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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:54

Mercredi 11 novembre 2009

Le

Le blason du Sundgau se compose des armes des comtes de Ferrette (de gueules à deux bars adossés d'or), de celles de la Maison d'Autriche, les Habsbourg (de gueules à une fasce – traverse horizontale – d'argent) et de celles du cardinal Mazarin (d'azur à un faisceau de licteur d'or lié d'argent, la hache du même, à une fasce de gueules brochant sur le tout et chargée de trois étoiles à cinq rais d'or).

 

Sundgau : signifie Comté du Sud en dialecte germanique.

 

Dans quelques semaines nous fêterons Noël, aussi j'ai choisi de vous conter une des nombreuses légendes.... qui font le patrimoine du Sundgau tout en nous faisant rêver ...

À la frontière franco-suisse, non loin de la ruine féodale du Landskron, aurait poussé, jadis, devant la croix d'un calvaire, un merveilleux rosier. Le seigneur du fief l'avait rapporté de Palestine au temps des Croisades, ce plant provenait d'un buisson de rosiers sur lequel la Vierge Marie aurait suspendu, lors de la fuite en Egypte, les langes de son fils pour les sécher... Ce rosier conserva parmi ses roses blanches épanouies de l'été, un bouton obstinément fermé, qui ne s'ouvrait qu'en hiver, sous la neige, au son du carillon de la messe de minuit ! Cette rose unique rayonnait durant l'office, embaumant la nuit autour d'elle. La campagne effleurée par sa lumière était alors assurée de fertilité pour l'année à venir et quiconque voyait la rose conserva le bonheur sa vie durant ..... Au premier son de cloche annonçant la fin de la messe de minuit, la rose effeuillait lentement ses pétales qui disparaissaient dans la neige immaculée sans y laisser de traces.... (je me suis permis de vous offrir une rose rouge sous la neige du Schauenberg – autre lieu de légendes -)

Laissons légendes et rêves ... en ce jour du 11 novembre la France commémore l'armistice 1918. Le 11 novembre 1918, à 5h15 est signé l'armistice marquant la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la capitulation de l'Allemagne. Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans toute le France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait tant de morts, d'invalides et de mutilés. Plus tard, en 1919, à Versailles, sera signé le traité de Versailles. Jour férié en France... également jour de marche pour les compagnons du mercredi... pas de trêve, nous allons avaler 32 km à travers le Sundgau, une manière à nous de penser à nos anciens....

7h30 départ à Steinbrunn le Haut, un peu de brume, très vite dissipée... nous voilà partis pour traverser le Sundgau ... après l'étang un sentier traverse la forêt et monte au Heilhof, un coquet hameau que nous traversons rapidement pour rejoindre Tagsdorf.

Tagsdorf

 

Les communautés villageoises du bas de la vallée paraissent avoir particulièrement bien su exploiter les richesses du sous-sol. Wittersdorf était bien connu pour ses carrières de pierres et ses sculpteurs, Emlingen fournissait la chaux jusqu'au XXème siècle et Tagsdorf était réputé pour sa tuilerie. À l'ère de la mécanisation ces entreprises artisanales ont disparu....

Schwoben était connue pour avoir la plus petite mairie de France mais celle-ci fut remplacée par un bâtiment beau et fonctionnel. Un livre ouvert, à l'entrée du village porte les noms des maires de Schwoben de 1792 à 2000.

À travers champs nous rejoignons le Camp Romain. L'origine de ce camp Romain dans le Sundgau lieu dit Burgrain, à proximité d'une ancienne voie romaine, a longtemps été discutée. La théorie la plus probable serait qu'il s'agit d'un refuge construit par les habitants entre le X et XVIIème siècle. Cependant l'absence de toute trouvaille archéologique datant de l'époque romaine, ne permet pas d'étayer cette thèse. Peut-être une motte castrale datant du moyen-âge.

Dans le Sundgau, très friand de ces lieux mystérieux, cet étrange camp au bord du Willberbach a suscité bien des légendes dont en voici une. «on raconte qu'une jeune et belle sundgauvienne nommée Burgeraindierla y logeait jadis et que les garçons de tout le Sundgau venaient dans l'espoir de l'apercevoir et repartaient toujours déçus ... bien entendu ! D'autres racontent que ce lieu était, autrefois, fréquenté par des sorcières et que des lumières mystérieuses s'y allumaient parfois la nuit !!

les merveilleuses couleurs d'automne dont on ne se lasse jamais ....

