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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 18:10

Samedi 21 novembre 2009


LIBOURNE - LEYBURNIA petite soeur de Bordeaux 

Le pont de pierre enjambant la Dordogne à Libourne

Entre les méandres de l'Isle et ceux de la Dordogne, le Libournais déploie ses paysages marqués par l'harmonieux mélange de l'eau, de la terre et de la vigne. En 1268, Edouard 1er, arrière petit-fils d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenêt, fils d'Henri III, roi d'Angleterre a su apprécier la situation exceptionnelle du site au confluent de l'Isle et de la Dordogne et décida d'y fonder une bastide (ville nouvelle du Moyen Âge) à vocation portuaire qui aura un rôle économique de premier ordre : permettre aux produits de l'arrière pays des vallées de l'Isle et de la Dordogne d'être embarqués sur des navires de haute mer. Un an plus tard, il chargea son lieutenant Roger de Leyburn de la réalisation de ce projet. En 1270, la bastide portuaire est née et comme l'usage le veut à cette époque, la ville prend le nom de son fondateur. À la place du village romain de Fozera, la vocation du port maritime devint celle d'un port de commerce du vin et fluvial pour le commerce du bois, ultime destination des gabares descendant la Dordogne chargées entre autres, de bois de noisetier destiné aux vignobles. Au cours des siècles Leyburnia devint Liburnia pour enfin devenir Libourne.

Libourne, située à une vingtaine de km de Bordeaux, fut une importante ville de garnison avec la construction des casernes de Lamarque et de Proteau. Après avoir abrité des régiments de cavaleries et d'infanteries, elles sont devenues en 1959 le centre d'instruction santé de l'Armée et en 1980 l'École Nationale des Officiers de Réserve de santé des armées, mais la suppression du service national a entraîné la disparition de l'École et est remplacée par une école d'instruction de la gendarmerie, à l'heure actuelle fermée également  ... site marqué par le passage du 15ème Dragons. Les locaux construits entre 1764 et 1987 abritent un manège classé à l'inventaire des monuments historiques.

Le 15ème Dragons

105 000 médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires OCTASSA ont été formés par le service de santé en ces murs...

Il fallut attendre la fin des années cinquante pour voir se développer Libourne dont l'expansion est aujourd'hui limitée par les deux rivières, l'Isle et la Dordogne qui la bordent et le vignoble.

La Place Royale (renommée place Abel-Surchamp en l'honneur d'un des anciens maires de Libourne) est la place centrale de la cité, délimitée par des bâtiments comportant des galeries au rez-de-chaussée. Les arcades ont été édifiées du XVIè au XIXè siècle. Sur la place, l'actuel Hôtel de Ville abritait, au XVè siècle, le siège de la Jurade. Au premier étage du beffroi, un balcon permettait aux orateurs de s'adresser à la foule.

L'Hôtel de Ville à Libourne

La ville n'a été pourvue d'une mairie qu'au XVè siècle (de style gothique). Jusque là, les Jurats (ancêtres des conseillers municipaux) se réunissaient au couvent des cordeliers dont quelques vestiges subsistent rue J.J.Rousseau. Il a été agrandi entre 1910 et 1914 dans le style néogothique. La Jurade est le nom du conseil municipal de Bordeaux sous l'ancien régime. Ses membres étaient appelés jurats, un titre que l'on retrouve dans de nombreuses villes de la Gironde aux Pyrénées.

La Porte du Grand Port

Un endroit impressionnant dans Libourne, le confluent de l'Isle et de la Dordogne. L'Isle rejoint la Dordogne et continue à parcourir Libourne et sa région avant de s'unir à la Garonne au Bec d'Ambès et former ensemble la Gironde. Au confluent de l'Isle et de la Dordogne, le port de Libourne a longtemps été marqué par son dynamisme. L'activité de commerce de la région, historiquement tournée vers la rivière, a connu, avec la création de la Bastide, un véritable essor. Lieu de transit avec le reste de l'Europe, c'est sa situation géographique qui en a fait une position essentielle pour le commerce. Quelques siècles plus tard, la concurrence du port de Bordeaux, puis l'apparition de moyens de transport plus modernes ont fait du port de Libourne le lieu touristique et de promenade que l'on connaît aujourd'hui. La porte du Grand Port (photo ci-dessus) est flanquée de deux tours cylindriques, la Tour Richard et la Tour Barrée. La Tour Richard s'appelle ainsi en l'honneur du fils du prince de Galles, fils d'Edouard III d'Angleterre né à Bordeaux en 1367. Cet ensemble est le vestige le plus important de la muraille qui entourait Libourne et qui commença à être édifiée vers 1314, après la destruction de la ville par les français (1294) les travaux se poursuivaient encore en 1358.

église Saint Jean à Libourne

L'église Saint Jean est la plus ancienne de Libourne. Elle était connue dès le XIème siècle sous le nom de Saint Jean de Fozera et fut donnée au monastère de Saint Emilion en 1110. Elle n'avait qu'une nef d'environ 20 m de long sur 7 m de large et fut agrandit au début du XVème siècle dans le style gothique, en ajoutant deux doubles bas-côtés et en portant le chevet de 23 m plus à l'Est. Les petites nefs furent divisées en sept travées par des murailles devant correspondre aux piliers projetés et destinés à servir d'appui aux arcades des voûtes des nefs moyennes. L'église fut alors dédiée à Saint Jean Baptiste. Les murs séparant les chapelles ont été percés de portes en ogive afin de faire des galeries. Les fenêtres du chœur jusqu'alors murées ont été rouvertes en 1845 pour placer les vitraux. Ils rappellent les principaux épisodes de la vie de Saint J.Baptiste. La même année, l'autel a été remplacé par l'actuel béni en mars 1945. Le clocher a été construit de 1855 à 1859.

les quais invitant à la promenade... à Libourne

 

 

  demain une escapade à Bordeaux ...

 

 

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Published by Marthala - dans Aquitaine
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commentaires

josette 01/01/2010 20:10


Tu as très bien photographié cette (toute) petite soeur de Bordeaux. J'ai un rapport bizarre avec cette ville. J'y ai vécu un peu plus d'un an en centre ville et j'ai détesté. J'y reviens
maintenant tous les étés, pour un festival (voir août sur magasette) et j'adore !