouvre ses bras, cet abri est prévu pour la pause de midi... venant de commencer la rando, faut pas rêver... une boucle nous attend, nous reviendrons à cet endroit pour la pause repas... allez !! courage direction ferme auberge du Drumont.

Il fait gris, la neige commence à tomber, le vent s'est levé, une atmosphère désagréable nous entoure... la ferme nous sert d'abri contre le vent pour prendre une collation avant de poursuivre notre route. La FA est encore enneigée à cette époque de l'année et fermée.

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Nous abandonnons l'idée de monter à la table d'orientation, la visibilité est presque nulle, et prenons le sentier qui contourne le sommet. Bien emmitouflés nous grimpons à la Tête de Fellering sous une tempête de neige. Giboulées de mars... c'est d'époque ! rien d'extraordinaire. La neige au sol est gelée, et la grimpette s'avère physique... l'arrivée au sommet permet de souffler un peu. Un banc nous y attend.

La descente à la Faigne des Minons ressemble à une piste de neige pentue et gelée, de profondes traces dans la neige nous font l'effet d'un escalier permettant une descente mal aisée mais possible. Cela demande une attention particulière, nous sautons d'une trace à l'autre... ce jeu amuse toute la troupe !! La prudence s'impose, et la descente paraît plus longue qu'en été. Nous avons pris du retard et changeons le planning pour la pause repas.

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À la tête de Fellering ou Grand Drumont

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à la Faigne des Minons

 

Encore un petit effort pour arriver jusqu'à la loge du Pont Martin, la faim se fait ressentir, il est grand temps de reprendre des forces.

Nous pensions arriver à la Loge du Plain du Repos pour la pause repas mais il reste encore une bonne quarantaine de minutes pour y arriver... alors bon appétit...

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la Loge du Pont Martin

 

Il est 13h15, le départ est donné pour grimper à la Loge du Plain du Repos. Un sentier pentu grimpe à l'abri que nous avons croisé ce matin dès le départ. Le temps s'est encore assombri, la raison l'emporte, nous décidons de descendre directement au col de Bussang par la route, c'est sur cette route que nous arrivons à l'étang Jean, un petit paradis avec un air de jardin japonnais...

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étang Jean sur la route du Drumont

 

Le ciel envoie à cet instant un rayon de soleil... pour la photo !! Encore quelques pas et nous sommes de retour au parking de la source de la Moselle. Giboulées et grisaille n'ont en aucun cas terni la sortie du mercredi.

 

Marthe et les compagnons du mercredi !

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 11:12

 

Mercredi 24 mars 2010

 

en pleine galère, un miracle !! le printemps !!

 

Moosch, premier village du canton en remontant la vallée de la Thur, dominé par les massifs du Rossberg et du Grand Ballon. Cette commune entre dans l'histoire en 1335 et doit son expansion aux mines d'argent et de cuivre exploitées pour certaines jusqu'au XIX ème siècle. C'est à Moosch, dans la Nécropole nationale, parmi 600 autres soldats tués dans les combats au sommet des Vosges que repose le général Serret. Durant la Première Guerre Mondiale, Serret, alors général de division, commande la 66ème Division d'Infanterie de Montagne qui se bat à l'Hartmannswillerkopf ! dont je vous ai déjà parlé. Le 28 décembre 1915, lors d'une contre-attaque sur ce sommet, le général Serret est grièvement blessé à la cuisse par un éclat d'obus. Malgré l'amputation, il décédera le 6 janvier 1916.

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le ruisseau du Waldrunz charrie les eaux de la fonte des neiges...

Départ à Moosch, quelques compagnons absents, se dorent sous le soleil des Baléares... officiellement séjour vélo !! pendant ce temps le reste du groupe brave la neige sur les crêtes. Le Waldrunz gronde... la fonte des neiges gonfle ses eaux... qui dégringolent de la montagne. Nous commençons par longer le Waldrunz et ses eaux tumultueuses... l'épaisse couche de neige que nous foulons depuis plusieurs semaines commence sa lente fonte... et déverse ses eaux dans la vallée. Après les Grübenmatten, direction Gsang. Au fur et à mesure de la montée nous rencontrons une couche blanche que nous connaissons pour la pratiquer depuis mi-novembre.

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Dans quelques jours nous serons le 1er avril alors... poisson d'avril sur le Waldrunz ????

Les sentiers sont de plus en plus difficiles à pratiquer et distinguer, entre les congères, petites avalanches, verglas, cela devient physique... et imprudent, pas moyen de continuer, le sentier devient incertain, et pour couronner le tout il faudrait traverser un torrent gonflé à bloc. Ne dit-on pas aux randonneurs… rebrousser chemin est un signe de sagesse ?

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Yves monte tout schuss pour trouver un chemin praticable... Une ambiance formidable accompagne le groupe soudé... moment d'hésitation vite oublié. Nous revenons sur nos pas et nous engageons, direction Belacker. Après 15 mn de marche, un miracle !!! des rires fusent ça et là, nous venons d'arriver sur une autre planète !! le printemps est arrivé pendant que nous galérions sur le sentier du versant opposé.

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Zut une chute !! opération sauvetage réussie ...

Il est temps de penser, pause repas, un pique nique au soleil, que du bonheur !!

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Qui a osé penser tout fort «le printemps est en retard ???» Ce moment est apprécié à toute sa valeur. Nous ne pensons même pas à repartir... tellement on est bien, tel des lézards au soleil.

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Aie .. ça pique ...

Et pourtant, il faut penser au retour. Descente au col des Dreimarkstein... puis une bonne descente sur Moosch.

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Ils sont fous ces deux pattes... pense t-il !!

à bientôt

Marthe, les compagnons et Eliott

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