Et voilà Muespach !! Monique et Guy nous attendent... pour le déjeuner !! Muespach qui tient son nom du ruisseau qui l'arrose. La légende raconte que, par un beau jour d'été, une jeune et belle paysanne portant sur sa tête, un pot rempli d'une délicieuse soupe aux pois «Müas Suppa» qu'elle avait préparée pour son homme qui peinait dans les champs depuis l'aube, s'apprêtait à traverser le ruisseau à gué. Elle glissa sur un gros galet, le pot se renversa et le précieux contenu se répandit dans l'eau. Confuse, elle s'écria «Müas .. Bach» ! qu'on peut traduire par «rivière aux pois» !

Muespach, commune résultant de la fusion de Moyen-Muespach et Muespach le Bas en 1972 ! La vallée aurait été creusée par un ancien cours du Rhin lorsque celui-ci, à la fin du tertiaire, coulait d'Est en Ouest vers la porte de Bourgogne.

Monique et Guy nous ont reçu comme des rois ... grand merci à eux et bravo !! tout était parfait. Ils nous ont ouvert leur maison et nous ont offert un délicieux repas ... Au retour, nous avions le plaisir de les avoir avec nous jusqu'à Franken.

Sur la voie romaine .. un souvenir inoubliable ...

Une ultime montée pour arriver à la Hochstrasse. Depuis le matin nous contournons cette fameuse route... que l'on aperçoit de très loin... elle a une histoire.. À son origine, en 1824, la RN 19 reliait Paris à Bâle via Altkirch. Elle était décrite comme étant la route de Paris à Bâle. Elle succède à la route impériale 22. La route impériale 22 était une route impériale française qui reliait Paris à Bâle via Troyes, Langres et Belfort. Sous l'Empire, Bâle était une ville membre de la Confédération Helvétique. Après la chute de l'Empire, la route impériale 22 est devenue la route nationale 19.

À quelques pas, Les Trois Maisons (Helfrantzkirch) sur cette même voie.. l'ancien relais de poste des Trois Maisons, témoigne d'un temps où les voies postales marquaient l'essor démographique et économique du Pays. Connu sous le nom de «Posthoernel» ce relais était idéalement placé au croisement de l'ancienne chaussée royale comme dit ci-dessus et de la route des pèlerins de Mariastein en Suisse. Alors qu'aujourd'hui on parle beaucoup de remanier le Service de la Poste,revenons en arrière : Quand la malle postale s'arrêtait aux Trois Maisons : le XVIIIème siècle fut entre autres marqué par l'organisation et le développement des voies postales avec l'ouverture de lignes régulières. C'est dans ce contexte d'histoire postale que le service de la poste royale aux chevaux a été concédée à  des aubergistes, souvent fermiers, établis généralement au bord d'une grand-route. Ces relais de poste distant d'une quinzaine de km sont tenus par ces maîtres de poste, chargés de l'entretien des chevaux affectés aux plusieurs courriers circulant par semaine. Pas moins de trente cinq relais s'étalent entre Paris et Bâle, que l'on relie alors en cinq jours. Trois sont placés sur la chaussée royale reliant Belfort à Huningue, le plus important bureau de Haute Alsace en raison de la présence de la forte garnison et de par les relations postales avec l'Europe Centrale qu'elle génère. Au nombre de ces relais figure celui des Trois Maisons.

Franken en automne

Bientôt la nuit commence à tomber, une fois dépassé le charmant hameau de Heilhof nous rentrons dans la forêt... et rejoignons l'étang à Steinbrunnle Haut. Il fait nuit lorsque nous retrouvons les voitures.

Malgré un nombre important de kilomètres parcourus, toute la troupe est fraîche et ravie de cette sortie, Yves nous a concocté ce parcours dans le Sundgau, journée réussie grâce aussi à nos amis Monique et Guy, et voilà c'est fini, la boucle est bouclée... et nous pensons déjà aux prochaines sorties !

Merci à vous tous qui avez contribué à faire de cette virée une rencontre amicale...

 

Marthe, Yves et Claude et bien entendu Eliot...

 

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Published by Marthala - dans Alsace-Lorraine
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commentaires

yves 13/11/2009 19:38


salut ma Marthala,
et bien pour commencer un grand bravo à toute la bande, 32km n'est pas à la portée de tous! Maintenant au tour de Monique et Guy, un grand merci à vous deux, un acceuil digne d'une grande cour, un
repas qui, il faut le dire, à contribué à un départ difficile, merci à eux un gros schmoutz à tous
yves