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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 20:05

Mercredi 1er décembre 2010


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que de neige pour notre première sortie en raquettes !!

 

1er décembre et déjà 70 cm et plus au massif du Gresson !! Dès le départ à Oberbruck nous chaussons les raquettes… L'histoire d'Oberbruck se confond avec celle de la haute vallée de la Doller pendant de nombreux siècles. Citée pour la première fois en 1482 sous le nom d'Oberbruggen, la localité est une possession de l'abbaye de Masevaux et dépend de la paroisse de Sewen. Les riches filons miniers des alentours contribuent au développement de l'activité métallurgique dès la fin du Moyen-Âge. Le village se peuple alors d'ouvriers et de mineurs, mais est dévasté lors de la Guerre de Trente ans (1618-1648). Sous l'impulsion du maître des forges Henri d'Anthès, l'activité métallurgique (forges, taillanderie…) reprend dès la fin du XVII ème siècle, grâce à l'énergie hydraulique produite par l'aménagement de retenues d'eau du lac des Perches et des Neuweiher. Au XIX ème siècle, l'industrie textile supplante la métallurgie avec la création d'une filature suivi par un tissage par la famille Zeller. Ces établissements perdureront pendant près de 150 ans. Sur le ban du village se trouve le seul aérodrome des vallées vosgiennes.

 

Nous grimpons au Boosberg sur un sentier enneigé, notre première sortie raquettes est un régal tant pour les yeux que pour la randonnée.

Le massif du Gresson est un des endroits les plus sauvages et mystérieux des Vosges... comprenant autrefois trois fermes, la chaume du Gresson s'étale sur une grande étendue immaculée, aujourd'hui sous 70 cm de neige poudreuse, un vrai paradis pour les amoureux de la montagne que nous sommes. L'activité agricole est encore bien présente sur le massif.


Le Gresson Haut noyé dans un brouillard épais ne nous laisse aucune perspective sur le lac d'Alfeld niché en contrebas… nous rentrons dans la forêt, aucune trace de sentier... tout n'est que neige… le chemin menant au Ballon traverse des paysages magnifiques, presque irréels.


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Après une superbe balade sur les hauteurs du vallon d'Isenbach, un sentier dégringole le long du ruisseau du même nom jusqu'au refuge. Nous sommes attendus à la Ferme Auberge Baerenbach.


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Arrivée à la FA Baerenbach


Entre lacs de Sewen et d'Alfeld, tout au fond de la vallée de la Doller, la ferme s'élève à 750 m d'altitude. La ferme a gardé son caractère d'autrefois, son allure basse et sa longueur rappellent les anciennes marcairies. Tout autour les animaux ont la belle vie...


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Personne ne sait de quand elle date vraiment… bien que sur un coin de la maison figure une plaque indiquant 1725 mais personne ne sait si la ferme a vraiment été construite cette année-là. La ferme est située au cœur du site classé du Ballon d'Alsace.

 

Après une bonne soupe fumante, nous rechaussons les raquettes et quittons la ferme-auberge du Baerenbach en longeant le ruisseau du même nom jusqu'au ruisseau du Seebach qui se jette dans le lac de Sewen.


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Selon les géologues, ce lac est l'un des plus rares lacs de surcreusement glaciaire des Vosges alsaciennes resté intact. Envahi par sa tourbe, son plan d'eau compte 6 ha, contre plus de 30 à la fin du XIVème siècle. La faune et la flore sont protégées, l'implantation de castors et d'espèces de plantes carnivores, comme le droséra, fait de ce lac un lieu d'étude pour les botanistes et les zoologues. Sa légende : ce lac serait hanté et n'aurait pas de fond. L'origine de ce plan d'eau remonte à un dimanche d'été, un riche paysan, au lieu de célébrer le seigneur, partit sur un pré pour rentrer le foin. Le soir, un violent orage éclata, la foudre tomba et le sol s'ouvrit engloutissant le paysan, sa charrette ainsi que son attelage.


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Il est 16h20 lorsque nous traversons d'un pas assuré le village de Sewen, la nuit ne va pas tarder à tomber… il ne faut pas traîner.


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L'église Notre Dame, bâtie sur un verrou glaciaire, au milieu d’un cimetière fortifié, l’église Notre Dame se compose d’un chœur carré gothique surmonté d’un clocher du 13ème siècle.

 

Sewen vient du celte see ven ou wen (près du lac). La légende fait remonter au Vème siècle la fondation du village par des chrétiens pourchassés par les Huns. Situé au fond de la vallée de la Doller, le village a très tôt vocation de refuge. Au Moyen Âge, lorsque l'abbaye de Masevaux exerce un pouvoir religieux et laïc, la haute vallée de la Doller n'est formée que d'une seule paroisse, Sewen, à laquelle sont attachés tous les autres villages voisins. Cité pour la première fois en 1302, sous sa dénomination actuelle. Une école est fondée en 1837, preuve de la volonté de francisation du Second Empire. Sur le ban communal de Sewen se trouve une partie du Ballon d'Alsace !

 

Retour à Oberbruck par Dolleren… qui doit son nom à la Doller qui vient probablement du celtique « die Oller » qui signifie l'eau qui coule. Le village est mentionné pour la première fois sous le nom de Tholier en 1567. Au 18 ème siècle sont exploités des carrières de granit ainsi que des mines de fer et de cuivre. Un tissage de coton s'installe en 1847. La source de la Doller située au lieu-dit Fennematt à 922 m d'altitude, le premier captage de la source date de 1906. Elle alimente la Doller qui fournit en eau l'agglomération de Mulhouse.


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La tête remplie de paysages merveilleux, il fait nuit lorsque nous arrivons aux voitures ...

 

vous retrouverez les compagnons mercredi prochain...

 

Marthe

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Published by Marthala - dans Alsace-Lorraine
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commentaires

fouchepate 14/12/2010 08:59


qu'est-ce que ça donne envie ce reportage; dire qu'il va nous falloir attendre le mois de mars pour faire de la raquette: chez nous, c'est plutôt soleil et beau temps en ce moment!


yves 14/12/2010 08:52


salut Marthala,
et oui, superbe journée mais dur dur surtout dansles hauteurs du gresson haut mais rien n'arrête les compagnons du mercredi, une bande de potes et (potines) pelin de courage. @+ yves