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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 21:23

Mercredi 20 juillet 2011


rouge-goutte-1.jpg


Rougegoutte alt. 456 m, comme les villages voisins, s'est développé au pied du versant sud du massif des Vosges, le long d'une ancienne voie romaine qui reliait Langres à l'Alsace en contournant la montagne.

Dès le XI ème siècle, le village fit partie de la Seigneurie du Rosemont. La population de Rougegoutte était de 824 âmes en 1881. En 1196 existait déjà une église qui constituait le centre d'une paroisse comprenant Éloie, Giromagny, Grosmagny, Lepuix-Gy, Riervescemont, Rougegoutte et Vescemont. De nos jours, la paroisse d'origine ne rassemble plus que les habitants de Rougegoutte, Éloie, Vescemont et quelques familles de Riervescemont. L'église actuelle date en partie de 1724, elle est consacrée à Saint Georges.

 

L'histoire de Rougegoutte est liée à l'église dont on trouve la première mention en 1196. Le 9 juin 1196, le Pape Célestin III, confirmant les biens et les privilèges du chapitre St Maimboeuf de Montbéliard, signale parmi les dépendances de ce chapitre, l'église de la Rouge Goutte. Cette église est en effet située sur un promontoire au pied duquel coule, sur un fond de grès rose, une goutte (ruisseau) qui rougit lorsqu'il pleut. Elle fut construite sous le Premier Comte de Montbéliard qui régna de 1024 à 1070, en même temps que le château de Rosemont, sur cette voie du pied des Vosges qui allait de Bourgogne en Alsace comme dit ci-dessus, elle porte le vocable de St Georges comme presque toutes les chapelles des châteaux.

 

Au centre du village fleurit toujours un magnifique tilleul qui a plus de 400 ans d'existence puisque l'on sait qu'en 1715 il était déjà adulte, sans doute est-ce un arbre de justice planté vers 1578. Son tronc énorme présente des particularités puisqu'il est constitué de colonnes.


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Ce tilleul fleurit à Rougegoutte depuis plus de 400 ans. Il fut touché par la foudre à la fin du XIX ème siècle. Que ce vénérable tilleul, symbole de justice, cerclé a son pied de grès rose en 1985, s'épanouisse toujours en face de l'église dont ont trouve la première mention en 1196.


Direction château de Rosemond (les ruines d'un mystérieux château) ! Discret, il est maintenant un tas de pierres avec le vestige d'une tour. Dominant la vallée, ce petit fort est situé à Riervescemont dans le Territoire de Belfort. Le château a certainement été construit sous Louis de Mousson-Montbéliard. Ce fut la propriété de Jeanne de Ferrette-Montbéliard au XIV ème, puis le château revient à sa fille aînée, épouse de l'archiduc d'Autriche. Avant 1469, la forteresse est abandonnée et perd donc son rôle stratégique. La Rosemontoise, rivière du Territoire de Belfort prend sa source sur le ban de Riervescemont pour terminer sa course à Valdoie et se jeter dans la Savoureuse. Elle doit son nom au château de Rosemont cité ci-dessus.

abri-3.jpg

Direction col des sept chemins … un abri flambant neuf nous y attend ! Il vient d'être rénové et sent encore la peinture fraîche. La pluie a cessé et c'est avec plaisir que nous prenons place à table et faisons sécher les pèlerines.


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Au col des sept chemins


Une montée soutenue nous attend … dur dur après le repas ! Prochaine étape la chapelle Notre Dame du Grippot.


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Notre Dame du Grippot


Chapelle Notre Dame du Grippot. Ce n'était à l'origine qu'une modeste tour hexagonale coiffée d'un toit en forme de pyramide. Elle avait été élevée par Justine Millot, épouse Vendrely, une pieuse femme de Grosmagny, qui, souffrant de fortes douleurs aux jambes avait été guérie après une neuvaine de prières devant une statuette de la Vierge nichée au creux d'un chêne depuis 1855. Elle se mit d'abord à travailler de ses propres mains à cette construction en utilisant des pierres presque toutes ramassées au clair de lune par des hommes de bonne volonté. À l'époque, le curé de Grosmagny avait lui-même choisi l'emplacement, un terrain situé au flanc sud du Fayé et dominant tout le village et la Trouée de Belfort. Le 15 août 1867 la Tour de David (c'est sous ce vocable que le petit oratoire avait été placé) était bénite et ouverte à la piété des fidèles. En 1869, elle fut à nouveau agrandie, et c'est le 16 juin 1875 qu'enrichie d'une pierre d'autel, elle fut bénite solennellement par le curé Sarazin, muni des pouvoirs nécessaires de Mgr Césaire, cardinal archevêque de Besançon en présence de nombreuses personnalités religieuses et civiles et d'une grande partie de la population du village et des environs. En 1933 une petite construction en forme de nef fut accolée à la tour offrant ainsi un abri au pèlerin venant faire leurs dévotions à la Vierge du Grippot. (explications affichées dans la chapelle).

 

C'est tranquillement que nous rejoignons Rougegoutte, cette coquette commune fleurie … et distinguée. En 1996, Rougegoutte obtient le Grand Prix National de Fleurissement et fait partie, à ce titre, de la centaine de sites remarquables français par la qualité de leur environnement végétal. Bravo à tous les habitants de cette charmante commune.


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église de Rougegoutte

 

Pendant ce temps, notre ami Yves, entame les derniers jours de son périple Wittenheim – Hendaye pour faire connaître le don d'organes.

http://dondorganes.over-blog.fr/

 

bientôt ce sera le retour au bercail et il retrouvera notre mascotte Eliott.

 

Marthe 


PS: cliquer sur les photos pour les agrandir.

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